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De la Mort de Christ.
Jà soit que Christ en tout le cours de son obéissance (c'est-à-dire en toute sa vie et chacune partie d'icelle) se soit monstre nostre Rédempteur, l'Escriture toutesfois pour déterminer plus certainement le moyen de nostre salut, attribue cela comme propre et péculier à sa Mort. En laquelle la sujétion volontaire de Christ tient le premier degré : et toutesfois tellement volontaire, que ce n'a point esté sans combat qu'il s'est desmis de sa propre affection. Il faut aussi considérer sa condamnation : en laquelle il y a deux choses à noter : asçavoir que Christ a esté réputé entre les iniques, et que toutesfois son innocence a esté par plusieurs fois teslifiée, voire mesmes par la bouche du juge, liv. 2, chap. 4 6, sect. 5. Il faut aussi noter l'espèce de Mort : asçavoir la croix, qui estoit maudite : et qu'il faloit qu'ainsi fust fait, afin que la malédiction qui nous estoit deue, estant transportée sur luy, et l'ayant surmontée et abolie, nous en fussions délivrez. Item est monstre par plusieurs tesmoignages d'Isaïe et des Aposlres, que ce qui a esté représenté par ligure aux sacrifices anciens de Moyse, a esté à la vérité accomply en Jésus-Christ, qui est la substance et le patron des figures, liv. 2, chap. 16, sect. 6. Que tant de la Mort que de la sépulture de Christ, il nous revient double fruit, asçavoir délivrance de la Mort, à laquelle nous estions asservis, et la mortification de no6tre chair, liv. 2, chap. 46, sect. 7.
De l'Obéissance des en/ans envers leurs pères et mères.
L'exposition [du cinquième commandement : la fin et la somme d'iceluy, liv. 2, chap. 8, sect. 35. De la signification du mot d'Honneur en ce commandement et qu'il comprend trois points: asçavoir, révérence, obéissance, et amour procédant d'une recognnissance des bienfaits, au mesme, sect. 36. De la promesse de vivre longuement, adjoustée à ce commandement : et en quelle sorte elle s'ad-
dresse aujxmrd'huy à nous, liv. 2, chap. 8, sect. 37. Comment Dieu par divers moyens exerce sa vengence sur les enfans désobéissans. Item, qu'Obéissance n'est point deue aux pères et mères, ou à autres, sinon entant qu'il se peut faire sans enfreindre la Loy de Dieu, liv. 2, chap. 8, sect. 38.
Des OEuvres.
Comparaison de la pureté qui est en Dieu, avec toute la justice des hommes, liv. 3, chap. 12, sect. 4, 5. Tout le lignage d'Adam est divisé en quatre manières de gens pour monstrer que les hommes n'ont rien de saincteté ou justice. Ce qui est déclairé premièrement en ceux qui n'ayans nulle cognoissance de Dieu, sont plongez en idolâtrie : esquels combien que quelquesfois apparoissent des vertus excellentes, qui sont dons de Dieu, il n'y a rien toutesfois de pur et net, liv. 3, chap. 14, sect. 1, 2, 3, 4, 5, 6. Et puis en ceux lesquels ayans receu la Parole et lesSacremens, ne sont Chrestiens que de liltre et profession, renonçans Dieu par leurs Œuvres. Item es hypocrites, qui cachent leur perversité sous couverture de preud'hommie, liv. 3, chap. 1 4, sect. 7, 8. Pour le dernier, il est monstre que mesmes les enfans de Dieu, qui sont vrayement régénérez de son Esprit, ne peuvent par aucune justice de leurs Œuvres consister devant le jugement de Dieu : pource qu'ils ne peuvent mettre aucune bonne Œuvre en avant, qui ne soit souillée et corrompue de quelque pollution de la chair, et pourtant digne de condamnation. Et qu'encores qu'il s'en trouvast aucunes pures et parfaites, un seul péché toutesfois suffit pour effacer toute la mémoire de la justice précédente, liv. 3, chap. 14, sect. 9, 10, 11. Réfutation des subterfuges des Papistes touchant la justice des Œuvres, et principalement de ce monstre horrible des Œuvres de superérogation, liv. 3, chap.
