‹ Institution de la religion chrestienneChapitre 158 sur 335 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

Par quels tesmoignages il faut, que V Escriture nous soit approuvée, à ce que nous tenions son authoriié certaine, asçavoir du sainct Esprit : et que ça esté une impiété maudite, de dire qu'elle est fondée sur le jugement de V Eglise.

1 Or devant que passer plus outre, il est besoin d'enlrelascer yci quelque advertissement de l'authorité de l'Escriture, non-seulement pour préparer les cœurs à luy porter révérence, mais pour eu osier tout scrupule et doute. Or quand on tient pour chose conclue, que la doctrine qu'on propose est parole de Dieu, il n'y a nul d'audace si désespéré, sinon qu'il fust du tout insensé, et mesmes qu'il eust ou-

)) Ps. XCVI, XCVII, XCIX et autres semblables. 2) Ps. XIX, 1.

blié toute humanité, lequel osela rejelter, comme si on n'y devoit point adjouster foy. Mais pource que Dieu ne parle point journellement du ciel, et qu'il n'y a que les seules Escritures, où il a voulu que sa vérité fust publiée pour estre cognue jusques en la fin, elles ne peuvent avoir pleine certitude envers les fidèles à autre tiltre, sinon quand ils tienent pour arresté et conclud, qu'elles sont venues du

1) Ps. XCIH, 5.

2) Jean IV, M.

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