LIVRE IV
patène, et choses semblables. Car ce qu'ils disent de recevoir les oiïrandes, c'est de ce qu'ils engloutissent et dévorent. La cérémonie dont ils usent pour les mettre en possession de leur office, est bien convenable à cela: c'est que l'Evesque leur baille en la main le calice et la patène: l'Archediacre, la burette avec l'eau, et telles manigances de leur fripperie. Ils veulent que nous pensions que le sainct Esprit soit enclos en ces badinages : mais à qui est-ce qu'ils le pourront persuader ? Pour faire fln, et que nous n'ayons à repeter de plus haut ce qui a esté paravant exposé, cecy pourra satisfaire i\ ceux qui se rendront dociles et modestes, ausquels ce livre est adressé : c'est qu'il n'y a nul Sacrement, sinon où apparoist une cérémonie conjointe avec la promesse : ou plustost, sinon où la promesse reluist en la cérémonie. ley on ne voit une seule syllabe de promesse spéciale. En vain donc on y chercheroit cérémonie, pour confirmer la promesse. Derechef, on n'y voit cérémonie aucune ordonnée de Dieu : il n'y peut donc avoir Sacrement.