1 4, sect. 1 2, 1 3, 1 4, 1 5. Que quand il est question de nos Œuvres il y a deux pestes qu'il nous convient chasser de nos cœurs : asçavoir que nous n'ayons nulle fiance en nos Œuvres, et nous gardions de leur attribuer aucune louange, liv. 3,
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chap. 4 4, sect. 4 6. Des quatre genres de causes que nous avons à considérer en nostre salut, et la déclaration d'icelles prinse de l'Escriture; dont il est monstre que les Œuvres ne vienent aucunement en considération comme causes de nostre salut, en quelque sorte qu'on le sache prendre, liv.3, chap. 4 4, sect. 17. En quel sens doit estre prins ce que souvent les saincts se conferment et consolent en réduisant en mémoire leur innocence : et que cela ne dérogue point à la justice gratuite que nous avons en Christ, liv. 3, chap. 14, sect. 18, 19, 20. Que quand l'Escriture dit que les bonnes Œuvras des fidèles incitent le Seigneur à leur bien faire, elle ne veut pas signifier la cause pourquoy il leur fait bien, mais seulement l'ordre qu'il y tient, liv. 3, chap. 14, sect. 21. Pourquoy c'est que le Seigneur en l'Escriture appelle nostres les bonnes Œuvres qu'il nous a données, et promet qu'elles seront rémunérées de luy, liv. 3, chap. 15, sect. 3. Réfutation de la fantasie des Sophistes touchant les Œuvres morales, pour rendre les hommes agréables à Dieu avant qu'ils soyent incorporez en Christ, liv. 3, chap. 15, sect. 6, et chap. 17, sect. 4. Que le loyer que le Seigneur en sa Loy avoit promis à tous observateurs de justice et saincteté, est rendu aux Œuvres des fidèles : mais qu'il y a trois causes dont cela procède, liv. 3, chap. 17, sect. 3. Qu'il faut considérer en l'Escriture double acception de l'homme devant Dieu : desquelles la dernière, combien qu'elle regarde les bonnes Œuvres des fidèles, ne laisse pas toutesfois de dépendre de la miséricorde gratuite de Dieu, liv. 3, chap. 17, sect. 4, 5. Que quand il est dit que Dieu fait bien à ceux qui l'aiment, ceci n'est pas mis comme cause de ce qu'il leur fait bien, ains plustost comme la manière par laquelle, et pour démonstrer quels ils sont par la grâce de Dieu, liv. 3, chap. 47, sect. 6. L'exposition de certains passages, esqucls l'Escriture honore du t-iltre de justice les bonnes Œuvres : où il est monstre qu'ils ne sont point contraires à la doctrine de la justification de la foy, liv. 3, chap. 47, sect. 7. Qu'une bonne Œuvre ou plusieurs ne suffisent
pas pour nous rendre justes devantDieu combien qu'un péché seul suffise pour nous condamner : et qu'en cest endroict la maxime commune n'a pas lieu, Que les choses contraires passent par une mesme reigle, liv. 3, chap. 4 8, sect. 10. Pourquoy c'est que le Seigneur dit qu'il rétribue aux Œuvres ce qu'il avoit gratuitement donné devant les Œuvres, liv. 3, chap. 4 8, sect. 3. Et que par ce moyen il obvie à nostre infirmité, afin que nous ne perdions courage, liv. 3, chap. 4 8, sect. 4, 6,7. Que la justice des bonnes Œuvres que les fidèles font, dépend de ce qu'elles sontreceues de Dieu avec pardon, liv. 3, chap. 4 8, sect. 5.
Des Officiaux.
Des Officiaux (qu'on appelle) des Evesques de la Papauté, liv. 4, chap. 44, sect. 7, 8.
D'Oraison.
Que la vraye foy ne peut estre que d'icelle ne s'ensuyve invocation de Dieu, liv. 3, chap. 20, sect. 4. Combien l'exercice de prier est nécessaire et utile en beaucoup de sortes, liv. 3, chap. 20, sect. 2. Jà soit que le Seigneur, quand nous ne l'en requerrions point, ne laissera pas de faire ce qu'il sçait estre bon, et n'ait point besoin d'advertissement, liv. 3, chap. 20, sect. 3. La première loy de bien et deuement faire prière, Que nous ne soyons point autrement disposez d'entendement et de courage, qu'il convient à ceux qui entrent en propos avec Dieu, liv. 3, chap. 20, sect. 4, 5. L'autre, qu'en priant nous sentions tousjours nostre indigence et défaut, et qu'es? tans persuadez à bon escient que nous avons besoin de tout ce que nous demandons, nous conjoignions une ardente affection à nos requestes, liv. 3, chap. 20, sect. 6. Qu'il faut prier en tous temps, et que lors mesmes que nous sommes en la plus grande tranquillité qu'on sçauroit avoir, la seule souvenance de nos péchez nous doit servir d'un aiguillon vif pour nous soliciter à tel exercice, liv. 3, chap. 20, sect. 7. La troisième reigle de bien prier, que nous nous desmettions de toute fantasie de nostre propre gloire: de peur
qu'en présumant le moins du monde de nous-mesmes, nous ne trébuschions devant la face de Dieu avec noslre fol orgueil, liv. 3, chap. 20, sect. 8. Le commencement de bien prier, est de requérir merci avec humble et franche confession de nos fautes, liv. 3, chap. 20, sect. 9. En quel sens doyvent estre prinses certaines Oraisons que font les fidèles, esquelles il semble qu'ils allèguent leurs justices en aide, aiin d'obtenir plus facilement de Dieu ce qu'ils requièrent, liv. 3, chap. 20, sect. 10. La quatrième reigle de bien prier, qu'estans ainsi abatus et mattez en vraye humilité, néantmoins nous prenions courage à prier : espérans pour certain d'estre exaucez : et ainsi qu'il faut que foy et pénitence se rencontrent en la prière, liv. 3, chap. 20, sect. 41. De la certitude delà foy, par laquelle les fidèles sont résolus que Dieu leur est propice, et combien elle est nécessaire en la prière. Item, qu'elle n'est point renversée, estant meslée parmi l'appréhension de nos misères, liv. 3, chap. 20, sect. 12. Dieu commande que nous l'invoquions, il promet que nous serons exaucez et tous les deux sont nécessaires à ce que nous puissions prier en foy, liv. 3, chap. 20, sect. 4 3. Le récit de diverses promesses de Dieu, la douceur desquelles est telle, que ceux-là sont du tout sans excuse, qui n'en sont point touchez pour estre esmeusà prier, liv. 3, chap. 20, sect. 4 4. L'exposition de certains passages, où il semble que Dieu ait exaucé aucuns personnages, qui ont prié n'estans fondez sur aucune promesse, liv. 3, chap. 20, sect. 4 5. Il est monstre par plusieurs exemples, que ce qui a esté dit des quatre reigles de bien prier, ne doit pas estre prins en telle rigueur, que Dieu en cest endroict ne supporte es siens beaucoup d'inflrmitez, voire mesmes excès et desbordemens, liv. 3, chap. 20, sect. 16. Qu'il faut tousjours addresser nos prières à Dieu au nom de Christ seulement, liv. 3, chap. 20, sect. 47, 36. Et que jamais les fidèles n'ont esté autrement exaucez, liv. 3, chap. 20, sect. 48. Qu'à ceux qui prient autrement, il ne reste rien devant le throne de Dieu, sinon ire et frayeur, liv. 3, chap. 20, sect. 19.
