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confesse en peu de mots et qu'on se retire. Le mieux dans ces rencontres sera de dire à la prieure qu'on ne se trouve pas bien de lui et de le changer... Cette légèreté mondaine dans un confesseur est un danger, une chose nuisible pour toutes les religieuses, un enfer. N'attendez pas, pour agir, que le mal que vous découvrez en lui ait fait de grands progrès ; mais, dès le principe, travaillez à l'extirper par tous les moyens qui dépendent de vous, et dont vous croirez user en conscience50. »
« Je vous conjure, mes sœurs, dit saint Vincent de Paul, par les entrailles de Notre-Seigneur, que, dès aussitôt que vous vous sentirez engagées d'affection à un confesseur, vous en avertissiez vos supérieures ; car, prenez-y bien garde, cette affection que vous croyez légitime n'est qu'un moyen dont le diable se servira pour perdre la compagnie (des Filles de la Charité) . Que si une sœur ainsi attachée n'a pas le courage de découvrir la flèche qu'elle a dans le cœur et qui tend à la sensualité, ah ! elle se perdra, cette fille, et, en se perdant, elle fera mépriser la compagnie51. »
On ne saurait mieux résumer les conseils à donner à
une religieuse touchant la conduite qu'elle doit tenir
à l'égard de son confesseur que ne l'a fait le vénérable
Père Libermann dans une lettre qu'il adressait à sa
nièce et filleule.
« 1° Ne voyez jamais votre confesseur qu'au confes-
» sionnal et uniquement au confessionnal.
» 2° Ne soyez pas trop longue au confessionnal. Dites
)> vos péchés ; demandez les avis dont vous aurez besoin,
» sans entrer clans de longs discours; jamais une seule
» parole étrangère au salut.
» 3° N'écrivez jamais de lettres au confesseur et ne
)> cherchez pas à en recevoir, quelque pieuses qu'elles
>< oient.
» ï° Ne parlez jamais du confesseur; ne parlez jamais