‹ Institution de la religion chrétienneChapitre 598 sur 703 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

et le plus certain : assavoir, que depuis la révélation (le Jésus Christ, Dieu nous a donné des Sacremens moins en nonibro qu'il n'avoit (ait au peuple d'Israël, plus eminens en signification, et plus excellons en vertu '"^ Il est bon que les lecteurs soyont advertis on passant encoresd'un poinct: c'est que tout cc(iue les Sophistes ont gazouillé de l'œuvre ouvrée, qu'ils appellent en leur gorgon. non seulement est faux, mais repugnaiU a la nature des Sacremens : losquols Dieu a instituez, atin que nous estans dcsprou-

veus de tous biens, venions vers luy pour mendier, n'apportans rion qui soit qu'une simple conl'ossion do nostro disette. Dont il s'ensuit, qu'en recevant les Sacremens nous ne méritons aucune louatiiie : et mesmos. pource que c'est un acte passif au regard de nous, qu'il n'est licite de nous y rien attribuer, .l'appelle Acte passif, pource que Dieu fait le tout, et seulement nous recevons. Or les Sorboiiistes veulent que nous y ouvrions de nostre costé, afin (jue nous ne soyons pas sans mériter en partie.

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