Que quand il nous est commandé de prier les uns pour les autres, cela ne contrevient point à l'office de Christ d'estre Médiateur, liv. 3, chap. 20, sect. 19. Réfutation de la fantasie des sophistes, Que Christ est Médiateur de la rédemption, les fidèles de l'intercession, liv. 3, chap. 20, sect. 20. Contre ceux qui prenent pour leurs intercesseurs envers Dieu, les saincts décédez de ce monde, ou meslent l'intercession de Christ avec les prières et mérites d'iceux, liv. 3, chap. 20, sect. 21 . Que cesle folie en la Papauté est procédée jusques à des monstres d'impiété, et horribles sacrilèges , liv. 3, chap. 20, sect. 22. Réfutation des argumens, par lesquels les Papistes taschent de confermer l'intercession des saincts décédez, liv. 3, chap. 20, sect. 23, 24, 25, 26. Qu'il n'est pas permis d'addresser nos prières aux saincts décédez, veu que la prière est une partie du service que Dieu s'est réservé comme propre, liv. 3, chap. 20, sect. 27. Des diverses espèces d'Oraison et principalement de celle qui est nommée action de grâces. Item, de l'exercice continuel des fidèles en prières et en actions de grâces, liv. 3, chap. 20, sect. 28, 29. Des longues prières et barbotemens des Papistes : Item, d'éviter toute ostentation en prières, et de se retirer à part pour mieux prier, et des prières publiques, liv. 3, chap. 20, sect. 29. Des prières publiques en langage du pays, est entendu du peuple, où il est aussi parlé de la manière de s'agenouiller, et d'avoir la teste descouverte en prières, liv. 3, chap. 20, sect. 33. De la singulière bonté de Jésus-Christ, en ce qu'il nous a mesmes prescrit le formulaire de prier : et combien cela nous apporte grande consolation, liv. 3, chap. 20, sect. 34. La division de ce formulaire de prier, qu'on appelle l'Oraison dominicale, liv. 3, chap. 20, sect. 35. L'exposition d'icelle Oraison, liv. 3, chap. 20, sect. 36, etc. Que c'est une Oraison parfaite en toutes sortes et vrayement légitime, liv. 3, chap. 20, sect. 48. A laquelle il ne faut rien adjouster, combien qu'on puisse bien user d'autres mots en priant, liv. 3, chap. 20, sect. 49. De la confiance et asseurance que nous apporte le tiltre
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d'enfans de Dion , laquelle le remors mesmes de nos péchez ne doit point esbranler, liv. 3, chap. 20, sect. 36, 37. Combien qu'il nous l'aie prier pour tous hommes (et principalement pour les domestiques de la foy) que cela toutesfois n'empesche point qu'il ne nous soit permis de prier spécialement pour nous et pour certains autres, liv. 3, chap. 20, sect. 38, 39, 42. De la grande hardiesse à demander, et fiance d'obtenir que le Seigneur donne aux siens, liv. 3, chap. 20, sect. 47. Qu'il est bon que chacun de nous pour s'inciter à cest exercice, se constitue certaines heures à prier, pourveu que ce soit sans superstition, liv. 3, chap. 20, sect. 50. En toutes nos prières il nous faut songneusement garder de vouloir attacher Dieu à certaines circonstances, en la mesme section. De la persévérance et patience en l'exercice de prier, liv. 3, chap. 20, sect. 51, 52.
Des Ordres ecclésiastiques du Pape.
Le Sacrement de l'ordre en la Papauté engendre sept autres petis Sacrementeaux, des noms et distinction desquels les Papistes ne s'accordent pas bien encores, liv. 4, chap. 19, sect. 22. Leur folie ridicule et plene d'impiété, qu'en chacun d'iceux Ordres ils font Christ leur compagnon, liv. 4, chap. 19, sect. 23.
Des Acolylhes, Huissiers, et Lecteurs, lesquels les Papistes disent estre Ordres ecclésiastiques et Sacremens, liv. 4, chap. 19, sect. 24. Item, des cérémonies avec lesquelles ils les consacrent, liv. 4, chap. 19, sect. 27. D'un autre Ordre, qu'ils appellent Exorcistes, au mesme, sect. 24.
Que les Ordres des Psalmistes, Huissiers, Acolylhes, sont noms sans effect en la Papauté, veu que ceux qui sont nommez tels, n'en font pas l'office en la Papauté, mais quelque enfant ou un homme lay, liv. 4, chap. 19, sect. 24. De la tonsure des Clercs, et que c'est qu'elle signifie suyvant la doctrine des Papistes, liv. 4, chap. 19, sect. 25. Que c'est sans raison qu'ils la rapportent à l'exemple de sainct Paul, quand ayant fait vœu il se tondit, ou aux Naza riens du temps de la Loy, liv. 4, chap. 19, sect. 26. Il est monstre de sainct Augustin d'où est venue l'ori-
gine d'icelle, liv. 4, chap. 19, sect. 27. Des trois grans Ordres des Papistes, et premièrement de l'Ordre de Preslrise, où il est monstre qu'ils ont renversé l'Ordre que Dieu avoit eslably, et qu'ils font déshonneur et outrage à Jésus- Christ le sacrificateur unique et éternel, liv. 4, chap. 19, sect. 28. Et puis de l'Ordre des Diacres, sect. 32, et des Sousdiacres, sect. 33. Du soufflement à faire les Prestres de la Papauté : et que c'est un abus à eux de vouloir en ceste cérémonie contrefaire Jésus- Christ, où aussi il est trait té que le Seigneur a fait plusieurs choses, qu'il n'a pas voulu nous estre exemples pour ensuyvre, liv. 4, chap. 19, sect. 29. De l'huile sacrée de laquelle sont oincts les Prestres de la Papauté quand on les fait, qui imprime un charactère qu'ils appellent indélébile: et que c'est une mocquerie de dire que c'est à l'imitation des Sacrificateurs anciens enfans d'Aaron. Item, qu'en voulant estre imitateurs des Lévites ils se monstrent apostats de Jésus-Christ, liv.
