‹ Institutiones géologiquesChapitre 104 sur 151 · LIVRE III. GHAJP. XXXV · texte numérisé non relu

LIVRE III. GHAJP. XXXV

a trouvé le plomb natif (0 dans les laves de Tîle de Madère ^ et que ce plomb a été classifié par H/ Haiiy ^ bous le nom de plomb natif volcanique amorphe en masses contournées. Nous avons donc quelques exemples de substances qui ùut participé à une fusion commune aux autres ivec lesquelles elles étaient en contact ^ sans rétre unies en un composé visiblement homo-* gène ou qui, dans le refroidissement, se sont léparées des autres parties de la masse. Gomme la conséquence de ces deux opinions est la méme^ il est indifférent de choisir Tune ou Fautre. Exanmons maintenant le second doute , c^est-à-dire^ il de la fusion des substances terreuses , il doit |5ujour8 résulter du verre ?

§221. Cela arrive certainement dans les fusions ordinaires et communes ; mais les phénomènes que présente le feu , dans une petite quantité de madère , qui ne comprend qu^un petit nombre de

(i) On a parlé encore d* un plomb tant natt/, qu* oxydé , trouvé dans un morceau erratique de lave poreuse aux environs de Gassel ( Voy. Annales de Moll, tom. 5 ). Mais Woigt dévoila Forigine de cette équivoque. Le chemin avait été pavé avec des pierres provenant de la démolition des fourneaux d^une fonderie de plomb où Ton avait la mauvaise coutume de fondre le minéral dans des récipient de lave poreuse. Il parolt qu*on n*a pas à craindre de tomber dans une pareille équivoque relativement au plomb dont parlent Ratske et Haùy , et qui dut avoir pour origine quelque masse de plomb, laquelle enveloppée par la lave, •e fondit sans se mêler avec cette lave.

subetaDces hétérogènes, nont aucune ressemblance avec ceux que le calorique dut produir< dans une masse immense comme celle du globe, et sur une quantité de substances de diver» nature , aussi prodigieuse que celle dont se com posait cette masse. Les phénomènes du refroi dissement doivent encore différer entr*euK ei raison de la disparité des masses. Comme noix aurons occasion de revenir sur cet objet , nou) nous contenterons d'observer ici que des fusions^ il peut résulter quelquefois au lieu de verre , d< la pierre, soit à cause d'un changement opéré dans la constitution physique du corps par ui| refroidissement très-lent , soit parce qu'il y a dc^ fusions d'une nature différente de celles qui proi duisent le verre. La liquéfaction ignée et la fusion vitreuse , observe M.' De Drée , à l'endroit précédemment cité , sont deux opérations bien distinctes. Dans la liquéfaction ignée, la chaleur détruit la cohésion des substances sans changei leur nature ; daps la fusion vitreuse au contrain toutes les substances composantes sont dissoutes pour former le verre , matière en apparence homogène , qui n'a plus aucun rapport avec les substances primitives. Lorsque l'action du feu se dirige sur une petite masse composée d'élémens diffèrens , pendant un court espace de temps et au contact libre de l'air , ainsi que cela arrive dans nos laboratoires , on obtient toujours le

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