V. Canon
La profession des vœux temporaires, ou perpétuels, doit toujours être émise publiquement. Il n'y a pas de profession secrète des vœux religieux. Pour la publicité de la profession, il n'est pas requis qu'elle soit émise dans L'église, en présence des fidèles. Son émission, au chapitre, en pré sence des religieux, ou religieuses de la communauté, ou de quelques-uns d'entre eux.
suffit.
La formule de la professi* n doit être insérée dans les constitutions. On doit retrancher de cette formule tout ce qui est inutile et y déclarer »
lement d'une façon explicite, qu'on émet les trois veuxsimples de pauvreté, de chas teté et d'obéissance, selon les constitutions de l'institut jour un an. pour trois ans. pour toujours.
Dans la plupart des reli-
gions, la profession des vœux soit temporaires, soit perpétuels, no fait dans les mains du supérieur, ou de la supérieure, ou dans celles d'un religieux, ou d'une religieuse, député à cet effet par le supérieur, ou la supérieure, acceptant la profession au nom de l'institut.
Quel est le supérieur, ou la Bupérieure,dont il est ici question ? Il appartient aux constitutions de chaque institut de préciser ce point particulier.
Dans la plupart des religions, par la formule de proîion l<-s nouveaux profès promettent l'obéissance au supérieur général et à ceux qui lui succéderont dans gg , ]Kir-
Pour ce motif, la profi sion. en l'absence (lu supérieur général, est émise dans les mains d'un religieux «léné par le supérieur -éné r il et rpii le représente.
Dans lefl instituts de droit
diocésain, la profession peut
DE LA PROFESSION DES VŒUX
Art. 1315. — On dressera de chaque profession des vœux, soit temporaires, soit perpétuels, un acte écrit signé du religieux, ou de la religieuse, profès, et au
être émise entre les mains de l'évêque, ou d'un représentant de l'évêque, si on promet obéissance à l'évêque, comme aussi entre les mains du supérieur, ou de la supérieure générale, ou d'un religieux, ou d'une religieuse, délégué par eux et qui les représentent, si l'on promet l'obéissance au supérieur, ou à la supérieure générale, selon que l'auront déterminé les constitutions, ou l'usage.
Ce mode d'émettre la profession religieuse, en usage dans les anciens ordres, et conservé jusqu'à nos jours dans la plupart des instituts religieux, a été emprunté aux anciennes coutumes de la chevalerie du Moyen Age, dans la cérémonie de l'hommage-lige, ou serment de fidélité que les vassaux prêtaient à leur seigneur et suzerain.
Quelques instituts religieux, plus récents, ont adopté pour la profession des vœux, la lecture de la formule de profession par le nouveau profès, ou la nouvelle professe, en présence du Très Saint Sacrement, pendant la messe, immédiatement avant la communion.
La eérémonie doit se faire alors de la manière suivante:
« Le célébrant reçoit les vœux •» du profès, ou de la professe.
» Après la communion du prê- » tre, la récitation du Confi-
» Uor, et (les prières qui sui-
» vent, Misereatur, Tndulgen-
» ha m, Domine, non sum
» dignus, pendant que le prê- » tre tient l'hostie entre ses » mains, tourné vers le profès, » ou la professe, chaque pro » fès lit successivement à » haute voix la formule de sa » profession, et immédiate- » ment après cette lecture, » reçoit la communion. » (S.