CHAPITRE IX
Des Conciles, et de leur authorité.
1. Mais encore que nous leur ottroyons tout ce qu'ils prétendent de l'Eglise, cela toutesfois ne leur profitera de gueres pour leur intention : car tout ce qui se dit de l'Eglise, ils le transfèrent puis après aux Conciles lesquels selon leur fantasie représentent l'EgUse. Qui plus est, ce qu'ils sont si grans zélateurs à maintenir la puissance de l'Eglise, il ne le font à autre fin, sinon pour attribuer au Pape et à sa séquelle tout ce qu'ils auront peu obtenir. Or devant que je commence à despescher ceste question, je
veux brièvement protester deux choses. La première est, que si je tien icy la bride roide pour ne lascher rien facilement à nos adversaires, ce n'est pas à dire pourtant que je prise les Conciles anciens moins que je ne doy. Car je les honnore de bonne alfection, et désire que chacun les estime et les ait en révérence : mais il faut icy tenir mesure, que par cela il ne soit en rien derogué a Jésus Christ. Or voicy le droit et l'autliorité qui appartient a Jésus Christ : c'est I de présider en tous Conciles, et n'avoir homme