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tent, Que si Christ estoit vrayement Dieu, il seroit mal nommé Fils de Dieu, liv. 4, chap. 4 3, sect. 26. L'exposition de plusieurs passages d'Irénée, qu'ils ameinent pour confermer leur erreur :
où ce sainct docteur dit que le Père de nostre Seigneur Jésus-Christ est le vray Dieu d'Israël, liv. 4, chap. 13, sect. 27. Item, de certains passages qu'ils allèguent de Tertullian, liv. 4, chap. 4 3, sect. 28. Que Justin Martyr, sainct Hilaire et Augustin font contre tels brouillons, et conferment ce point de nostre doctrine, liv. 4, chap. 4 3, sect. 29. Que le Fils est consubstantiel avec le Père, liv. 4, chap. 8, sect. 16.
De V Unction des Papistes.
Quelle est l'administration del'Unction dernière des Papistes, et en quels mots elle se fait : et qu'on ne la peut maintenir par le passage de sainct Jaques, ou par l'exemple des Apostres, liv. 4, chap. 4 9, sect. 4 8. Veu que le don de guairison donné jadis aux Apostres a de long temps cessé d'eslreen l'Eglise, liv. 4, chap. 49, sect. 4 9, 20. Et quand bien il y seroit encores, que toutesfois il y a grande différence entre la saincte cérémonie des Apostres, et l'observation des Papistes plene d'impiété , quand ils conjurent l'huile, et luy attribuent ce qui appartient au sainct Esprit, liv. 4, chap. 4 9, sect. 21 .
De la Vie de ï homme chrestien.
La Loy monstre la façon de bien reigler nostre vie : ce qu'aussi on trouvera par-ci par là en divers passages de l'Escriture estre enseigné : et avec quelque ordre et méthode, combien qu'elle n'y soit si exquise et affectée qu'es livres des Philosophes, liv. 3, chap. 6, sect. 1.
L'ordre que tient yci l'Escriture consiste en deux points : elle imprime en nos cœurs l'amour de justice : et puis nous donne certaine reigle pour suyvre justice. Quant au premier, elle le fait par divers argumens et raisons, Uy. 3, chap. 6, sect. 2. Et que les fondemens
qu'elle prend en cest endroict sont beaucoup meilleurs qu'on n'en sçauroit trouver en tous les livres des Philosophes, liv. 3, chap. 6, sect. 3. Contre ceux qui prétendent la cognoissance de Christ, combien que leur vie et mœurs ne monstrent point qu'ils soyent Chrestiens, liv. 3, chap. 6, sect. 4. Combien qu'il seroit à désirer que nous fussions tous parfaits, que néantmoins il ne faut pas laisser de recognoislre pour Chrestiens plusieurs mesmes qui n'ont encores guères advancé. Item, qu'il nous faut tousjours efforcer, et ne perdre pas courage pourtant si nous ne proutitons qu'un petit, liv. 3, chap. 6, sect. 5. Toutes les parties de bien reigler nostre vie comprinses en un passage de sainct Paul : la considération de la grâce de Dieu, renoncement d'impiété et des désirs mondains.
Sobriété, justice et piété (qui signifie une vraye saincteté) l'espérance de l'immortalité bien heureuse, liv. 3, chap. 7, sect. 3.
De la fie à venir.
Que Dieu par diverses afflictions nous duit à mespriser la vie présente, afin que nous désirions à bon escient celle qui est à venir, liv. 3, chap. 9, sect. 4, 2, 4. Que le mespris de la vie présente lequel est requis de nous doit estre tel, que ce ne soit pas pour la hayr ne pour estre ingrats envers Dieu, veu que ceste vie mesme est aux fidèles un tesmoignage de sa bonté paternelle, liv. 3, chap. 9, sect. 3. Remonslrance à ceux qui ont trop grand' horreur de la mort que plustost les Chrestiens doyvent désirer ce jour-là qui mettra fin à leurs misères quasi continuelles, et les remplira d'une vraye joye, liv. 3, chap. 9, sect. 5, 6. De l'excellence incompréhensible de la félicité éternelle (qui est le but de la résurrection) de laquelle il nous faut journellement gouster et savourer la douceur en ce monde. Mais toutesfois qu'il nous faut donner garde de curiosité, qui engendre les questions frivoles et nuisibles, et mesmes des spéculations mortelles. Item, que la mesure de gluire au ciel ne sera pas égale en tous les enfans de Dieu, liv- 3, chap. 25, sect. 4 0, 44.
