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CX1X

Des Tailles et autres Tributs.

Des Tailles, péages, imposts et autres espèces de tributs qui revienent aux Princes, et comment* c'est que les Princes fidèles s'en peuvent aider en bonne conscience, liv. 4, cbap. 20, sect. 13.

Des Temples.

Des Temples des Chresticns à célébrer les assemblées de l'Eglise, liv. 3, cbap. 20, sect. 30. Il est monstre par l'aulhorité de l'Eglise ancienne, et raisons de sainct Augustin, qu'il n'est nullement bon qu'il y ait aucunes images es Temples des Chrestiens, liv. 1, cbap. 41, sect. 13. La prédication de la Parole et les sacremens sont les vives images et n'y en a point d'autres convenables aux Temples des Chrestiens, liv. 1,chap. 11, sect. 7, 13. L'impiété , les vilenies et badineries du Concile de Nice (qui fut fait par le commandement de ceste meschante Proserpine Irène) pour approuver les images es Temples, et l'adoration d'icelles, liv. 1, cbap. 11, sect. 14, 15, 16. De l'ornement des Temples en l'Eglise ancienne, liv. 4. cbap. 4, sect. 8, et cbap. 5, sect. 18.

Des Te?itatio?is.

Des diverses espèces de Tentations et en quel sens il est dit que Dieu nous tente, liv. 3, cbap. 20, sect. 46.

Du vieil et nouveau Testament.

De la similitude du vieil et nouveau Testament : où il est monstre que c'est tout une mesme alliance en substance et vérité : et que la diversité est seulement en l'ordre d'estre dispensée. Que la similitude consiste en trois articles principalement, liv. 2, chap. 10, sect. 1, 2. Le premier, Que le vieil Testament n'a point arreslé les Pères en une félicité terrienne, mais tendoit principalement à la vie advenir; ce qui est monstre de sainct Paul, quand il dit que sous iceluy sont contenues les promesses de l'Evangile, liv. 2, chap. 4 0, sect. 3. Ce qui est aussi prouvé par la Loy et les Prophètes : premièrement en considérant ces paroles de l'alliance, Je suis vostre Dieu, liv. 2, chap.

4 0, sect. 7, 8. Item, Je serayle Dieu de vostre semence après vous, liv. 2, chap. 4 0, sect. 9. En après aussi par la vie des saincts Pères, asçavoirAdam, Abel,Noé, au mesme, sect. 10. Abraham, au mesme, sect. 11. Isaac, Jacob, au mesme, sect. 12, 13, 14. Item, par plusieurs passages de David, liv. 2, cbap. 10, sect. 45, 16, 4 7, 4 8. Item, de Job, au mesme, sect. 49. Item, en général des autres Prophètes qui sont depuis venus, liv. 2, chap. 4 0, sect. 20. Mais nommément Ezéchiel, au mesme, sect. 24. Isaïe et Daniel, liv. 2, chap. 40, sect. 22. Finalement est faite la conclusion de cest article : où derechef sont amenez aucuns tesmoignages du nouveau Testament, liv. 2, chap. 4 0, sect. 23.

Le second article, Que l'ancienne alliance n'a pas esté fondée sur les mérites des hommes, ains sur la seule miséricorde gratuite de Dieu, liv. 2, chap. 4 0, sect. 2, 4.

Le troisième, Que donc l'alliance des Pères avec Dieu consisloit par la cognoissance de Christ Médiateur, au mesme lieu. Que les Israélites sous la Loy ont esté égaux au peuple chrestien, mesmes en la signiticalion des Sacremens, liv. 2, chap. 4 0, sect. 5, 6. Quatre différences du vieil Testament d'avec le nouveau : ausquelles on en peut encores adjouster une cinquième.

La première, que Dieu anciennement pour entretenir son peuple en l'espérance de l'héritage céleste, auquel il les appeloit, le leur faisoit contempler et comme gouster sous des bénéfices terriens : mais maintenant il eslève nos entendemens tout droict à la méditation de la vie éternelle sans ces exercices inférieurs, liv. 2, chap. 44, sect. 4. Que pour ceste cause l'Eglise ancienne est comparée à un héritier qui est encores petit enfant, liv. 2, chap. 44, sect. 2. Que c'est aussi la raison pourquoy les saincts Pères ont plus estimé ceste vie présente et les bénédictions d'icelle, que nous ne devons faire aujourd'huy, liv. 2, chap. 41, sect. 3.

