V. Canon
5. Saint Thomas d'\quin enseigne que les vœux perpétuels de religion annulent tous les autres vœux antérieurs qui se trouveraient être en opposition
le genre et Les règles de la vie de l'institut. « Les vœux » de religion, par cela seul » qu'ils sont perpétuels, l'em- » portent sur le voeu de visi- » ter la Terre Sainte qui est >. un vœu par sa nature même •> temporaire. Et comme le dit ■» Alexandre TTT en parlant du
» vœu de Terre-Sainte et du » rachat de ce vœu (cap.
» Scripturse) : Celui-là ne peut » pas être coupable d'avoir » violé son vœu, qui a trans- » formé l'obligation d'un vœu » temporaire en celle d'un » vœu perpétuel de religion. »
(S. Thom. d'Aquin, Summa, lia II* quaest. CLXXXIX, art. III.) Mais, comme on le voit, la raison apportée ici par saint Thomas porte sur la perpétuité et non sur la solennité du vœu. Il semble donc bien que les vœux simples perpétuels annulent tous les autres vœux antérieurs. V. card.
Gennari, Monitore Ecclesiastico, vol. VI, part. I, p. 258.