DES CRIÉES
La seconde partie, qui est des oppositions, comprendra aussi les criées qui se font pour appeler les opposants. Il semble que les criées aient été autrefois considérées comme la partie la plus essentielle de l'exécution sur les immeubles, puisque les chapitres des coutumes en ont pris leur titre, et que les praticiens ne parlent que de l'instance de criées. Il paroît même qu'elles se faisoient bien autant pour les enchérisseurs que pour les opposants, comme il sera dit ensuite.
Donc, incontinent après la saisie réelle et l'établissement de commissaire, on fait publier que la vente s'en doit faire, et on se sert des deux voies par lesquelles une chose peut venir à la connoissance de tout le monde, qui sont les affiches et les proclamations. Mais, auparavant que d'en venir là, il faut, à Paris, pour les héritages situés dans la banlieue, obtenir un congé de crier, qui est une sentence rendue avec la partie saisie, ou par défaut après l'avoir fait assigner, par laquelle les exploits de commandement, de saisie, et d'étabhssement de commissaire sont déclarés valables, et, faute