DES PRINCIPALES MATIÈRES
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Où aussi est respondu à plusieurs questions qu'aucuns font touchant Testât des enfans de Dieu après la résurrection. En quel sens la vie éternelle est nommée Loyer des œuvres, liv. 3, chap. 4 8, sect. 2, 4.
De la Vie présente et de ses aides.
Que l'Escriture nous monstre à tenir une bonne mesure pour user droictement des biens de ceste vie, liv. 3, chap. 10, sect. 4, 5. Qu'il faut en cecy se donner garde de deux vices : c'est asçavoir qu'en usant de trop grande austérité, nous ne liions les consciences plus que ne permet la Parole de Dieu : et aussi que sous couleur de la liberté nous ne laschions la bride à l'intempérance des hommes, liv.
3, chap. 10, sect. 1, 3. Que Dieu et es Yestemens et es viandes n'a pas voulu prouvoir à nostre nécessité seulement mais aussi à nostre récréation, liv. 3, chap. 10, sect. 2. Qu'il est fort nécessaire que chacun de nous en tous les actes de sa vie regarde à sa vocation, afin de ne rien attenter témérairement, ou en doute de conscience, liv. 3, chap. 10, sect. 6. Que Dieu ne desdaigne pas de prouvoir aux nécessitez mesmes de nostre corps terrien. Item, en quel sens c'est que nous luy demandons nostre pain quotidien, liv. 3, chap. 10, sect. 44.
De la Vocation.
De la Vocation intérieure, c'est-à-dire qui est avec efficace, laquelle est un tesmoignage ceriain de l'élection, et dépend de la seule miséricorde gratuite de Dieu, liv. 3, chap. 24, sect. 1, 2. Contre aucuns qui en la prédestination font l'homme compagnon de Dieu : item, contre ceux qui suspendent delà foy l'élection, liv. 3, chap. 24. sect. 3. Qu'il nous faut chercher la certitude de nostre élection en la Parole, et en la Vocation de Dieu : et nous donner garde de vouloir entrer au conseil éternel de Dieu, liv. 3, chap. 24, sect. 4. Le Père nous a esleus en son Christ seulement : arrestons-nous doncques en luy seul pour contempler la fermeté de nostre élection, liv. 3. chap. 24, sect. 5. Voire tellement que de là nous concevions une asseurance certaine de
persévérer jusques en la fin, liv. 3, chap. 24, sect. 6, 7, 8, 9. De deux espèces de Vocation à salut : l'une qui est universelle, asçavoir par la prédication externe : l'autre spéciale, par l'illumination intérieure du sainct Esprit, liv. 3, chap. 24, sect. 8. Que les esleus devant leur Vocation ne ditfèrent en rien d'avec les aulres : et est prouvé par divers exemples et lesmoignages de l'Escriture, que c'est une fausse imagination ce que disent aucuns, que dés la nativité les esleus ont je ne sçay quelle semence d'élection enracinée en leurs cœurs, liv. 3, chap. 24, sect. 10, 11.11 est traitté bien au long, Que comme le Seigneur par la vertu de sa Vocation conduit ses esleus au salut, auquel il les avoit préordonnez en son conseil éternel : aussi d'autre part il a ses jugemens sur les réprouvez» par lesquels il exécute ce qu'il a déterminé d'en faire, et donne voye à sa prédestination, liv. 3, chap. 24, Sect. 42,43, 44.
Des Vœus.
Des Vœus qui se font outre la Parole de Dieu expresse, asçavoir en quelle estime on les doit avoir : et si un homme chrestien en peut faire quelqu'un tel; et s'il en a fait combien il est obligé, liv. 4, chap. 13, sect. 4, 6. Qu'il y a trois choses à observer es Vœus. Premièrement qui est celuy auquel le Vœu s'addresse, asçavoir Dieu (jui prend plaisir à obéissance, liv. 4, chap. 4 3, sect. 2. Secondement, qui nous sommes nous qui vouons : afin que nous mesurions nos forces, et que nous regardions nostre Vocation, et que nous ne mesprisions point la liberté que Dieu nous a donnée, liv. 4, chap. 4 3, sect. 3. Tiercement, de quelle intention c'est que nous vouons, liv. 4, chap. 4 3, sect. 4. Du Vœu que les Prestres, Moynes, et Nonnains font de ne se point marier, liv. 4, chap. 4 3, sect. 3, 47, 48, 4 9. Quatre fins auxquelles se doyvent rapporter tous nos Vœus, desquelles les deux appartienent au temps passé, les deux autres au temps à venir, liv. 4, chap. 43, sect. 4, 5. D'un Vœu qui est commun entre les fidèles, lequel a esté fait pour nous au Baptesme, liv. 4, chap. 13, sect." 6. De la témérité et superstition qui a