CHAPITRE X
tion. Jésus Christ cnmniancio à tous de boire du calice en sa Cène i.Mattli. :2tj, :2()) : le concile de Constance a défendu de le donner au peuple, et a voulu que le seul prestre qui celehre la Messe en beust. Ils veulent que nous tenions pour interprétation de lEscrilure, une cliuse qui est si évidemment contraire à l'institution de Jésus Christ. Sainct l'aula|i|ielle la défense du mariage, Hypocrisie des diables (1 Tini. 'i, 1 :{): et en un autre lieu le sainct Esprit prononce que le mariage est sainct et hoiuiorable en tous estats <Heb. 13, 4) : (^e que le mariage a esté deiiuis défendu aux Prestres, ils veulent que cela soit pour interprétation de l'Escriture, combien (juon ne puisse rien imaginer plus contraire. Si (pielcun ose ouvrir la bouche pour sonner mot, il est jugé hérétique, d'aut^mt que la détermination de l'Eglise est sans appel : et qu'on ne doit douter que toute interprétation ([u'elle fait ne soit vraye. Qu'est-ce que je crieray contre une telle impudence? Car il suffit de l'avoir demonstrée. Touchant ce (lu'ils babillent, que l'Eglise a puissance d'apprduver l'Escriture ; je me deporte d'en traiter, pour cause. Car d'assujettir ainsi la sagesse de Dieu à la censure des hommes, qu'elle n'ait authorité sinon entant qu'il
leur plait. c'est un blasphème indigne d'estre mentionné. Davantage, j'en ay touché cy dessus au premier livre. Seulement je leur demanderay une question : Si l'authorité de l'Escriture est fondée en l'approljation de l'Eglise. i|uel décret de Concile ils me peuvent alléguer de cela ? Je pense qu'ils n'en ont nul. Comment donc Arrius soulïroii-il d'estre veincuà Nice parles tesmoignages (|u'on luy alleguoit de l'Evangile de sainct Jean ? {^ar selon ceste raison des Papistes, il les pouvoit répudier, veu qu'il n'y en avoit encore apjjrohalion aucune de Concile universel. Ils allèguent un rolle ancien, qui se nonune Le Canon de l'Escriture, lequel ils disent estre procédé de la définition de l'Eglise. Mais je demande de rechef, en (juel Concile ce Canon-là a esté composé. Icy il faut (ju'ils demeurent muets. Combien que je voudroye encore savoir plus outre, quel ils pensent (lue soit ce Canon : car je voy que cela n'estoit point arresté entre les Anciens. Si ce que dit sainct Hieromea lieu'''^ nous tiendrons pour Apocryphes les livres des Macchabées, l'histoire de ïobie, l'Ecclésiastique, et autres livres semblables. Ce que toutesfois ces bonnes gens ne veulent point permettre.