‹ Institutiones canoniques (volume 2)Chapitre 460 sur 863 · DE L OBLIGATION · texte numérisé non relu

DE L OBLIGATION

que s'il n'y a pas péché à se soustraire à la norme, fixée par la loi pénale, il y a toujours péché à se soustraire volontairement à la sanction ou peine, portée par la loi pénale, quand cette peine est appliquée par l'autorité légitime du juge, ou du supérieur 25. Et c'est dans ce sens que les moralistes enseignent que toute loi oblige en conscience, et sous peine de péché.

Comment reconnaître qu'une loi est purement pénale ?

1° Par la déclaration de la loi elle-même ;

2° par l'interprétation commune des docteurs.

tions de son institut sans qu'ils commettent en même temps quelque péché véniel. Il y a en effet presque toujours quelque passion déréglée, comme la sensualité, la paresse, le respect humain, la curiosité, la négligence, qui précède ou accompagne la violation des constitutions, et qui en est la cause.

Les religieux et religieuses doivent observer les constitutions de l'institut par charité pour leur famille religieuse.

L'observance des constitutions est en effet nécessaire pour procurer la prospérité spirituelle et temporelle des ordres et instituts religieux. Négliger d'une façon habituelle la pratique des constitutions, c'est donc en réalité travailler efficacement à la ruine de la famille spirituelle qui a reçu dans son sein le religieux, ou la religieuse, et à laquelle ils se sont donnés volontairement.

Or, une telle conduite ne peut exister sans une violation flagrante de la charité et même de la justice.

Les religieux el religieuses qui négligent Inbitnellement

la pratique des constitutions de leur institut scandalisent forcément leurs frères, ou sœurs, témoins journaliers de leur inobservance; comment ces derniers pourraient-ils ne pas reconnaître dans une telle conduite la violation des engagements pris envers l'institut de travailler non à sa ruine, mais à sa prospérité? Comment pourraient-ils ne pas avoir conscience des nombreux péchés véniels, des infidélités à la grâce, que suppose presque toujours la violation des constitutions ? Là encore il y aura donc péché, ou faute morale, en raison du scandale qu'entraîne après elle, par voie de conséquence, la violation fréquente et habituelle des constitutions.

L'infraction des constitutions de l'institut est au contraire exempte de toute faute morale, si elle n'est accompagnée d'aucune des circonstances ci-dessus indiquées, et si olle est motivée par un but bon. louable et permis.

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