DU VŒU DE PAUVRETE EN GENERAL
faite à Dieu touchant ou la propriété, ou l'administration, ou l'usage, ou l'usufruit des biens matériels l.
Il est réglé dans ses modalités, non seulement par les lois et décrets Apostoliques de droit commun, mais aussi par la règle et les constitutions de chaque famille religieuse 2.
Toutefois la réglementation, portée par les constitutions de chaque religion pour la propriété, l'administration, l'usage ou l'usufruit des biens matériels, ne tombe sous le vœu de pauvreté qu'autant que les dites constitutions l'expriment formellement3.
» jamais propres à faire l'œu- » vre de Dieu, que nous » n'ayons un entier mépris de » nous-mêmes. » — S. Vincent de Paul tirait cette conclusion : « Nous estimerons plus » toutes les autres communau- » tés que la nôtre, parce )> (pi 'elles valent beaucoup » mieux. Cependant, nous au- » rons plus d'affection pour la » nôtre, parce qu'un enfant » bien-né aime plus sa mère, o quoique couverte de hail- » Ions, que la plus brillante » princesse de l'univers. » (Cité par Collet, Traité des devoir.s de la vie religieuse, tom. II, pag. 41.)
1. La propriété ou domaine radical d'un bien matériel est la possession de ce bien, conindépendamment de l'usage qu'on on peut faire, ou de l'usufruit qu'on en peut tirer.
L'administration ou gérence d'un bien matériel consiste à en assurer l'existence dans les meilleures conditions par les onvenables, et à en transmettre les revenus à qui de droit, conformément aux intentions du propriétaire.
L'usage d'un bien matériel
consiste à jouir de ce bien pour son propre avantage.
'L'usufruit consiste à user pour son propre avantage des revenus ou fruits d'un bien matériel. Celui qui se sert d'une jument pour labourer sa terre en a l'usage ; celui qui vend à son profit les poulains de la jument en a l'usufruit.
Celui qui habite une maison en a l'usage ; celui qui en touche le loyer à son profit en a l'usufruit.