V. Canon
I. La mère étant vivante, n'est pas obligée de consentir à l'opération césarienne, même en vue de sauver la vie de son enfant, ou de lui assurer le bienfait du baptême.
Telle est l'opinion plus probable de la plupart des théologiens et canonistes contre l'opinion probable de quelques autres théologiens et canonistes soutenant que la mère est obligée de subir la dite opération, pour procurer à son enfant le bienfait de la vie naturelle, et surtout du salut éternel par le baptême. I>es auteurs qui soutiennent cette dernière opinion mett'înt en avant que sur cent femmes soumises à l'opération césarif-rine soixante-cinq se sauvfiit, d'après vScandoni, soixante-sept, d'après Michœlis ; soixante-dix, d'après Kaiser; soixante-douze, d'après Villeiifiive; les trois-quarts, d'a- 7»rès Van verts, Péhan, cent cinquante-neuf sur cent soixantedix, d'après Bar (1899),quatrevinpi-quinz»^' sur cent d'après Couvf.lairf (1911). X(;uf enfants sur dix pfuvent être *inuvés par l'f)|)('r,ition césa-
rienne, dit Kaiser, qui sans elle auraient péri. Et ils citent en faveur de leur opinion la sentence du Saint-Ofi&ce :
Nihil obstat quod Tnulier cœsarese operationi suo tempore suhiiciatur. (Resp. du 4 mai 1898). Il est vrai que l'opération césarienne, autrefois très douloureuse et pleine de périls, est aujourd'hui devenue relativement facile à la chirurgie actuelle, pourvu toutefois que la patiente soit dans les conditions voulues de vigueur physique et morale. En toute hypothèse, l'opération ne peut jamais être pratiquée à l'insu et contre le gré de la mère endormie à cet effet.
II. Quand la mère est morte, il y a obligation de procéder à l'opération césarienne.
Le droit romain est formel sur ce point. « Vetat lex re- » gia mulierem, qua3 pras- » gnans mortua sit, humari, » antequam partus ei excida- » tur; is qui contra fecerit, )) spem animantis cum gravi- » da peremisse videtur. » (Di- (fCHt., libr. XI, tit. VIII, cap.
Le droit canonique a suivi sur ce point le droit romain.
C'est pour(|uoi le Rituel Romain dit expressément : « vSi » mater praignans mortua fue-