La seconde différence est es figures, esquelles l'ancien Testament monstroit une ombre et image des biens spirituels, en lieu que le nouveau nous en proposa

la vérité présente et comme le corps. La raison pourquoy le Seigneur a tenu eest ordre. Item, la définition du vieil Testament, liv. 2, cliap. 44, sect. 4. Que pourtant il est dit que les Juifs ont esté conduits à Christ par la doctrine puérile de la Loy, avant qu'il fust manifesté en chair, liv. 2, chap. 11, sect. 5. Ce qui a eu lieu mesmes aux plus excellens Prophètes, et douez de grâces singulières du sainct Esprit, liv. 2, chap. 11, sect. 6.

La troisième différence est prinse du 31 de Jérémie, et 2 Cor. 3. Que l'ancien Testament est une doctrine litérale : le nouveau, doctrine spirituelle : l'ancien est mortel, le nouveau est. instrument de vie, etc., liv. 2, chap. 11, sect. 7, 8.

La quatrième, Que PEscriture appelle l'ancien Testament, Alliance de servitude, pource qu'il engendre crainte aux cœurs des hommes : le nouveau, de liberté, pource qu'il les conferme en seureté et flance. Les trois dernières différences sont comparaisons entre la Loy et l'Evangile : la première comprend les promesses mesmes faites devant la Loy, Que les Pères sous la Loy et l'ancien Testament ont tellement vescu, qu'ils ne s'y sont point arrestez, ains ont tousjours aspiré au nouveau, et mesmes y ont participé de vraye affection de cœur, liv. 2, chap. 41, sect. 9, 4 0.

La cinquième, Que devant la venue de Christ le Seigneur avoit mis à part une nation en laquelle il teinst enclose l'alliance de grâce , laissant ce pendant comme en arrière les autres peuples.

Ainsi la vocation des Gentils est une marque notable de l'excellence du nouveau Testament par-dessus l'ancien. Et a esté une chose si incroyable, qu'elle a esté comme nouvelle aux Apostres, mesmes estans desjà exercitez en la lecture des Prophètes, et ayans receu le sainct Esprit, liv. 2, chap. 11, sect. 44, 42. La conclusion des différences entre le vieil et le nouveau Testament : et response à diverses objections d'aucuns, qui allèguent pour une grande absurdité, la diversité du gouvernement de l'Eglise, la diverse façon d'enseigner, le changement des cérémonies : où est monstre qu'en teste diversité reluit la constance de

Dieu: et qu'il n'a rien fait que justement, sagement, et en miséricorde, quand il a autrement gouverné son Eglise estant en enfance, que maintenant qu'elle est venue en aage : item, quand devant l'advénement de Christ il a tenu enclose en un peuple la manifestation de sa grâce, laquelle il a depuis espandue sur toutes nations, liv. 2, chap. 4 4, sect. 4 3, 14.

Des Traditions.

Que puis que Dieu voulant prescrire la reigle de vraye justice a rapporté tous les points d'icelle à sa volonté, dont il appert que toutes les bonnes œuvres que les hommes inventent à leur fantasie, ne sont de nulle estime devant Dieu, mais que le service légitime de Dieu consiste seulement en obéissance, et que c'est l'origine, la mère et la gardienne de toutes vertus, liv. 2, chap. 8, sect. 5. Des Traditions humaines, c'est-à-dire des ordonnances touchant le service de Dieu faites par les hommes outre sa Parole : de l'impiété et nécessaire observation d'icelles, liv. 4, chap. 4 0, sect. 4, 2, 5, 6, 7, 8. Des ordonnances papales (qu'on appelle traditions ecclésiastiques) lesquelles contienent en partie les cérémonies, en partie concernent (comme ils disent) la discipline. L'impiété de l'une et l'autre espèce : qu'on establit en icelles le service de Dieu, et elles astreignent les consciences d'une rigueur extrême, liv. 4, chap. 4 0, sect. 9. Et pour icelles le commandement de Dieu est mesprisé, liv. 4, chap. 4 0, sect. 4 0. La vraye marque des Traditions humaines, lesquelles l'Eglise doit rejetter et tous fidèles réprouver, liv. 4, chap. 4 0, sect, 4 6. Réfutation de la couleur que prenent aucuns pour maintenir les Traditions papales, disans qu'elles sont de Dieu, pource que l'Eglise ne peut errer et est gouvernée par le sainct Esprit, liv. 4, chap. 4 0, sect. 47. Que c'est une pure tromperie, de rapporter aux Apostres l'origine des Traditions, desquelles par cy-devant l'Eglise a esté opprimée, liv. 4, chap. 40, sect. 48, 49, 20. Que c'est à tort qu'aucuns pour excuser la tyrannie des Traditions papales, allèguent l'exemple des Apostres, qui défendoyent aux Gentils de

