‹ Institutiones géologiquesChapitre 140 sur 151 · LIVRE III. GHAP. ZLV · texte numérisé non relu

LIVRE III. GHAP. ZLV

est le siège du feu volcanique, et en dAcrîvanC les substances qu'il renferme, il cite le fekl-spath vitreux, Tolivine, la comèenne ( amphibole ). Si le porphyre accompagne constamment les volcans d* Amérique , et si les substances quMl renferme sont les mêmes que celles qu'on observe quelquefois dans les laves , il est naturel de penser que les immenses amas de porphyre qui existent dans les montagnes de TAmérique méridionale^ sont Touvrage du feu de ces extraordinaires volcans^

§ ayS. Il est vrai que Humboldt alors prévenu d'autres principes , croyait que les roches porphy«ritiques avaient une existence antérieure à celle des éruptions volcaniques ; mais la raison qu'il donnait pour se dispenser d'attribuer à ces roches^ une origine volcanique , nous paroit bien plus favorable à l'opinion contraire , qu'à celle qu'il soutenait. Il se fondait sur la quantité de pierres obsidiennes contenues dans ces porphyres ; mais les volcans des îles Êoliennes ont fourni et fournissent beaucoup de verre parfaitement semblable à l'obsidienne , et tel que celui qu'on trouve en si grande quantité dans les volcans des îles du sud , visitées par Cook ; et il n'est personne qui ne connoisse le verre noir compacte des volcans d'Islande. Il semble que Humboldt regardait comme impossible le phénomène d'un courant de lave vitreuse ; mais une pareille lavç ne

diffère de .toutes les autres que par Tapparence d^une parfaite vitrification. George Mackeaaie trouva près de rÊcla, un courant d^obsidienne ( Voy. Jlfonihly repenory , décembre 1 8 1 n ). La Billardière ( Voy. Voyage à la recherche de la Pirouse ) parle de grosses masses de verre noirâtre^ très-compacte et semblable à celui des bouteilles^ qu^on rencontre sur le dos du Pic de Ténériffe , où Cordier a encore reconnu deux courans de lave vitreuse ( Voy. Journal de physique , tom. Sy , pag. Sy ). Ferrara dans Ja Minéralogie siciUenne , § 6 ^ dit avoir trouvé des amas de verre noir parmi les anciennes lavés de Palagonie. La grande masse de lave sur laquelle est fondée la ville, de Lipari , est presque entièrement vitreuse ; et Spallanzani ( Voy. Voyage aux Deux Siciles , tom. 2 ^ chap. ï 5 ) observe que le mont de la Gastagna , dans la même fle de Lipari^ lequel a plus de 4 milles de circonférence, est entièrement composé d^émaux et de venre avec quelques courans continus de verre , en sorte que ce mont , le Champ blanc et les lieux adjacens qui s'unissent ensemble ^ forment une masse vitrifiée de 8 milles de circonférence. Le docteur J. Home qui visita les tles de Lipari avec M.*^ Hall , assure y avoir vu un courant d'obsidienne dans Téruption du volcan de 1775. D^ns cette course , ils rencontrèrent Dolomieu , et s'était réunis tous, trois pour aller exanùuer

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