TOUCHANT L'OBSERVANCE DES CONSTITUTIONS
règle ou des constitutions. Enfin, dans la même maison, si un supérieur se permet de laisser tomber en désuétude tel point de la règle ou des constitutions, rien n'empêchera ensuite que le supérieur, qui lui succédera, ne se croie, lui aussi, en droit d'en agir de la sorte avec tel ou tel autre point de la règle ou des constitutions, qu'il jugera inutile, ou de peu d'importance.
De là, à brève échéance, l'ébranlement général dans l'institut de tous les points de la règle et des constitutions.
D'où il suit qu'un supérieur qui autorise explicitement par ses paroles, ou implicitement par son silence, la violation habituelle par toute la communauté d'un point quelconque de la règle ou des constitutions, même en matière légère, sape par la base le principe même de l'observance régulière, sur lequel repose tout l'édifice de la vie religieuse. Il cause donc, en réalité, à l'institut un grave dommage. Ce qui implique nécessairement le péché grave.
Telle est la doctrine du docteur de l'Ëglise, saint Alphonse de Ligori l5.
1"). h Est-ce que le supérieur.
» parfois, en négligeant de » corriger les manquements lé » gers des inférieurs, pèche » lui-même gravement? Tl faut » répondre affirmativement.
» eontre Lorca, avec LUGO, )) Truluus, de Pi yrinis. Dia- » nv, T)i \i.i \ \NDiiis. Confess.
» Montai, cap. 11, £ 1, quest.
t> 1 ; et c'est l'opinion com- » mune des théologiens, dans
» le cas oîi les manquements » sont nombreux et tel*:, par
» exemple, que le silence.
» les jeûnes, etc., qui condui- >■ sent au relâchement de la » discipline. Et la raison en ■ est que, bien que chaoue » religieux ne commette » ou'une faute légère en trana » irressant un point léger de » la règle, le supérieur eepen-
■i dant qui néglige d'empê-
» cher, quand il le peut, ce « relâchement de l'observance,
0 manque en chose grave. Tl
» est. en effet, tenu non sen- » Iement de corriger les man- » quementfl de ses inférieurs.
n qui tendent an dommage de
» la ( •onimiinaiité.mais de s'in- » former pour découvrir ces
a manquements, comme l'en- » geigne S. Thomas d'Aquin t dans la Somme (Tpi M".
• ouest. XXXTTT. art. n. ad
1 i'1'1 ) : suis cependant ap- » porter dans cette recherche
» des manquements une sol » licitude excessive, comme le » remarque I )i \ 1 1 \ indris,
■ foc. Ctt. (|iiest. 15. Il est » même parfois expédient qu'il
» s'abstienne de corriger, si " les manquements n 'occasion-