4, chap. 19, sect. 30, 31.
Du Pape.
Que la primauté du siège romain n'est point procédée de l'institution de Christ, liv. 4, chap. 6, sect. 1,2, 3, 4. Et que sainct Pierre n'a point eu de principauté en l'Eglise, ou entre les Apostres, liv. 4, chap. 6, sect. 5, 6, 7. Item, qu'il ne se peut faire, et n'est point utile qu'un seul homme préside sur toute l'Eglise, liv. 4, chap. 6, sect. 8, 9, 10. Qu'encores que sainct Pierre eust eu primauté en i'Eglise, il ne s'ensuyt pas toutesfois que le siège d'icelle primauté doyve estre à Kome, liv. 4, chap. 6, sect. 11, 12, 13. Il est monstre par plusieurs argumens, que sainct Pierre n'a point esté Evesque de Rome, liv. 4, chap. 6, sect. 14, 15. Que la primauté du siège romain n'est point de l'usage de l'Eglise ancienne, liv. 4, chap. 6, sect. 16, 17. De la source et accroissement de la Papauté, jusques à ce qu'elle se soit eslevée en la grandeur qu'on la voit, dont toute liberté a esté opprimée et toute équité confuse, liv. 4,
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chap. 7. Qu'en plusieurs Conciles le premier lieu n'a pas esté donné à l'Evesque de Rome ou à ses ambassadeurs, ains à quelque autre Evesque; qu'au Concile de Chaleédoine il l'a bien eu, mais c'a esté extraordinairement, liv. 4, chap. 7, sect. 4, 2. Du lillre de primauté, et autres filtres d'orgueil desquels le Pape se magnifie : en quel temps et comment ils ont esté introduits, liv. 4, chap. 7, sect. 3. Sainct Grégoire dit apertement que le tiltre d'Evesque universel est procédé du diable, et a esté publié parle précurseur de l'Antéchrist, liv. 4, chap. 7, sect. 4. Il est monstre par l'usage de l'Eglise ancienne, que c'est une chose fausse ce que le Pape se vante que la jurisdiction luy appartient sur toutes Eglises, liv. 4, chap. 7, sect. 5, soit quant à ordonner les Evesques, liv. 4, chap. 7, sect. 6, soit quant aux correclions ou censures ecclésiastiques, liv. 4, chap. 7, sect. 7, soit quant à la puissance d'assembler les Conciles, liv. 4, chap. 7, sect. 8, soit quant aux appellations, liv. 4, chap. 7, sect. 9, 4 0. Que les anciens Papes en plusieurs de leurs rescrils et épistres décréiales ont par ambition magnifié leur siège: mais lesquelles lors n'ont pas eu grand crédit. Item, qu'ils ont en plusieurs épistres faussement supposé les noms de quelques bons Pères afin de les faire trouver plus anciennes, liv. 4, chap. 7, sect. 11, 20. Combien que du temps de sainct Grégoire l'authorité de l'Evesque de Rome fust fort augmentée, il appert toutesfois par ses livres que cela esloit bien loing d'une domination desreiglée et tyrannique, liv. 4, chap. 7, sect. 12, 13, 22. Il y a eu débat touchant la primauté entre l'Evesque de Constantinoble et celuy de Rome, liv. 4, chap. 7, sect. 14, 15, 16, jusques à ce que l'empereur Phocas ottroya à Boniface troisième que Rome fust le chef de toutes les Eglises : ce que depuis le Roy Pépin conferma, donnant au siège romain la jurisdiction sur toutes les Eglises gallicanes, liv. 4, chap. 7, sect. 17. Depuis lequel temps la tyrannie du siège romain s'est de plus en plus augmentée en partie par la bestise, en partie par la nonchalance des Evesques, laquelle dissipation
de tout ordre Ecclésiastique sainct Bernard déplore de son temps, et reproche au Pape, liv. 4, chap. 7, sect. 1,8, 22. La présomption et impudence des Papes de Rome à magnifier leur souveraine authorité, liv. 4, chap. 7, sect. 19, 20. Pour laquelle rédarguer et confondre sont amenez certains passages de sainct Cyprian et Grégoire, liv. 4, chap. 7, sect. 21 . Que Rome ne peut estre la mère de toutes les Eglises, veu que ce n'est pas Eglise. Item, le Pape de Rome ne peut estre prince des Evesques, veu qu'il n'est pas Evesque, liv. 4, chap. 7, sect. 23, 24. Il est prouvé de sainct Paul, que le Pape est Antéchrist, liv. 4, chap. 7, sect. 25. Qu'encores que jadis l'Eglise romaine eust eu l'honneur de primauté, il ne s'ensuyt pas toutesfois qu'il le fale attacher à un lieu, liv. 4, chap. 7, sect. 26, 29. Des mœurs de la ville de Rome, du Pape et des Cardinaux, et quelle est leur théologie, liv. 4, chap. 7, sect. 27, 28. Que le Pape ne se contentant plus des Contez ou Duchez moyennes, finalement a mis la patte sur les Royaumes, etmesmes sur l'Empire, ce qui ne convient nullement à celuy qui se vante d'eslre successeur des Apostres ; et à ce propos sont amenées des répréhensions trèsaspres que luy fait sainct Bernard, liv. 4, chap. 1 6, sect. 1 1 . De la Donation de Constantin, de laquelle le Pape s'efforce de colorer son brigandage, liv. 4, chap. 11, sect.
12, et qu'il n'y a pas encores plus de cinq cens ans que les Papes estoient sujets des Empereurs: et comment c'est ou par quelle occasion ils ont rejette la domination d'iceux, liv. 4, chap.1l, sect.
