AVERTISSEMENT. XI
Quant à l'opinion de M. Daragon que Vlnttiiutionau droit françois, publiée sans nom d'auteur par Argou, n'est que l'ouyrage poème de Fleury, çlle n'est plus soutenable depuis que flous pouyons compare? les deux écrits. Que Fleury ait commuqiqué son recueil à son ami Argou , et que ce(tyi-pi $'en soit servi, fô chose est probable, et même on exp)jquerajt aipsi cpmnient lfl pfemipr volume du manuscrit origip^l ne s'est pas retrouvé dans h succession de FJ/eury; mais il fa$ recpnn^Ure qu'Argou 9 travaillé librement, qu'il »*a pa§ copié 6ervilj8flaeat Fleury, et que par conséquent c'est à juste raison qu'on a imprimé sous son nojp un ouyrage $puté classique dans nptrp ancienne jurisprudence, ef flUh de 1.692 ^ 1787, a pu ur très-grand qopabre d'écjitipns.
Une fois sûrs de potrp décojjvprtp, npps ayoqs eu le désir d'en faire jouir le public. Ppuf £ej& i\ fcljajt découvrir jjq éditeur p}us $ifti de Ja sç^nce que spjjcieuy de spp intérêt et qui n'eût pa§ peur d'ioipriinep pn livre s£rieu$, qui pe s'adresse qu'à un petit pombre dg lecteurs. M. Pupaq4? qu'on trouve toujours prêt en pareille occasion, s'est mis à notrç disposition; grâce à lui? voici un nouvel ouvrage de l'infatigable fleury qui désormais ne périra plus.
En publiant upe Institution qydf oit frpnçais^ écrire ij y a deux §iècle§, n'avons-ijpus paç cédé £ une illusion naturelle? La i oie de retrouver le manuscrit d'up homme célèbre ne nous a-t-elle pas égarés en nous décidant à injprimer un livre que Fleury avaij gardé dans ses papiers J Je ne le pense pas, et si je ne craignais tout <ee quj rassemble $ un paradoxe, je dirais que cet puvrage est plps pijfiejyix £t plus importai aujourd'hui qu'il ne l'était au moment de sa rédaction. Le nom de l'auteur et 1$ <}a{e du livre? tout se réunit pour donner à cette publication un intérêt particulier.