‹ Institution de la religion chrétienneChapitre 31 sur 703 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Qu'il y a des preuves assez certaines, entant que la raison humaine le porte, pour rendre l'Escriture indubitable.

1. Si nous n'avons ceste certitude plus haute et plus forme (lue toutjugement humain, en vain l'authorilé de l'Escriture sera approuvée par argumens, en vain elle sera ostablie par le consentement de l'Eglise, ou conformée par autres aides. Car si ce fondement n'est mis en premier lieu, elle demeure tou.sjours en suspens : comme au contraire, après qu'elle aura esté rcceue en obéissance selon qu'il appartient, et exemptée de toute doute, les rai.sons qui au paravant n'avoyent point grande force pour ficher et planter en nostre co'ur la certitude d'icelle, seront lors tresbonnes aides. Car il ne se peut dire quelle confirmation luy donne ceste considération, quand nous reputons diligemment comment

Dieu a en icelle bien disposé et ordonné la dispeusation de sa sagesse : quand nous recognoissons combien la doctrine d'iccUe se monstre par tout céleste, n'ayant rien de terrien : combien il y a une bonne convenance entre toutes les parties, et les autres choses qui sont propres pour donner authorité à (juelques escrits. Davantage noz cœurs sont encores plus fort conformez, (juand nous considérons que c'est la majesté de la matière, plus que la grâce dos paroUos, (pii nous ravit en admiration d'icelle. Et do fait, cela n'est pas advenu sans une grande providence de Dieu, que les hauts secrets du Royaume celestfi nous ayenl esté pour la plus grand'part baillez sous parolles contemp-

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