Tbid. 48. Ibid., ad 5um
» Avec un seul confesseur pour toutes les religieuses,
» il n'est guère possible d'introduire les schismes et les
» partis, fléau des communautés religieuses. Mais, d'au-
» tre part, combien nombreux et irréparables sont les
» dommages causés par le refus d'un confesseur parti-
» culier à certaines religieuses ! Ce refus peut occa-
» sionner d'innombrables sacrilèges, et, avec le sacri-
» lège, la perte de la vocation et la ruine spirituelle des
» âmes. Un pareil état de choses nuirait tôt ou tard
» au bien général de la communauté. On verrait bien-
» tôt y surgir le dégoût de l'observance régulière, les
» dissensions et les scandales. D'ailleurs, le for interne
» est absolument distinct du for externe. Le for in-
» terne est directement et tout entier pour le bien de
» l'individu. Le for externe est directement et tout
)> entier pour le bien général de la communauté. Le
» premier est secret et regarde la conscience. Le second
» est public et regarde les actions extérieures. Le for
» externe, pour atteindre son but propre, n'a pas be-
» soin du for interne. Il possède tous les moyens de coer-
» cition que lui fournissent les règles du droit pour
» rappeler au devoir ceux qui s'en éloignent. Elles c!oi-
» vent lui suffire sans qu'il y ait besoin de faire appel
» au for interne. Quand les deux autorités de l'un et
» l'autre for s'accordent ensemble, (et elles doivent
» s'efforcer d'y réussir toujours), ce concert des deux
» autorités est excellent pour produire le bon ordre
» dans la communauté. Cependant, il ne faut pas croire
» que le for externe a tellement besoin du for interne
» que sans lui il ne puisse atteindre son but propre et
» spécial . »
Art. 1235. — Toute léaèreté, toute affection trop humaine, doivent être évitées entre confesseurs et pénitentes. « Si l'on aperçoit, dit Bainte Térese, que dans
» un confesseur il y a quelque tendance vaine ou ter-
» restre, qu'on tienne alors tout pour suspect, quelque
)> bons que soient ses en! retiens; qu'on ne se permette
» en aucune façon d'en avoir avec lui; niais qu'on se