13. Qu'il n'y a que cent trente ans ou environ que les Papes ont réduit en leur sujétion la ville de Rome, liv. 4, chap. 1 1 , sect. 14.
De Patience .
Une partie du renoncement de nousmesmes : entant, qu'il regarde Dieu, consiste en Patience et mansuétude. Laquelle nous pratiquerons en nous remettant du tout à Dieu, quant à chercher le moyen de vivre à nostre aise et en tranquillité; item, quand nous n'appéterons, espérerons, ou penserons à aucun moyen
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de prospérer, sinon par la bénédiction de Dieu, liv. 3, chap. 7, sect. 8. Cela fera que jamais nous ne cherchons advancement par moyens illicites, ou en faisant tort à nos prochains. Item, que nous ne bruslerons point d'une convoitise de richesses ou honneurs : et que nous ne nous eslèverons point en arrogance , quand les choses nous viendront à souhait : semblablement que nous nous garderons d'impatience quand nos affaires iront en arrière, liv. 3, chap. 7, sect. 9. Ce qu'il faut aussi estendre à tous les événemens ausquels la vie présente est sujette: lesquels les fidèles recognoissent estre conduils et gouvernez par la main de Dieu leur Père, et non pas par Fortune, liv. 3, chap. 7, sect. 10. Que la patience des fidèles n'est pas de n'avoir aucun sentiment de douleur, mais de s'appuyer sur la consolation spirituelle de Dieu : et en ce faisant combatre contre le sentiment naturel de douleur. Et que pourtant c'est une folle imagination que la Patience des Stoïciens. Item, que ce ne sont point choses vicieuses en ellesmesmes, de pleurer ou estre espovanté, liv. 3, chap. 8, sect. 8, 9. La description de la répugnance qui est es cœurs des fidèles entre le sens de nature lequel ils ne peuvent du tout despouiller, et l'affection de piété par laquelle il faut que l'autre soit bridée et dontée, liv. 3, chap. 8, sect. 10. Qu'il y a grande différence entre la Patience des Philosophes et celle des Chrestiens d'autant que les Philosophes enseignent d'obéir et se submettre pource qu'il est force : mais Christ, pource que la chose est juste, et puis nous est salutaire, liv. 3, chap. 8, sect. 1 1 .
Des Péchez.
Réfutation de la sentence de Platon, que les hommes ne pèchent sinon par ignorance. Item de ceux qui pensent qu'en tous Péchez il y ait une malice délibérée, liv. 2, chap. 2, sect. 22, 23, 25. Contre l'imagination perverse des Sophistes touchant les Péchez véniels (lesquels ils disent estre cupiditez mauvaises sans consentement délibéré, et lesquelles ne reposent point long temps dedans le
cœur) il est monstre que tout Péché, jusques aux moindres concupiscences, mérite la mort, et est mortel, sinon es saincts qui en obtienent pardon par la miséricorde de Dieu, liv. 2, chap. 8, sect. 58, 59. Réfutation de leur sotte distinction entre les Péchez mortels et les véniels : et de leur calomnie, quand ils disent que nous faisons tous Péchez égaux, liv. 3, chap. 4, sect. 28. Comment doit estre entendu, que Dieu visite l'iniquité des pères sur les enfans en la troisième et quatrième génération : et asçavoirmon si telles vengences répugnent à la justice de Dieu, liv. 2, chap. 8, sect. 16, 20.
Du Péché originel.
La définition de Péché originel, et déclaration d'icelle, liv. 4, chap. 15, sect. 10, 1 1 , 42, item liv. 2, chap. 1 , sect. 8, 9 : où il est monstre qu'Adam ne nous a pas faits seulement redevables de la peine au jugement de Dieu, sans nous avoir communiqué son péché, mais que le péché descendu de luy réside en nous, item comment ce péché-là est péché d'autruy, et néantmoins est propre à un chacun de nous, item que ceste contagion n'a pas infecté la partie inférieure seulement, que nous appelons la Sensualité, mais est entrée jusques à l'entendement et au profond du cœur, tellement qu'il n'y a partie en l'âme exempte de ceste corruption, liv. 2, chap. 1, sect. 8, 9. Contre ceux qui osent bien attribuer la cause de leurs péchez à Dieu, quand nous disons que les hommes sont naturellement vicieux : où il est déduit qu'il est bien vray que l'homme est naturellement corrompu en perversité (afin qu'on ne pense pas qu'il l'acquière par mauvaise accoustumance) mais qu'il n'est pas procédé de nature : ains est une qualité survenue, et non pas une propriété de sa substance qui ait esté dés le commencement en luy, liv. 2, chap. 1 , sect. 10,11.
Du Péché contre le sainct Esprit.
La vraye définition et les exemples du Péché contre le sainct Esprit : le tout prinsde l'Escriture, liv. 3, chap. 3, sect. 22. Que ce n'est point quelque faute par-
ticulière, ains un révoltement universel, duquel la description est déclairée suyvant le passage de l'Apostre aux Hébrieux : et que ce n'est pas de merveille si Dieu ne pardonnera jamais à ceux qui sont ainsi tombez, liv. 3, chap. 3, sect. 23. Veu qu'il ne promet de pardonner sinon à ceux qui viendront à repentance : ce que tels jamais ne feront, et jà soit que l'Escriture attribue à aucuns d'iceux larmes et cris, que cela toutesfois n'estoit pas repentance ne conversion, mais plustost un torment confus et aveugle procédant de désespoir, liv. 3, cbap. 3, sect. 24.
De Pénitence ou Repentance .
