CH. XVII. CE QUI PEUT PAIRE RESOUDRE LA VENTE
que la vente pure et simple subsista dès que la parole est donnée. Il est vrai que, parrrii nous, récriture étant fort en usage, les ventes des immeubles et des meubles de grand prix ne passent pour accomplies qu'elles ne soient écrites par un notaire, et la minute signée des parties, parce qu'on ne tient pas jusque-là le consentement pour bien assuré. Il faut encore que le consentement soit présent, car il y a grande différence entre la vente et la promesse de vente.
Que si quelqu'une de ces choses manque, la vente est absolument nulle, ou, pour mieux dire, il n'y a point de vente; comme si la chose vendue n'est point, si elle n'est pas en commerce, ou si on ne peut savoir quelle elle est, s'il n'y a point de somme déterminée pour le prix, si le consentement est fondé sur une erreur qui ait fait acheter une chose pour une autre, ou si la condition qui le suspendoit vient à défaillir. En tous ces cas, on peut dire que les parties n'ont rien fait*