CHAPITRE XVIII
De la Messe papale, qui est un sacriléye^ar lequel la Cène de Jésus-Christ non-seulement a esté profanée, mais du tout abolie.
] Par ces inventions et autres semblables, Satan s'est efforcé d'espandre et mesler ses ténèbres en la sacrée Cène de Jésus-Christ, pour la corrompre, dépraver et obscurcir: à tout le moins, afin que la pureté d'icelle ne fust retenue et gardée en l'Eglise. Mais le chef de l'horrible abomination a esté, quand il a dressé un signe par lequel ceste. sacrée Cène non-seulement fust obscurcie et pervertie, mais
1) Rcferl. De consecr., dist. II, cap. Comperimus. 3} Sermo V, Vt lapsis.
estant du tout effacée et abolie, s'esvanouist et. descheust de la mémoire des hommes : c'est asçavoir, quand il a aveuglé quasi tout le monde de cest erreur pestilentieux, qu'on creust la Messe estre sacrifice et oblation pour impétrcr la rémission des péchez. Il ne me chaut en quel sens ceste opinion a esté prinse du commencement, et comment elle a esté traittée des Docteurs scolastiques , qui
i) 1 Cor. XI, 23.
2) î Cor. I, (9.