DU SILENCE ET DES RECREATIONS
mier. Dans certains instituts les constitutions, ou le coutumier, en dehors des récréations ordinaires, laissent au supérieur, ou à la supérieure locale, la faculté d'accorder des récréations supplémentaires, quand ils le jugent opportun et utile, dans certaines limites cependant, déterminées par les constitutions, ou le coutumier, et qui ne doivent pas être dépassées 2.
2. La récréation, dans les maisons religieuses, est un des exercices importants de la vie commune, en raison des vertus qu'on trouve l'occasion d'y pratiquer. « Que les sœurs, » dit saint François de Sales, » ne portent point aux récréais tions des contenances tris- » tes et chagrines, ains un » visage gracieux et affable...
» Et comme les sœurs doivent <> avec simplicité et Franchise » se recréer par obeyssance, » aussi doivent-elles, par de- » votion, s'affectionner à par- » 1er souvent de bonnes eho- » ses. Qu'elles n'estiment pas » que ce soit peu de vertu de » faire la récréation comme il » faut, et que partant elles » n'y aillent pas par manière » d'acquist, et par coustume, » ains avec préparation et de 1 votion. I "ne sœur, tour à
» tour, advertira de la présen-
» ce de Dieu, et par inter»
» valle. durant la récréation » et à la fin. dira quelque y> bonne et sainte retenue. »
<( Les humeurs si restrein-
» tes, dit sainte Chantai, qui
» trouvent étrange que l'on
l parle un peu haut à la ré
)> création, ou «i1"' '""" r'r ,'r
» bon cour, ont tort ; car cet ■■ exercice de la récréation est
» tout à fait nécessaire aux
» filles .Te n'entends pas tOU
b tefois qu'il faille faire de s grands éclats de rire, ni par- » 1er d'une voix trop haute et » éclatante contraire à la mo- » destie. Il ne faut pas aussi » attendre des sœurs, (.n cette » action, une attention si forte » au recueillement, et à leurs » ouvrages, connue aux autres » temps; pour ce que cela les
» empêcherait de se récréer; » bien qu'elles doivent sou- » vent retourner leur esprit à » Dieu et travailler fîdèle- » ment; car, en effet, il nous » est ainsi commandé. L'on
» doit aussi quelquefois jeter )> de bonnes paroles parmi la
» récréation... Les lectures de
» table et autres peuvent four- » nir beaucoup de matière » pour cela... Je désirerais » que nous fussions ainsi de
» petits enfants, en bonté,
» Simplicité S! innocence ; et
» que nous nous eut ret hissions
» joyeusemenl et cordiale-
» ment tout à la bonne foi.
» comme dit notre H. l'ère
» dans son entretien, nous » communiquant nos petits
» biens et nos petits maux. » nOS petites |'er\eiirs et cou n soldions. nos petites penSl
m- les choses saintes que
» nous avons apprises, ou les
onceptions qui nous rien-
» «Iront sur les rencontres, ou
» uiêmeinent sur nos ouvr&gl