CHAPITRE XXII
De la séparation des époux.
Art. 2348. — Le mariage, validement contracté, et
consommé, ne peut être dissous pour aucun motif et par
aucune [)uissance humaine. I^a mort, seule, brise le lien
riii niariaîre ^,
Art. 2349. — Le mariage, contracté entre personnes baptisées, ou entre personnes dont une est baptisée, s'il n'a pas été consommé, est dissous de droit par la profession religieuse solennelle subséquente d'une des [)-')rlies ^.
Art. 2350. — T.e mariage, contracté entre les personnes ci-dessus indiquées, à l'article 2349, et non
consommé, peut être dissous, en vertu d'une dispense du Saint-Siège, accordée pour un juste motif, à la demande des deux parties, ou même à la demande d'une seule des parties et malgré l'opposition de l'autre partie '.
Art. 2351. — Les époux doivent garder la communauté de la vie conjugale, tant que pour un juste motif n'est pas autorisée leur séparation*.
L'épouse, tant qu'elle n'est pas légitimement séparée de son mari, n'a pas d'autre domicile que celui de son mari "".
L'épouse, injustement abandonnée de son conjoint, ne peut pas obtenir un domicile canonique, propre et distinct de celui du conjoint, tant qu'elle n'a pas obtenu du juge ecclésiastique la séparation perpétuelle, ou pour un temps indéterminé ''. Et ce juge est, non pas l'Ordinaire du lieu, où l'épouse a son domicile, ou quasi-domicile, propre et distinct ; mais bien l'Ordinaire du lieu, où le conjoint a son domicile propre et distinct '. Si toutefois l'époux n'est pas catholique, l'épouse catholique, mais qui n'est pas encore légitimement séparée de son mari, peut choisir, pour juge ecclésiastique de la séparation, ou l'Ordinaire du lieu où son mari a un domicile, ou quasi-domicile, ou l'Ordinaire du lieu, où elle a elle-même un domicile, ou quasi-domicile ^.
Art. 2352. — S'il y a eu adultère de la pari d'une des parties, la partie innocente a le droit de rompre la communauté de la vie conjugale, non seulement pour un temps, mais pour toujours. Néanmoins, dans ce cas, le lien indissoluble du mariage subsiste encore, et rend impossible selon la loi de Dieu, tout nouveau mariage.