LIVRE m. châp. xlv
Il description de 2 5 variétés de lavée porphyii'*' iqiies^ plus ou moind ausceptiblea de recevoir le ^oli^ analogues aux porphyres, d^un grain fin, semblable à celai du petro-silex et de cassure conchoïde. La 3/ et la 4/ de ces variétés méritent surtout une attention particulière. La 3.* qu*on voit aux environs de Licodie , est susceptible de recevoir un beau lustre; sciée selon les' tranches des cristaux du feld-spath, elle imite* parfaitement ce porphyre que les lapidaires ont appelé serpentin noir ajuique ^ et Ton pourrait remployer dans les arts. La 4.* variété configurée en superbes colonnes prismatiques pentaèdres et hexaèdres , rend un son clair semblable à celui du bronze ('). Dans -ses Essais de géolo^ , tom. 2 , part, a , M.** De Faujas décrit plusieurs laves porphyridques de diverses contrées. Nous nous bornerons à citer celle de File des Salines près le village d^Âmalfa ^ et dont il est parlé à la page 446. La pâte de cette lave est fine et corn-* pacte ^ à fond d^un brun foncé^violâtre ^ avec une multitude de petits cristaux de feld-spath d*un blanc un peu* grisâtre, bien prononcés, très-rapprochés les uns des autres , et configurés les uns
(i) Les porpkyret de la montagne de Donnertberg enBohfmèy sont anMi sonores. Analysés par Klaproth , ils ont donné 8,fO de sonde, et comme cet alcali a été tronvé par Kennedy dans les laves et dans les basaltes , sa présence pourrait donner lieu de conjectfirer Forigine volcanique des porphyres sonores du Donnenberg»
€a rhoraboïdes ^ d'autres en parallèlipipèdes plus ou moins réguliers , et plusieurs en grains de forme ovale, et même arrondie. Cette lave porphyroïde est très-attirable et susceptible de recevoir un beau polL
g 274. Humboldt a observé que dans la Cordilière des Andes, on voyage des mois entiers sans voir Tardoisci^ le schiste micocé, le gneiss, et surtout saas trouver aucune trace de granit. Dans cette contrée, le porphyre s* élève jusqu^à la hauteur de six mille mètres (Voy. la Lettre de Bumboldt écrite de la capitale du Mexique à r Institut de fronce, dans le tom. 3 des Annales du Musée d histoire naturelle), et il y a de pnissans motifs . de croire que ces porphyres ont été produits par ces immenses volcans dont la force et Fénergie surpassent celles des volcans que nous connoissons en Europe (0, et que dans leur origine , ces mêmes porphyres ont été de véritables laves qui ont couvert les granits qu*on n^aperçoit que dans les vallées et dans les endroits les plus bas. En effet, Humboldt dit que le porphyre
(i) Les mugissemens sonterraiDs du Gotopaid dans ^éruption de 1744') furent entendus jusqu^à la distance de aao lieues. En Europe , nous n'aTons point dHdée d*une psreiUe intensité d^action des volcans. Quelques-ans de ceux d* Amérique, aelon Humboldt, sont cinq fois plus grands que le Vésuve. Si TEtna a vomi des laves de cent milles carrés de superficie , quelle immense quantité de matière n*aura-^-elle pas pu dégorger des bouches voltauiques d'Amérique ?