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CHAPITRE XXXV

Première difficulté proposée contre t origine ignée des grcuiits^ déduite des {vitrifications par le feu

§ a I '^. L effet que produit le feu répandu dans Dne masse de substances hétérogènes, c*est de fondre, de vitrifier, d* assimiler ces substances, et de les réduire à une matière vitreuse et homogène du moins en apparence. Ainsi nous voyons que plasieuFs substauces mêlées ensemble dans une fusion générale, s*unissent de manière qu^on ne peut plus distinguer Tune de Tautre.

Cette objection qui au premier aspect semble trèfl-fôrte, fait naître deux doutes; et d^abord ks diverses substances qu^on suppose participer i une fusion commune, s* unissent-elles et se confondent-elles .toujours en s^amalgamant dans une niasse homogène en apparence, comme cela arrive par rapport au cristal dans lequel se confondent ensemble les matières terreuses, salines et les oxydes métalliques ? Ensuite de la fusion des corps, résulte-t-il toujours la formation du verre ou de substances qui aient les caractères extérieurs de la pierre?

§ 218. En répondant au premier doute, je ne puis me dispenser dé rapporter les observations

faites par Saussure sur la fusion des granits e\ des porphyres. Il mit dans un creuset quelque^ fragmens d*un granit composé de quartz, d^ mica et de feld-epath, lesquels après avoir eufaj Taction du feu, se trouvèrent unis et déprimés; ils remplirent le fond du creuset^ et la superfi^ cie de la matière fondue était concave et brilH lante. En rompant cette matière vitreuse, on | reconnoissait distinctement les trois élémens dd granit , savoir, le mica foddu en un verre brun verdâtre, parsemé de bulles; le feld-spath réduit en un verre transparent et sans couleur, rempli de bulles visibles seulement à la loupe , et dui au point de couper le verre et de faire feu aa briquet; le quarts enfin conservé intact méms dans ses plus petites parties, ayant seulement perdu sa transparence par une quantité infinie de gerçures. La fusion du granit ne forme dooc pas une pâte homogène. Saussure répéta Yejftrience avec un autre granit, et il eut le mène résultat II voulut examiner ce qui arriverait ea fondant une roche composée seulement de deux substances, savoir^ de quarts et de schori (i)«

(x) Amphibole d^Haiiy, hornblende det AUemandt. Qaaoïl SeoMure écrivait le volume où il rapporte les expériences dont il s*agit ici 9 le terme vague et indétenniné de schori^ qm t'ippUqnait à tant de substances différentes par lears caractères physiques , chimicpies et géométriques , régnait encore dam li minéralogie. La facilité avec laquelle Tamphibole te fond en aa

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