‹ Institutiones canoniques (volume 2)Chapitre 534 sur 863 · Tbid. 48. Ibid., ad 5um · texte numérisé non relu

Tbid. 48. Ibid., ad 5um

» Avec un seul confesseur pour toutes les religieuses,

» il n'est guère possible d'introduire les schismes et les

» partis, fléau des communautés religieuses. Mais, d'au-

» tre part, combien nombreux et irréparables sont les

» dommages causés par le refus d'un confesseur parti-

» culier à certaines religieuses ! Ce refus peut occa-

» sionner d'innombrables sacrilèges, et, avec le sacri-

» lège, la perte de la vocation et la ruine spirituelle des

» âmes. Un pareil état de choses nuirait tôt ou tard

» au bien général de la communauté. On verrait bien-

» tôt y surgir le dégoût de l'observance régulière, les

» dissensions et les scandales. D'ailleurs, le for interne

» est absolument distinct du for externe. Le for in-

» terne est directement et tout entier pour le bien de

» l'individu. Le for externe est directement et tout

)> entier pour le bien général de la communauté. Le

» premier est secret et regarde la conscience. Le second

» est public et regarde les actions extérieures. Le for

» externe, pour atteindre son but propre, n'a pas be-

» soin du for interne. Il possède tous les moyens de coer-

» cition que lui fournissent les règles du droit pour

» rappeler au devoir ceux qui s'en éloignent. Elles c!oi-

» vent lui suffire sans qu'il y ait besoin de faire appel

» au for interne. Quand les deux autorités de l'un et

» l'autre for s'accordent ensemble, (et elles doivent

» s'efforcer d'y réussir toujours), ce concert des deux

» autorités est excellent pour produire le bon ordre

» dans la communauté. Cependant, il ne faut pas croire

» que le for externe a tellement besoin du for interne

» que sans lui il ne puisse atteindre son but propre et

» spécial . »

Art. 1235. — Toute léaèreté, toute affection trop humaine, doivent être évitées entre confesseurs et pénitentes. « Si l'on aperçoit, dit Bainte Térese, que dans

» un confesseur il y a quelque tendance vaine ou ter-

» restre, qu'on tienne alors tout pour suspect, quelque

)> bons que soient ses en! retiens; qu'on ne se permette

» en aucune façon d'en avoir avec lui; niais qu'on se

Page 1