‹ Institutiones géologiquesChapitre 103 sur 151 · LIVRE m. CHAP. XXXT · texte numérisé non relu

LIVRE m. CHAP. XXXT

?t il obtint un verre cellulaire semé de particules ilancheé quartzeuses. Le quartz s^ètait donc réduit în petites parties ^ qui, disséminées dans la pâte lu verre formé par la fusion de Tamphibole, ne (^étaient point assimilées avec elle. Alors Saussure >orta ses expériences sur la fusion de cinq espèces le porphyres , et il obtint toujours des vitrifications dans lesqueUes on reconnoissait distinctement les difflèreutes parties : quelquefois le verre du Eeld-*6path se plaçait à la superficie, et le reste de la masse se composait dû verre qui résultait de la fusion de la base de la pierre ; d^autres bis les parties siliceuses feld^spathiques étaient ■iveloppées dans le verre produit par la base la porphyre, mais elles étaient toujours distinctes M reconnoissables. On peut voir ce qde Saussure a écrit sur ce sujet dans le § 1 74 ^^ snir. du Voyage dans les Alpes.

§ a 19. Les mêmes e^tpériences, mais par une autre méthode et sous un point de vue diff&«reût, furent répétées ett ï8o8, par De Dréc (Voy. Journal des mines ^ n.** iSç). Quelquesuns des phénomènes qui en résultèrent , furent, i.^'^e les substances dont se compose le granit, bien que converties en verre par la fusion , et

émail noÎT) doime lieu de croire qae la roche sur laquelle Sautrare fit tes ezpériencet , était composée de quartz et d*amphibole ou même de tourmaline également fuiible. Cet tubttancea pierreuses sont communes dans les Alpes.

348 INSTIT0TIOK8 GÉOLOGIQUES.

tourmentées par le boursoufflement ^ ne se lèrent pas ; %.^ que la pâte des porphyres se fc en verre sans que les cristaux de feld-spath s'i rassent sensiblement; 3.^ que la poudre trèd4 des porphyres retourna à Tètat pierreux, et qa y reconnoissait quelques petites lames changQ tes qui indiquaient les èlèmens de quelques p ties feld-spatiques. Ces observations démenti que les parties dont les granits et les porpb se composent, peuvent participer à une bk commune sans s^unir en une masse homogèo» uniforme, ou en se séparant tour à tour dan période de leur refroidissement, ce qui conci avec les observations de Beddoës rapportée! % 209. Je ne dois pas passer sous silence belle observation faite par M/ Gordien Ce sa naturaliste , après un travail aussi constant pénible , étant venu à bout de faire , )e presque Fanalyse mécanique de la pâte des la s^est convaincu que la matière dont elles formées, se cristallise en entier par le refrc sèment, et se diange en une infinité de petits cristaux ou grains entrelacés comme le granit ordinaire. A Taide de beaucoup < périences comparatives, et d*un examen rèf des caractères externes et des propriétés p ques et chimiques de ces petits cristaux, ^ déterminé leurs espèces qui sont le feld-spat! pyroxène, Famphigène, le péridot, Tamphil

35o INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.

quelques fragniens de métal de cloche ^ on rd marqua quelques parties régulièrement cristalli •ées^ et dans quelques ustensiles de laiton^ o vit le cuivre séparé du zinc. Dans la riche col lection des minéraux de Thomson^ on conserv^^ beaucoup de ces échantillons, et entr* autres^ d morceau très-singulier de laitoii dans lequel 1^ métaux dont il se compose , minéralisés par 1 lave, se sont cristallisés séparément, le sine e| cristaux petits et groupés dont on ne saurai déterminer la forme; puis le cuivre cristalU tantôt en prismes tétraèdes formés par ime sérij de cristaux octaèdres appliqués les uns sur 1^ autres et terminés en octaèdres parfaits, tanq que quelques-uns font saillie en dehors par 1^ côtés; tantôt en lames qui ont la forme de feuille de fougère. Cette cristallisation était si belle e{ si décidée , que Fauteur précité la fit graver i\ grandeur presque naturelle, et nous croyons <p^ le lecteur sera bien aise de la voir reprodaîM dans la planche B , fig. 2 et 3. On ne peut co» cevoir de telles modifications dans la substance de ce corps , sans une vraie fluidité produite pa| la chaleur de la lave , et malgré cette fluidité le^ élémens de ce même corps ne sont pas resté! confondus ensemble , ils ne se sont même pa^ mêlés avec la matière fluide de la lave avec la^ quelle ils étaient en contact immédiat. Nous savoo^ encore qu^un minéralogiste danois. M.' Ratske^

Page 1