Que Pénitence ne précède pas la foy, ains procède d'icelle, liv. 3, chap. 3, sect. \ . Réfutation de ceux qui tienent le contraire : et que toutesfois ceJa n'est pas pour signifier qu'il y ait quelque espace de temps auquel la foy engendre Repentance : mais seulement pour monstrer que nul ne peut à bon escient s'addonner à repentance, si premièrement il ne cognoist qu'il appartient à Dieu, et est de ses enfans. Item, touchant l'erreur d'aucuns Anabaptistes, des Jésuites, et autres semblables fantastiques, qui donnent du commencement à leurs disciples certains jours pour s'exercer à Pénitence, liv. 3, chap. 3, sect. 2. Que de long temps aucuns hommes sçavans ont mis deux parties de repentance, asçavoir Mortiiication (que le commun nomme Contrition) et Vivilîcation : laquelle ils exposent mal, disans que c'est la consolation qui revient du sentiment de la miséricorde de Dieu, veu que c'est plustost une affection de vivre sainctement, liv. 3, chap. 3, sect. 3.
Que les autres mettent deux espèces de Pénitence : l'une Légale, et l'autre Evangélique; où aussi sont proposez les exemples de chacune espèce, prins de l'Escriture, liv. 3, chap. 3, sect. 4. La vraye définition de Pénitence selon l'Escriture : et que combien qu'on ne puisse séparer Pénitence d'avec la foy, il est toutesfois besoin de les distinguer, liv. 3, chap. 3, sect. S. Déclaration plus familière de la délinition de Pénitence : où
premièrement il est monstre qu'il est requis qu'il y ait une conversion à Dieu, c'est-à-dire un changement non pas seulement aux œuvres externes, mais aussi en l'âme, liv. 3, chap. 3, sect. 6, et puis qu'elle procède d'une droicte crainte de Dieu où aussi il est parlé de la tristesse qui est selon Dieu, liv. 3, chap. 3, sect. 7. Pour le troisième est déclairé ce qui avoit esté dit, que Pénitence consiste en deux parties, asçavoir en mortification de la chair et vivilication de l'Esprit, liv. 3, cbap. 3, sect. 8. Que l'une et l'autre nous vient de la communication que nous avons avec Christ, la première, de la participation de sa mort : l'autre, de sa résurrection. Et par ainsi que Pénitence est un renouvellement de l'image de Dieu en nous, et un restablissement de la justice de Dieu par le bénéfice de. Christ; ce qui ne s'accomplit pas en nous en un moment, liv. 3, chap. 3, sect. 9, mais que tousjours il demeure aux fidèles, ce pendant qu'ils habitent en ce corps mortel, quelque matière de combatre contre leur propre chair. Et que telle a esté l'opinion de tous les anciens Docteurs de l'Eglise: et principalement de sainct Augustin qui appelle ceste source de mal et ceste maladie de concupiscence qui demeure encores es fidèles, Infirmité, et quelquesfois Péché, et est monsiré que c'est vrayement péché, liv. 3, chap. 3, sect. 1 0. Ce qui est confermé par le tesmoignage de sainct Paul et par le sommaire des commandemens de Dieu. Item, que quand il est dit, que Dieu purge son Eglise de tout péché, cela se rapporte à l'imputation du péché, plustost qu'à la matière : lequel péché ne laisse pas d'habiter es fidèles, combien qu'il ne leur soit point imputé, mais seulement cesse d'y régner, liv. 3, chap. 3, sect. 14. Déclaration des sept causes, ou effects, ou parties, ou affections de Pénitence, lesquelles sainct Paul récite, asçavoir, Solicitude, Excuse, Indignation, Crainte, Désir, Zèle, Vengence, où aussi il est touché, suyvant le dire de sainct Paul, qu'il faut bien adviser de tenir mesure en telle crainte et vengence : ce qui est esclarcy par une belle remonslrance que fait sainct Rernard, liv. 3, chap. 3, sect. 45. Les fruits de
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Pénitence sont Piété envers Dieu, Charité envers les hommes : Saincteté et innocence de vie. Toutes lesquelles choses doivent commencer par l'affection intérieure du cœur, dont puis après les tesmoignagcs s'en monstrent par dehors; où aussi il est traitté de quelques exercices externes de Pénitence, lesquels les anciens Docteurs semblent avoir par trop recommandez, liv. 3, chap. 3, sect. 16. Que la conversion du cœur à Dieu est le principal point de Pénitence; que le sac, la cendre, les larmes et jusnes ont esté en grand usage entre les anciens devant la venue de Christ, comme tesmoignages de repentance publique; desquelles choses les deux dernières peuvent encores aujourd'huy avoir lieu, quand quelque calamité est prochaine de l'Eglise, afin de le prier qu'il destourne son ire, liv. 3, chap. 3, sect. 4 7. Que c'est hors de la propre signification, quand le mot de Pénitence est attribué à une telle déclaration externe. Es péchez la confession publique n'est pas tousjours nécessaire : mais la confession secrette qui se fait à Dieu, ne doit jamais estre omise : en laquelle il ne faut pas seulement confesser les péchez ordinaires, mais aussi les fautes lourdes et autres péchez commis de long temps. De la Pénitence spéciale qui est requise des gens de mauvaise vie, ou qui ont commis quelque grand scandale : et de la Pénitence ordinaire, à laquelle se doivent employer les enfans de Dieu toute leur vie : voire jusques aux plus parfaits, liv. 3, chap. 3, sect. 4 8. Que le Seigneur justifie les siens gratuitement afin de les restaurer quant et quant en vraye justice par la sanctification de son Esprit; et que pourtant Jehan Baptiste, Christ, et les Apostres ont presché Pénitence et rémission des péchez, de laquelle manière de parler le sens est quant et quant déclairé,liv. 3, chap. 3, sect. \ 9. Que les Chrestiens doivent tousjours s'exercer et advancer en Pénitence : et que cestuy-là a beaucoup proufitéquiaapprins à se desplaire à bon escient, liv. 3, chap. 3, sect. 20. Que repentance est un don singulier de Dieu : que Dieu la requiert de tous hommes, et donne à tous ceux qu'il veut sauver : et laquelle (comme
