CXV1J
erreur est suffisamment réfuté par s;iinct Paul, disant que les fidèles sont édifiez sur le fondement des Prophètes et Apostres, liv. 1 , cbap. 7, sect. 2. En quel sens sainct Augustin dit, qu'il ne eroiroit pas à l'Evangile, si l'aulhorilé de l'Eglise ne l'y esmouvoit : lequel passage tels calomnient pour confermer leur erreur, liv. 1, ohap. 7, seet. 3. Combien qu'il y ait plusieurs autres argumens, qui monstrent, et mesnies font confesser par force aux gens profanes, que l'Escriture est procédée de Dieu, il n'y a loutesfois que le tesmoignage intérieur du sainct Esprit qui mette vrayement ceste persuasion en nos cœurs, que c'est Dieu qui parle en la Loy, es Prophètes et en l'Evangile : ce qui est con fermé par plusieurs passages d'Isaie, liv. 4, chap. 7, sect. 4, 5. La dispensation de la sagesse divine si bien ordonnée, la doctrine qui ne sent rien de terrien, un si bon accord qu'il y a en toutes les parties et sur tout le bas style contenant les hauts mystères du Royaume céleste, sont des secondes aides pour establir la certitude de l'Escriture, liv. 4, chap. 8, sect. 4, 2, 11. Hem, l'ancienneté de l'Escriture, veu que les livres des autres religions sont depuis ceux de Moyse : qui toutesfois ne forge point un Dieu nouveau, mais propose au peuple d'Israël le Dieu des Pères anciens, liv. 1, chap. 8, sect. 3, 4. Ce que Moyse ne cache point, l'infamie de Lévi son prédécesseur, le murmure d'Aaron son frère et Marie sa soeur : item, qu'il n'advance point en haut estât ses propres enfans, sont signes qu'il n'y a rien en ses livres inventé par l'homme, liv. 4, chap. 8. sect. 4. Item, tous les miracles advenus tant en la publication de la Loy, qu'en tout le reste du temps, liv. 4, chap. 8, sect. 5. Lesquels les autheurs payens ne pouvans nier, ont calomnié disans que Moyse les avoit faits par art magique, ce qui est réfuté par bonnes et fermes raisons, liv. 4 , chap. 8, sect. 6. Item, ce que Moyse parlant en la personne de Jacob assigne la principauté à la lignée de Juda, et prédit la vocation des Gentils (veu que le premier n'est advenu que quatre cens ans après, et l'autre deux mille ans) sont tesmoignages que c'est Dieu luy-mesme qui
parle es livres de Moyse, liv. 1, cbap. 8, sect. 7. Ce qu'Isaïe prédit la captivité des Juifs, et leur retour parle commandement de Cyrus (qui ne nasquit que cent ans après la mort du prophète): ce que Jérémie, devant que le peuple fust emmené en captivité, lui prescrit le terme de septante ans à demeurer là : ce que Jérémie et Ezéchiel estans eslongnez l'un de l'autre de grande distance de lieux, s'accordent si bien en tous leurs propos : ce que Daniel prédit des choses advenir jusques à six cents ans après, sont bons tesmoignages pour confermer l'aulhorité des livres des prophètes, liv. 4, chap. 8, sect. 8. Contre certains profanes mocqueurs, qui demandent comment nous sçavons que les livres que nous avons soyent de Moyse et des Prophètes, ou qu'il y ait jamais eu un Moyse, liv. 1, chap. 8, sect. 9. Item, d'où nous sont venues les copies des livres de l'Escriture, veuqu'Antiochus feit tout brusler, où il est parlé de la puissance admirable de Dieu à les conserver par tant d'aages, entre tant d'ennemis, et de si cruelles persécutions, liv. 1, chap. 8, sect. 10. La simplicité du style des trois Evangélistes contenant des mystères célestes, et celuy de sainct Jehan comme tonnant du ciel, une majesté céleste qui reluit es escrils de sainct Pierre et sainct Paul, ce que sainct 3Iathieu de son banc de changeur, sainct Pierre et sainct Jehan de leurs nasselles sont appelez à prescher l'Evangile , sainct Paul d'adversaire est fait Apostre, sont signes que l'Esprit de Dieu parle par eux, liv. 4, chap. 8, sect. 41. Le consentement de tant de siècles, diverses nations et discordantes de façons, à recevoir l'Escriture : et la saincteté excellente qui a esté en aucuns doyvent confermer envers nous l'authorité de l'Escriture, liv. 4 , chap. 8, sect .4 2. Item, le sang de tant de martyrs qui par un zèle de Dieu ferme et sobre ont souffert la mort pour la confession d'icelle, liv. 4 , chap. 8, sect. 4 3. Contre aucuns fantastiques, qui délaissans la lecture et doctrine de l'Escriture, se vantent d'avoir révélations du sainct Esprit, liv. 1,chap. 9, sect. 4, 2. Où aussi est réfutée leur objection, que ce n'est pas raison que
CXVllj
l'Esprit de Dieu auquel toutes choses doyvent estre sujettes, soit assujeti à l'Escriture. Item, ce qu'ils nous reprochent, que nous nous arrestons trop à la lettre qui oceit: où il est monstre que le Seigneur a conjoinct ensemble d'un lien mutuel la certitude de son Esprit et de sa Parole, liv. 1, chap. 9, sect. 3. Ainsi que Dieu nous est tiguré en la contemplation du ciel, de la terre, et des autres créatures, tel aussi l'Escriture le nous représente , asçavoir éternel , plein de bonté, clémence, miséricorde, justice, jugement et vérité : et tout à mesmetin, liv. 4, chap. 10, sect. 4, 2. Que c'est qu'il nous faut estimer touchant la puissance de l'Eglise à exposer l'Escriture, liv. 4, chap. 9, sect. 13. Que les Romanisques abusent faussement de ceste couverture pour confermer leurs erreurs et blasphèmes, liv. 4, chap. 9, sect. 44.
