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un courant qu^ils jugeaient de loin être nne lave ordinaire^ lorsqu^b en forent près^ il reconnurent à leur très-grande surprise^ que cette lave était entièrement composée d^ obsidienne et de pierres ponces mêlées ensemble. L* obsidienne était partagée en grandes masses^ et renfermait çà et là des taches blanches ; et la pierre ponce qui offrait beaucoup de variétés, avait évidemment couru avec Tobsidienne , et occupait là partie supérieure du courant qui était sorti du cratère par plusieurs ouvertures , et s^étendait sur une largeur de deux milles et demi dans une longueur de trois milles ( Yoy. Bihl. brit. , janvier i8i5 ). La présence du verre ou de Tobsidienne dans les porphyres d^Âmérique forme donc par elle-même un indice très-fort de Tongine volcanique de ces porphyres.
g 276. De Luc dans les observations sur les volcans et les laves , rapportées dans le /oumal des mines , n." 96 , assure avoir examine quelques échantillons des roches appelées porphyritiques par Uamboldt, lesquels provenaient du volcan de Tunguragua , et les avoir reconnus pour éd^ des produits volcaniques. Enfin Humboldt luimême , de retour en Europe, changea de sentiment , et écrivit à M.' De Faujas ( Voy. Faujas, Essai de géologie , tom. a , pag. é^So ) : « Je sub * » tout-à-fait de votre avis que les volcans proj> doisent des substances porphyritiques et que
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9 le globe a eu jadis des révolutions volcankjues » différentes de celle d^aujourd^hui.» Non content de cela ^ dans la Reladon historique du voyage , tom. i^ pag. i63^ il a écrit avec cetie loyauté qui est propre au véritable philosophe ^ qu'une étude plus approfondie de la nature^ de nouveaux voyages et des observations faites sur les produits des volcans en activité , ont changé ses idées ^ et qu'il lui semble aujourd'hui très-probable que les obsidiennes et les porphyres à base obsidienne ^ soient des masses vitrifiées dont le refroidissement a été trop rapide pour qu'elles aient pu se changer en laves vitreuses.
§ 277. Quelques géologues parlent d'un porphyre à base de perlstein. Mais quelle est donc la substance à laquelle on a donné ce nom ? Si nous consultons les analyses chimiques ^ nous y trouverons à peu près les mêmes élémens qui sont dans les substances volcaniques, savoir, la silice, l'alumine , l'oxide de fer , la potasse , etc. : et tous les échantillons de perlstein que j'ai eu occasion d'observer , m'ont paru à leurs caractères externes, être de purs et' simples produits volcaniques plus ou moins vitrifiés; en sorte qu'on sera forcé de convenir qu'Haiiy a eu bien raison de supprimer le nom insignifiant Ae perlstein ^ tt de substituer celui de lave vitreuse avec les èpîtbètes obsidienne , — émaillée , — perlacée , — pumicée , — capillaire , etc., selon les caractères