CHAPITRE VIII
son élection. Et de fait il sufiit. tant pour consoler le juste que pour espovanter le pécheur, que ceste dénonciation ncst pas vaine ne frivole, combien qu'elle n'ait ])as tousj(airs lieu. Cai' couinie les peines teiiiiMircllcs que Dieu envoyé à d'aucuns, sont tesni(iij,Miajj;es de son ire contre les péchez, et sijrnes du ju^jciiient futur (lui viendra sur tous pécheurs, conihien cpiilen demeure beaucoup inq)unis en la vie présente : ainsi le Sei^^Ileur en donnant un e\enq)le de ceste beni'diction, c'est de poursuyvre sa grâce et bonté sur les enfans des lideles a cause de leurs pères, il donne tesinoignage, comment sa miséricorde demeui'e ferme eternelliMiieiit sur ses serviteurs. Au contraire, (|uand il poursuit une fois l'iniquité du père jusques au fils, il monstre quelle rigueur de jugement est apprestée au\ ini(pies jiour leurs propies péchez : ce qu'il a principalement regardé en ceste sentence. Davantiige, il nous a voulu comme en passant signifier la grandeur de sa miséricorde, l'estendant en mille générations : connue ainsi soit qu'il n'eust assigné que quatre générations
a sa vengeance.