‹ Institutiones canoniques (volume 2)Chapitre 690 sur 863 · CHAPITRE L · texte numérisé non relu

CHAPITRE L

De la nourriture, du jeûne et de l'abstinence dans lès familles religieuses; et de la lecture au réfectoire de la communauté.

Art. 1421. — Bien qu'il ne convienne pas d'insérer dans les constitutions trop de détails sur la nourriture des religieux, ou religieuses ; toutes choses qui doivent être renvoyées au coutumier ; il est nécessaire cependant que les constitutions fixent les règles générales sur leur nourriture, de façon à ce que dans un même institut le régime alimentaire ne varie pas selon chaque communauté, et qu'il y ait, autant que possible, et sauf les divergences nécessitées par les circonstances locales, uniformité dans tout l'institut quant à la quantité et à la qualité des mets servis aux membres d'une même famille religieuse 1.

» et autres petits sujets qui » arrivent en ces occasions ; » et tout cela, avec franchise » et sainte liberté d'esprit, » hors de laquelle on ne pour- » ra se récréer; et enfin, avec » une parfaite confiance les » unes aux autres, n'ayant » égard ni contrainte de rien, » sinon de déplaire à Dieu, » auquel nous voulons plaire » par nos franches et innocen- » tes récréations. » (Ste Chantai,, Réponses sur les constitutions.)

1. La nourriture doit être uniforme pour tous les religieux, ou religieuses, quant à la nature des mets. On ne doit servir rien de particulier à qui que ce soit, et même aux supérieurs et dignitaires de l'institut, à moins d'une disjustifiée par l'état de •■■•inté.

Les supérieurs floivent veiller à ce que la nourriture,

sans être recherchée, soit convenablement apprêtée et suffisamment abondante.

Les religieux et religieuses doivent se contenter de la nourriture qui leur est offerte, conformément aux règles et usages de l'institut, ayant toujours présentes à l'esprit ces paroles d'un grand maître de la vie spirituelle. « Mettez- » vous dans l'esprit, lorsque » vous allez à table, qu'à » cause de vos péchés vous ne » devriez manger que du pain » et ne boire que de l'eau...

» Si vous aviez bien dans l'es- » prit vos péchés et la morti- » fication qui vous est néces- » saire pour les expier, il vous » paraîtrait qu'on vous a trai- » té avec beaucoup de muni- » fieence quand on vous donne » quelque chose de plus que » votre pain. » (S. Vincent Fermer, Traité de la vie spirituelle.)

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