Des Satisfactions des Papistes.
De la Satisfaction, que les Papistes mettent pour le troisième point requis à Pénitence, de ce qu'ils disent que Dieu en pardonnant la coulpe, réserve la punition, et d'autres semblables mensonges qui sont en cest endroict de leur doctrine, qui tombe bas quand on met en avant la rémission gratuite des péchez par le nom de Christ, liv. 3, chap. 4, sect. 23. Réfutation de l'erreur et blasphème des Docteurs scholastiques, que la rémission des péchez et la réconciliation se fait une fois au Baptesme : mais que si après le Baptesme nous relombons, il nous faut relever par Satisfactions, liv. 3, chap. 4, sect. 26. Que telle doctrine despouille Christ de son honneur, et trouble la paix des consciences, veu que jamais elles ne se pourront asseurer que Dieu leur ait pardonné, liv. 3, chap. 4, sect. 27. Quand en Daniel Nabuchodonosor est admonesté de racheter ses péchez par justice, que cela se rapporte plustost aux hommes qu'à Dieu : et qu'il ne descrit pas la cause pourquoy Dieu pardonne, ains la manière d'une vraye conversion. Autant en est-il de certains autres passages de l'Escriture, liv. -i, chap. 4, sect. 36. L'exposition de ce
passage de l'Evangile, Que plusieurs péchez avoyent esté remis à la femme, pourtant qu'elle avoit aimé beaucoup : asçavoir que l'amour et charité n'est pas cause de la rémission des péchez, ains en est la probation, liv. 3, chap. 4, sect. 37. Que les anciens Docteurs de l'Eglise parlans des Satisfactions, ne l'ont pas prins au sensqueles Papistes : etqu'ils ont entendu que les Bepentans satisfaisoyent à l'Eglise, non pas à Dieu, liv. 3, chap. 4, sect. 38, 39.
Des Scandales.
De quels Scandales on se doit garder et lesquels aussi on peut mespriser ; que c'est de Scandale qui se donne : item, de Scandale qui se prend, liv. 3, chap. 4 9, sect. 44. Quelles gens doyvent estre tenues pour infirmes, ausquelles il faut nous garder de donner Scandale : ce qui est déclairé par la doctrine de sainct Paul et par exemple, liv. 3, chap. 4 9, sect. 42. Que ce qui nous est commandé, de prendre garde de ne scandaliser les infirmes, n'a lieu sinon es choses indifférentes : et que pourtant ceux-là abusent de ceste doctrine, qui disent qu'ils vont à la Messe de peur de scandaliser les infirmes, liv. 3, chap. 4 9, sect. 4 3.
De la Superstition.
La simplicité des Superstitieux ne les excuse pas, pource que leur aveuglement se trouve meslé de vanité, d'orgueil et de rébellion, liv. 4, chap. 4, sect. 4, 3. La Superstition quand elle veut gratifier à Dieu, s'enveloppe en des folies comme en se jouant, liv. 4, chap. 4, sect. 3. Les Superstitieux n'approchent de Dieu que par force, et d'une crainte servile, liv. 4, chap. 4, sect. 4. Tous ceux qui abbastardissent la religion, jà çoil qu'ils suyventle consentement de l'ancienneté, ou la coustume de quelque ville, se révoltent du vray Dieu, liv. 4, chap. 5, sect. 42. La différence entre la religion et Superstition est monslrée par la source des deux mots, liv. 4, chap. 42, sect. 4. Les astuces de Superstition, quand en laissant à Dieu le souverain degré, elle l'environne d'une multitude infinie de petis dieux, liv. 4, chap. 4 2, sect. 4, 3.
DES PRINCIPALES MATIÈRES