l'Aposlre déclaire) jamais il ne donnera aux apostats volontaires, desquels l'impiété est irrémissible, c'est-à-dire à ceux qui pèchent contre le sainct Esprit, liv. 3, chap. 3, sect. 21. Que combien qu'une Pénitence feinte ne soit point plaisante à Dieu, quelquesfois néantmoins il pardonne pour un temps aux hypocrites, monstrans par dehors quelques signes de conversion; ce qu'il lait non pas en leur faveur, mais pour donner exemple à tous, afin que nous apprenions d'appliquer nos affections à vraye repentance ; ce qui est monstre par l'exemple d'Achab, d'Esaii, et des Israélites, liv. 3, chap. 3, sect. 25. Que les Théologiens sorbonistes s'abusent bien lourdement es définitions qu'ils baillent de Pénitence : Item en la divisant en Contrition de cœur, Confession de bouche, et Satisfaction d'oeuvre. Item des questions qu'ils esmeuvent, par lesquelles il appert que quand ils parlent de Pénitence, ils gazouillent de choses qui leur sont incognues,liv.3, chap. 4, sect. 1 . Que quand ils requièrent ces trois choses susdites en Pénitence, par mesme moyen ils attachent à icelle la rémission des péchez; ce qu'estant vray, nous serions bien misérables, veu que jamais nous n'aurions repos de conscience; ce qui est monstre premièrement en la contrition du cœur telle qu'ils requièrent, liv. 3, chap. 4, sect. 2, et puis en là confession de bouche, liv. 3, chap. 4, sect. 4, etc. Item en la satisfaction, liv. 3, chap. 4, sect. 25. Qu'il y a grande dilférence entre ceste contrition de laquelle parlent les Sorbonistes, et celle que l'Escrilure requiert des pécheurs, asçavoir qu'ils ayentvrayement faim et soif de la miséricorde de Dieu, liv. 3, chap. 4, sect. 3. En quel sens c'est que les anciens Docteurs ont estimé que la Pénitence solennelle, laquelle estoit lors requise pour les grandes offenses, ne se devoit non plus réitérer que le Baptesme, liv. 4, chap. 1, sect.
De la Pénitence que le Pape met entre les Sacremens.
Pource que les Papistes taschent de maintenir leur fantasie sous couleur de
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la façon de l'Eglise ancienne en la Pénitence publique, il est traitté d'icelle et de l'imposition des mains réconciliatoire :
et est monstre que par succession de temps on a usé de ceste cérémonie es absolutions mesmes privées, liv. 4, chap. 4 9, sect. 4 4. Diverses opinions des Théologiens romanisques, comment Pénitence est Sacrement. Item est monstre que la définition de Sacrement ne luy convient point, liv. 4, chap. 4 9, sect. 15, 10. Que c'a esté mensonge et tromperie tout ce qu'ils ont imaginé touchant le Sacrement de Pénitence : et qu'ils l'ont orné d'un tiltre plein d'impiété et de blasphème, disans que c'est une seconde planche après le naufrage, depuis le Baptesme, liv. 4, chap. 19, sect. 17.
De Persévérance.
Voyez liv. 2, chap. 5, sect. 3. Réfutation d'un erreur bien dangereux, asçavoir que Dieu donne la persévérance selon les mérites, c'est-à-dire selon qu'un chacun s'est monstrén'estre point ingrat envers la première grâce. Et qu'en cela il y a double faute. Item de la distinction commune entre grâce ouvrante, et grâce coopérante : et comment sainct Augustin en a usé, liv. 2, chap. 3, sect. 11.
De la Police ou Gouvernement civil.
Qu'il faut distinguer le gouvernement civil d'avec le gouvernement intérieur de l'âme et que ceux-là sont à rejetter qui taschent d'abolir la Police, comme chose qui n'est point nécessaire auxChrestiens, ou qui ne peut consister que la liberté spirituelle de l'âme ne tombe bas. Item les flatteurs qui attribuent trop à la Police, et l'opposent à la domination de Dieu, liv. 4, chap. 20, sect. 1, 2. Que la Police est un don de Dieu dont revienent de grans proulits au genre humain et une aide qui n'est pas petite pour entretenir Testât de la religion. Qu'il y a trois parties au gouvernement civil, asçavoir le Magistrat, les Loix, et le Peuple, liv. 4, chap. 20, sect. 3. Des trois espèces de gouvernement civil, asçavoir Monarchie, Aristocratie, et Démocratie :
qu'on ne peut pas déterminer simplement laquelle est la meilleure, et toutesfois
que le défaut qui est es hommes fait qu'il est plus seur et tolérable que plusieurs gouvernent, que si un seul régnoit. Mais que tant y a que toutes ces espèces de gouvernement sont de Dieu, et qu'il dispose ainsi les choses diversement selon son plaisir, et que pourtant le devoir des particuliers est d'obéir, et non pas de. changer l'Estat à leur appétit, liv. 4, chap. 20, sect. 8. De l'immunité que s'attribue le Clergé du Pape, incognue aux Evesques de l'Eglise ancienne, liv. 4, chap. 41, sect. 45. Qu'anciennement es causes de la foy la cognoissance en estoit à l'Eglise, non pas aux Princes, combien que quelquesfois les Princes interposassent bien leur authorité en choses Ecclésiastiques : mais c'estoitpour conserver l'ordre de l'Eglise, non pas pour le troubler, liv- 4, chap. 1 1 , sect. 15, 4 6. De la puissance du glaive usurpée par les Evesques en la Papauté : et comment de pelis commencemens ils se sont peu à peu eslevez si haut, liv. 4, chap. 44, sect. 9, 10.
