‹ Institutiones canoniques (volume 2)Chapitre 576 sur 863 · S. Vlpb. I.k... Praxis 19. S. Ai. pu. Lk... Praxis · texte numérisé non relu

S. Vlpb. I.k... Praxis 19. S. Ai. pu. Lk... Praxis

cou/., n° 02. n - ".'. 93. M uu . Theolog.

17. Il s'açit ici <lu vœu privé moral., n"s 1849 et 2142. — de chasteté ei non du vœu de Ciolu, Uirettorio prattico de] la profession religieuse. confessore novello, Siena, 1883.

18. S. Ai.ru. I.k... Praxis — MACH.,Te*oro del sacerdote, rouf., n Torino, 1876, n ■ 89 91

Que faut-il faire dans le doute au sujet de la vocation religieuse ?

La certitude sur la vocation religieuse, étant une certitude morale, n'est rien autre chose qu'une opinion plus probable sur l'existence de cette vocation. La probabilité peut être plus ou moins accentuée.

Pour émettre la profession des vœux, on doit exiger un plus probable atteignant à la certitude morale, c'est-à-dire au repos de l'âme dans l'assurance que le candidat, ou la candidate, à la vie religieuse sont réellement appelés par Dieu à l'état religieux en général, et à tel institut en particulier.

S'il s'agit seulement de l'entrée au postulat, ou au noviciat, une opinion légèrement plus probable, et qui n'arriverait pas à la certitude morale absolue, suffit, puisque l'épreuve du postulat et celle du noviciat sont établies par l'Église en vue de parvenir, au moyen d'une étude plus approfondie, à la certitude de la vocation.

Si la vocation est absolument douteuse, en ce sens qu'il soit également probable qu'une personne est appelée à vivre dans le siècle, ou qu'elle est appelée à l'état religieux, il semble plus sage, en règle générale, et sauf exception motivée, de ne pas commencer l'épreuve du postulat et celle du noviciat. Cette épreuve, en effet, requiert d'ordinaire pour le moins un commencement de certitude morale que le candidat, ou ,1a candidate, sont appelés à la vie religieuse.

Ces règles valent, tant au for interne qu'au for externe, et pour le candidat lui-même, et pour le confesseur, et pour les supérieurs et membres des chapitres, et conseils, appelés à donner leurs avis et suffrages sur l'admission au postulat, à la prise d'habit et à la proion.

« Une fille, écrit sainte Chantai, qui ne voudrait pas » appliquer son esprit et former son jugement, ayant » la capacité de le faire, mais voudrait donner sa voix » généralement à toutes les filles que l'on présenterait, » ou la refuser à toutes, je crois qu'elle pécherait gran-

» dément, et il ne faudrait nullement permettre cela 20.»

» S'il s'agit, dit un auteur approuvé, de recevoir une » postulante en habit séculier, ou de lui donner l'habit » de la religion, lorsqu'on a des raisons pour et contre, » on ne doit pas la refuser, puisqu'on aura le loisir de » s'éclaircir davantage, le temps du noviciat étant des- » tiné à cette épreuve. Mais s'il est question d'admettre » une novice à la profession religieuse, on ne le peut » faire dans le doute : de sorte que si pendant son no- » viciât elle ne s'est pas comportée de telle manière » qu'on puisse juger positivement qu'elle est digne de » la profession, l'on est obligé de lui refuser sa voix » et on doit absolument la renvoyer 21. »

Que faut-il penser de certaines vocations dont les motifs sont peu surnaturels dans les commencements ?

Il ne faut pas les rejeter absolument, mais les examiner avec soin et veiller attentivement sur les bonnes dispositions qui ne doivent pas trop tarder à se produire.

« Dieu n'attire pas avec égalité de motifs tous ceux » qu'il attire à Lui, dit sainte Jeanne-Françoise de » Chantai. Ainsi il s'en trouve peu qui viennent tout » à fait à son service, purement pour être siens et le y> servir. Entre les filles, desquelles la conversion est » illustre en l'Évangile, il n'y eut que Magdeleine qui » vînt par amour et avec l'amour. L'adultère y vint » par confusion publique, comme la Samaritaine par » confusion particulière. La Cananée vint pour être » soulagée en son affliction temporelle. Saint Paul, pre- » mier ermite, âgé de quinze ans, se retira dans sa » spélonque pour éviter la persécution ; saint Ignace » de Loyola par sa tribulation ; et cent autres. Il ne » faut pas vouloir que tous commencent par la perfec- » tion. Il importe peu comme l'on commence, pourvu » que l'on soit résolu de poursuivre et de bien finir... » Ceux qui furent contraints d'entrer au festin nuptial

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