‹ Institutiones canoniquesChapitre 18 sur 766 · EN FORME PRIVEE · texte numérisé non relu

EN FORME PRIVEE

lavage ment :

^. Simultanément on récite la formule du sacre- Ego te baptizo in nomine Patris, et Filii, et Spiritûs Sancti, ou en français : Je te baptise au nom du Père, et du F//.s et du Saint-Esprit ' ; de telle sorte, qu'à la mention de chacune des personnes de la Très Sainte Trinité, corresponde une effusion de l'eau en forme de croix ^.

conféré sur une partie du corps autre que la tête.

En présence de cette divergence d'opinions, l'Église n'a jamais voulu se prononcer sur leur valeur respective.

En pratique, dans le cas de péril de mort de l'enfant, l'Ëglise veut et ordonne :

a) de baptiser toujours l'enfant sur la tête, quand la chose est possible ;

h) de baptiser toujours l'enfant sur une partie quelconque du corps, quand le baptême sur la tête n'est pas possible.

6. Le baptême doit être conféré par mode cl'ahhition ou de lavage. I^'eau doit couler sur la tête de l'enfant. Le baptême serait donc nul. si, au lieu de faire couler l'eau sur la tête de l'enfant, on se contentait de toucher l'enfant avec le doigt trempé dans l'eau, par mode d'onctioi}.

(CONGRKG. DU S. OfFICK, (1é-

clar. du 14 décembre 1808.) C'est pourquoi le ministre du baptême doit, en certains cas, s'il est besoin, séparer les cheveux avec la main gauche. prn.

dant qu'avec la main droite, il verse l'eau qui doit pénétrer jusqu'à la peau. Tl est prudent, en tout temps, d'humecter d'abord la place de la tête sur laquelle l'eau sera versée, de façon à ce (\u(' \o

contact soit parfait et certain.

7, Rituel Rom., (Cap. De sacrameuto haptism.t, § De forma sacramenti.) La formule sacramentelle du baptême peut être récitée en latin, ou en français,ou dans n'importe quelle langue, ou idiome. On ne doit rien en retrancher, ni rien y ajouter, ni la modifier de quelque façon que ce soit.

On ne doit pas y ajouter les mots: Ainsi soit-il. Si cependant on l'avait fait par distraction, ou inadvertance, il n'y aurait pas lieu de s'en inquiéter, cette adjonction de paroles inutiles n'empêchant en rien la validité du baptême.

8. I^es paroles de la formule sacramentelle doivent être prononcées en même temps que l'on verse l'eau sur la tête de l'enfant. 11 n'est pas cependant requis pour la validité du baptême qu'il y ait une simultanéité rigoureuse de temps entre, d'une part, le commencement et la fin de l'ablution, et. d'autre part, le commencement et la fin de la récitation de la formule du baptême. Il suffît d'une simultanéité morale, en sorte que les paroles s'unissent à l'acte.

On ne doit donc pas procéder au lavage de la tête, et, cette action complètement achevée, commencer la récitation de la formule, ni, en sens

Art. 1711. — Dans les baptêmes, en forme privée, le ministre du sacrement de baptême peut être un laïciue, homme ou femme ^ ; mais on doit choisir de préférence un jirêtre ; faute de prêtre, un diacre ; faute de diacre, un clerc; faute de clerc, un laïque ^".

Dans certains c^s où l'exigent les lois de la décence, comme ceux indiqués ci-dessous, à l'article 1717, une femme, à défaut du médecin, doit être choisie de préférence, pour donner le baptême à l'enfant avant le

contraire, commencer par la récitation de la formule, et, cette récitation achevée, procéder au versement de l'eau sur la tête de l'enfant.

Enfin et surtout l'action du lavage et la récitation de la formule doivent être faites par la même personne. La collation du baptême serait certainement nulle, si, dans l'empressement et le trouble du premier moment, le baptême était conféré par plusieurs jiorsonnes ensemble, dont l'une aurait versé l'eau sur la tête de l'enfant, et l'autre aurait prononcé les paroles sacramentelles,

La tripl(; effusion de l'eau, (-iia(|Uf' fois en forme de croix, sur la tête de l'enfant, est prescrite par le Rituel Romain (Cap. I)e mcrarnonto hnp tinmi. Ordo baptismi parvidorum.) Cependant, une seule effusion d'eau sur la tête de l'enfant, par mode d'ablution ou dr lava^fe, suffirait pour assurer la validité du baptême.

Mais Vofuissum volontaire de la triple effusion prescrite par le Rituel, constituerait certainement une faute pour le ministre du safTf-ment, agissant de la srjrte.

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