S. Ai.Pii. Tac... Moral., ihid., ii
supérieure de Pâme, qui consiste uniquement dans le regret de la volonté et l'aversion rationnelle qu'elle éprouve pour le péché. Cette aversion doit être souveraine, c'est-à-dire que rationnellement l'intelligence doit considérer le j^éché comme étant le souverain mal, opi)Osé directement à Dieu, qui est le souverain bien. Le jDéché, même véniel, envisagé à ce point de vue, l'emporte donc sur tous les autres maux et doit produire dans l'intelligence et la volonté une aversion souveraine, bien que dans la partie sensible de l'âme nous puissions éprouver pour les autres maux temporels et physiques une aversion et une détestation bien plus grandes, bien plus vives, bien plus sensibles que pour e peclie .
Art. 1963. — I^es théologiens distinguent trois degrés d'intensité dans la contrition parfaite : le premier où nous détestons, pour le motif de charité ci-dessus iinhqué, tous les péchés mortels ; le second où pour le même motif de charité nous détestons tous les péchés véniels; le troisième où toujours pour le même motif de charité nous détestons le péché soit véniel, soit mortel, avec une telle intensité produite par la grâce divine que la flouleur procédant de la volonté envahit toutes les facultés de l'âme et même du corps, et peut aller jusqu'à produii-e la mort. D'où la sueur de sang dans l'agonie du Christ et cette parole du Sauveur : « Mon âme est triste jusqu'à la mort ».
Ces divers degrés marquent ime contrition qui est toujours essentiellement la même par nature, puisque toujours parfaite, (quelle qu'en soit d'ailleurs l'intensité j)]us ou moins grande. Il y a en effet contrition parfaite, dès fju'il y a douleur de la volonté et détestation du péché par le motif de charité divine indiqué plus haut ''''\
Art. 1964. — I,a contrition parfaite, même au degré infinie, nous obtient le pardon des péchés et nous rend la grâce sanclifiante, si nous l'avons perdue par suite du
3i. Catkciiism. TloMAN., De .35. S. Alpii. Lig., Moral.,
Pfrniirniia, ri. 27. — Marc, livre VF, n" 442. — Marc, ih'xl., II. ir.f,?. ib'ul, n. 1071.