DES PRINCIPALES MATIÈRES

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manger dos choses sacrifiées aux idoles, cliap de la chair de la beste eslouffée, et du sang, liv. 4, chap. 40, sect. 21, 22. C'est ravir à Dieu son royaume, quand on Te veut servir par loix d'inventions humaines : et est monstre par tesmoignages et exemples de l'Escriture, que c'a tousjours esté devant Dieu un crime bien énorme, liv. 4, chap. 4 0, sect. 23, 24. Que le fait de 3'ienoha, père de Sanson, lequel estant homme privé a offert sacrifice à Dieu, ou de Samuel qui a sacrifié en Ramalha ne sert de rien pour maintenir les inventions humaines au service de Dieu, liv. 4, chap. 4 0, sect. 25. Ne semblablement ce que Christ veut qu'on porle les charges importables que les Scribes et Pharisiens imposoyent, liv. 4, chap. 4 0, sect. 22. Des constitutions de l'Eglise saincles et utiles, et du but d'icelles, liv. 4, chap. 4 0, sect. 4. Des constitutions ecclésiastiques qu'on doit tenir pour sainctes, pource qu'elles servent à honnesleté en l'Eglise, ou à y conserver bon ordre et paix, liv. 4, chap. i0, sect. 27, 28, 29. Et qu'il faut bien adviser celles qui sont vrayement telles, afin de ne se mesprendre, liv. 4, chap. 10, sect. 30. Que le devoir du peuple chrestien est de les observer : item, de quels erreurs il se faut garder en cest endroiet, et commenl la liberté des consciences ne laisse pas de demeurer tousjours en son entier, liv. 4, chap. 4 0, sect. 31, 32.

De la Trinité.

Qu'en l'essence de Dieu une et simple nous avons à considérer distinctement trois personnes, ou (comme les Grecs disent) hypostases, liv. 4, chap. 4 3, sect. 2. Réfulalion de ceux qui en ceste matière condamnent et rejettent le mot de Personne, comme estant nouveau, liv. 4, chap. 4 3, sect. 3, 4, 5. Que les saincts Docteurs ont esté contraints d'inventer de nouveaux mots pour maintenir la vérité de Dieu à rencontre des calomniateurs, qui estans malins et rusez taschoyent de la renverser par leurs tergiversations, comme contre Arrius le nom de Consubstantiel, contre Sabelliuslemol de trois Personnes ou Propriétez, liv. 4 ,

43, sect. 4, 4 6. Des diverses opinions de sainct Hiérosme, Hilaire, et Augustin quant à l'usage de ces mots, liv. 1, chap. 4 3, sect. 5. Que c'est que nous entendons par le mot de Personnes, en traitlant de la Trinité, liv. 1, chap. '4 3, sect. 6. De l'erreur de Servet en l'usage de ce mot, liv. 4, chap. 4 3, sect. 22. Que selon que Dieu à l'advénement de son Fils unique s'est plus clairement manifesté, aussi les trois personnes ont esté alors mieux cognues, liv. 4, chap. 4 3, sect. 4 6. Les tesmoignages de l'Escriture qui monstrent la distinction entre le Père et la Parole, item, entre la Parole et le sainct Esprit, liv. 4, chap. 4 3, sect. 4 7. Et que là le Père est distingué d'avec la Parole et l'Esprit, et l'Esprit d'avec les deux tant par observation de l'ordre, que des choses qui sont proprement attribuées à l'un ou à l'autre, liv. 4, chap. 43, sect. 48. Que ceste distinction des personnes ne contrevient point à l'unité de Dieu, liv. 4, chap. 4 3, sect. 4 9. Où aussi il est monstre en quel sens les anciens Docteurs ont dit que le Père est le commencement du Fils, et que loutesfois le Fils a son essence de soy-mesme. Un brief recueil de ce qu'il nous faut croire de l'essence unique de Dieu et des trois personnes, liv. 4, chap. 4 3, sect. 20. Et qu'il nous faut en cest endroiet sur tous autres points de la doctrine, estre sobres et modestes, tellement que nos pensées ou nos langues ne s'advancentpointplusloingqueleslimites de la Parole de Dieu ne s'eslendent, liv. 4 . chap. 4 3, sect. 24 . Réfutation des resveries de Servet sur ce point de doctrine, liv. 4, chap. 4 3, sect. 22. Réfutation de l'erreur de certains autres brouillons, Que le Père estant proprement seul vray Dieu, s'est formé son Fils et son Esprit, et a fait descouler sa divinité en eux, liv. 4, chap. 4 3, sect. 23. Et qu'ils prenent une maxime fausse, asçavoir que toutes fois et quantes que l'Escriture met le nom de Dieu simplement, il se rapporte au Père seulement, liv. 4, chap. 4 3, sect. 24. Item, en ce qu'ils imaginent trois, desquels chacun ait une partie de l'essence divine, liv. 4, chap. 4 3, sect. 25. Response à ce qu'ils objec-

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