SUITE DES EXCEPTIONS
Voilà les espèces d'exceptions péremptoires, les plus notables. Ce n'est pas qu'il n'y en ait encore quantité d'autres assez ordinaires, dont les unes se doivent nnettre au nombre des fins de non-recevoir, et les autres peuvent être proposées en tout état de cause.
Du premier ordre, sont : 1" L'exception de la chose jugée, qui a lieu toutes les fois que la même poursuite, qui a été terminée, recommence entre les mêmes personnes, pour la même cause \ Sur quoi il faut observer la différence entre les actions réelles et les personnelles, car on croit toujours que l'action réelle comprend toutes les causes que l'on a à demander une chose. Il faut aussi prendre garde que le même différend peut être agité plusieurs fois par appel, parce que la cause est en quelque façon différente, comme il sera expliqué ailleurs. 2° L'exception du serment, qui ne se peut guère rencontrer sans la précédente, car on n'a égard qu'au serment prêté en justice; et ce serment est ordinairement suivi de la sentence du juge. Néanmoins il n'y a pas de doute que le serment seul produiroit une tin de non-recevoir, étant prêté dans les formes. 3° Les reproches des témoins sont aussi, à proprement
* Colomliet, Poratitla.