LIVRE II, CHAPITRE VIII
gardoit son peuple esleu, pour le mieux divertir et retirer de tous erreurs, il prononce qu'il n'y peut avoir idolâtrie ne superstition de laquelle il ne soit tesmoin, puis qu'il habite au milieu de ceux qu'il a prius en sa garde,. Car l'impiété se desborde en plus grande hardiesse, pource qu'elle pense tromper Dieu en se cachant sous ses subterfuges : mais le Seigneur au contraire dénonce que tout ce que nous machinons et méditons luy est notoire. Pourtant si nous voulons approuver nostre religion à Dieu, que nos- Ire consei. née soit pure de toutes mau vaises cogitations, et qu'elle ne reçoyve nulle pensée de décliner à superstition et idolâtrie. Car le Seigneur ne requiert point seulement que sa gloire soit conservée par confession externe, mais devant sa face, a laquelle il n'y a rien qui ne soit visible et manifeste.