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imaginent je ne sçay quelle intempérance phrénétique : c'est que les enfans de Dieu (comme il leur semble) estans réduits en estât d'innocence, ne se doyvent point soucier de réfréner les concupiscences de leur chair, mais seulement suyvre l'Esprit pour conducteur, liv. 3, chap. 3, sect. 44. Voyez le reste ci-dessus sous le mot de Pénitence.
De la Religion.
La nécessité fait confesser comme par force aux meschans, qu'il y a un Dieu, liv. 1, chap. 4, sect. 4. Que ceux-là s'abusent, qui disent que la Religion a esté controuvée par la finesse de quelques gens subtils, afin que par ce moyen ils rreissent quelque bride sur le simple populaire, liv. 1, chap. 3, sect. 2. Les gens profanes mesmes et les Athéistes sont contraints, bon gré mal gré qu'ils en ayent, de sentir qu'il y a un Dieu, liv. 4, chap. 3, sect. 2- Et en quel sens c'est que David dit qu'ils pensent en leur cœur qu'il n'y a point de Dieu, liv. 4 , chap. 4, sect. 2.
De la Rémission des péchez.
Contre ceux qui songent que les fidèles puissent avoir une telle perfection en ceste vie, qu'ils n'ayent plus besoin de demander pardon à Dieu, liv. 3, chap. 20, sect. 45. De la Rémission des péchez, et en quel sens les péchez sont nommez debtes, et est dit que nous remettons et pardonnons à ceux qui nous ont offensez, liv. 3, chap. 20, sect. 45. De la distinction entre la peine et la coulpe : où est réfutée par bons tesmoignages de l'Escrilure la resveiïe des Papistes, que Dieu, en remettant la coulpe, réserve encores la peine, laquelle il faut racheter par satisfactions, liv. 3, chap. 4, sect. 29, 30. Où aussi il est monstre qu'ils ne peuvent eschapper par la distinction qu'ils mettent entre la punition éternelle et les temporelles. De certains passages de l'Escriture, par lesquels ils s'efforcent de confermer leur erreur : où il est monstre qu'il y a deux espèces de jugemens de Dieu, l'un de veugence, l'autre de correction ou chastiment, lesquels il faut distinguer l'un d'avec l'autre, liv. 3, chap. 4,
sect. 31. Le premier, les fidèles l'ont tousjours eu en horreur : l'autre, ils l'ont receu d'un courage paisible, pource qu'il emporte lesmoignage d'amour. Item, que quand il est dit que le Seigneur se courrouce à ses tidèles, cela n'est point dit au regard de la volonté de Dieu et de l'affection qu'il a en les chasiiant, mais de la douleur véhémente dont ils sont touchez sitost qu'il leur monstre quelque rigueur : et que cela leur est expédient, afin qu'ils se desplaisent en leurs vices. Que les meschans au contraire estans batus des fléaux de Dieu en ce monde, commencent desjà aucunement à endurer la rigueur de son jugement. Le tout est confermé par tesmoignages de l'Escrilure, et expositions de Chrysoslome et sainct Augustin, liv. 3, chap. 4, sect. 32, 33. Que Dieu ayant pardonné à David son adultère, n'a pas laissé de le chastier, tant pour l'humilier, qu'alin que ce fust un exemple en tous aages, et que pour ceste mesme raison, estant propice à ses fidèles, il ne laisse pas toutefois de les assujelir aux misères communes de ceste vie par chacun jour, liv. 3, chap. 4, sect. 35. Exposition de l'article du Symbole touchant la Rémission des péchez, liv. 4, chap. 4, sect. 20, 24. Que les clefs ont esté données à l'Eglise pour pardonner les péchez, non pas seulement à la première entrée, â ceux qui se convertissent de nouveau à Jésus-Christ, mais aux fidèles durant tout le cours de leur vie, liv. 4, chap. 4, sect. 22. Ce qui est confermé par tesmoignages de l'Escriture contre les Novatiens, et aucuns Anabaptistes qui imaginent que le peuple de Dieu est par le Raptesme régénéré en une vie pure et angéiique et qu'il ne reste point de pardon pour ceux qui vienent à tomber puis après, liv. 4, chap. 4, sect. 23, 24, 25, 26, 27. Contre ceux qui estiment toute volontaire transgression de la Loy estre péché irrémissible, liv. 4, chap. 4, sect. 28.
Du Renoncement de nous-mesmcs.
Le fondement pour bien dresser nos-
tre vie selon la reigle que la Loy nous
prescrit , est de considérer que nous ne
sommes pas à nous-mesmes, ains con-