De la Prédestination.
Que la cognoissance de la doctrine de la Prédestination est douce et savoureuse au fruit qui en revient. Les trois principales utilités d'icelle sont touchées, et sont admonestez ceux qui estans menez d'une curiosité s'ingèrent es secrets de la sagesse de Dieu outre les limites de l'Escriture, liv. 3, chap. 21, sect. 1, 2. Item ceux qui ne veulent qu'on face aucunement mention de la Prédestination, liv. 3, chap. 21, sect. 3, 4. Que c'est que la Prédestination. Item la prescience de Dieu : et que c'est mal entendu de fonder la Prédestination sur la Prescience. Un exemple de la Prédestination en toute la lignée d'Abraham au regard des autres nations, comme il est monstre par plusieurs tesmoignages de l'Escriture, liv.
3, chap. 21, sect. 5. Et qu'outre ceste Prédestination générale, il y en a eu une autre spéciale, par laquelle Dieu d'entre les enfans d'Abraham en a prins aucuns et rejette les autres, liv. 3, chap. 21, sect. 6, 7. Confirmation de la doctrine de la Prédestination par tesmoignage de l'Escriture liv., 3, chap. 22. Contre
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ceux qui imaginent que la cause de la Prédestination est que Dieu a préveu les mérites d'un chacun. Item contre d'autres qui intentent procès à Dieu, de ce qu'en eslisant les uns il laisse là les autres, liv. 3, ehap. 22, sect. 1. Que Dieu tant en l'élection qu'en la réprobation n'a eu aucun esgard aux œuvres : mais que son bon plaisir est la cause de l'une et l'autre, liv. 3, ebap. 22, sect. 2, 3, 4, 5, 6, 7, 11. Ce qui est confermé par certains passages de sainct Augustin, liv. 3, chap. 22, sect. 8, et est réfutée la subtilité frivole qu'ameine au contraire Thomas d'Aquin, liv. 3, chap. 22, sect. &. Que Dieu n'assigne pas les promesses de salut à tous hommes, mais particulièrement à sesesleus,liv. 3, chap. 22, sect. 10. Que ce ne sont point choses répugnantes, que Dieu en appelle plusieurs par la prédication externe de la Parole et néantmoins ne donne le don de foy qu'à un petit nombre, liv. 3, chap. 22, sect. 10. Contre ceux qui accordent tellement l'élection, que ce pendant ils nient que Dieu réprouve aucuns, liv. 3, chap. 23, sect. 1 . Qu'en vain les réprouvez plaident, contre Dieu, veu qu'il ne leur est de rien redevable, et ne veut rien qui ne soit juste : veu aussi que quant à eux ils trouvent en eux-mesmes les causes de leur damnation, et bien justes, liv. 3, chap. 23, sect. 2, 3, 4, 5. Response à l'interrogation audacieuse et plene de sacrilège laquelle aucuns font, Pourquoy Dieu imputeroit à vice aux hommes les choses, desquelles il leur a imposé nécessité par sa Prédestination, liv. 3, chap. 23, sect. 6, 8, 9. La définition de Prédestination, liv. 3, chap. 23, sect. 8. Response à ceux qui concluent de la doctrine de la Prédestination, que doneques Dieu a acception de personnes, liv. 3, chap. 23, sect. 10, 11. Contre aucuns porceaux qui sous couleur de la Prédestination poursuyvent asseurez en leurs vices : et contre tous ceux qui allèguent que ceste doctrine estant establie, toute solicitude de bien vivre estabatue, liv. 3, chap. 23, sect. 12. A l'encontre de ceux qui disent que ceste doctrine renverse toutes exhortations à saincteté de vie, il est monstre par les livres de sainct Augustin, que la prédica-
tion de la Parole a son cours, et que cela loutesfois n'empesche point la cognoissancede la Prédestination, Hy. 3, chap.
23, sect. 13. Quand on voit que les uns obéissent à la Prédication de la Parole de Dieu, les autres la mesprisent, ou par icelle sont tant plus aveuglez et endurcis, combien que cela adviene par leur malice et ingratitude, si faut-il sçavoir toutesfois qu'une telle diversité dépend du conseil secret de Dieu et qu'il nous faut arrester sans en chercher cause plus haute, liv. 3, chap. 24, sect. 12, 13, 14. Expositions de certains passages, où il semble que Dieu n'accorde pas que les iniques périssent par son décret, sinon entant que contre son vouloir et quasi maugré luy, ils se jettent à perdition : où est monstre qu'ils ne sont point contraires à la doctrine de la Prédestination, liv. 3, chap. 24, sect. 15, 16, 17. Que ce que les promesses de salut sont universelles ne contrevient à la doctrine de la Prédestination des réprouvez : et que toutesfois ce n'est pas sans foit bonne cause qu'elles sont couchées unh versellement, liv. 3, chap. 24, sect. 17, où aussi sont desmeslées certaines objections que font ceux qui nient ce point de doctrine.
Des Promesses de Dieu.
Que non sans cause toutes les Promesses de Dieu sont encloses en Christ, veu que chacune promesse est tesmoignage de l'amour de Dieu envers nous et qu'il est certain que nul n'est aimé de Dieu hors de Christ. Item, que Naaman Syrien, Corneille le Centenier, et l'Eunuque auquel sainct Philippe fut addressé, n'esloyent point du tout sans cognoissance de Christ, combien que le goust qu'ils en avoyent fust bien petit, et qu'ils eussent une foy en partie enveloppée, liv. 3, chap. 2, sect. 32. Le Seigneur, afin d'adonner nos cœurs à amour de justice et haine d'iniquité, ne s'est point contenté d'avoir simplement proposé ses commandemens, mais a puis après adjousté les Promesses des bénédictions tant de la vie présente que de la béatitude éternelle, semblablement les menaces tant des calamitez présentes que de