‹ Institutiones géologiquesChapitre 19 sur 151 · LIVRE PREM. CHA?. V · texte numérisé non relu

LIVRE PREM. CHA?. V

parle de la variété violette qui se fait rettiarquer dans le granit de la Sibérie orientale^ et sur Fautoritè de Daudrada il fait mention des schistes micacés riches en spaths fluors qu^on voit dans la Suède. Mais malgré tous ees exem*> pies et bien d^autres qù^on pourrait rapporter^ il esc certain que les combinaisons de Tacide fluoriqtte n*ont eu ordinairement que très*peu de part à la composition des roches primitives. Tout ce qu*on en peut déduire , c^est que les couches de chaux fluatée se rencontrent plus communément dans les montagnes primitives. Nous disons plus commfuèément ^ parce que dans le Deibyslûre le spath fluors forme des filons qui traversent une montagne de pierre calcaire coqnilHère, et que dans les environs de Paris on a trouvé le même spath fluors dans un ter* rain coquillier. Il paro(t donc que lorsque la matière terrestre se cristallisa ^ il n*existaic p<^t dans les rochas primitives une assez grande dose diacide fluoricpie pour pouvoir suffire i tenir en dissolution cette énorme quantité de silice qui entra dans la ccnnposition des granits et des autres roches primitives. Mais cette terre siliceuse n'est encore ette-nnéme qu^une partie des mib^ stances dont se composent les roches primitives de notre globe; combien d'autres terres de dp* verse nature n*ont<-elles pas été incorporées daps ces masses prodigieuses ? Ajoutons les substances

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combuBtibles et métalliques avec leurs innombrables combinaisons. Four prétendre que Feau ait été capable de tenir en dissolution toutes ces substances^ il faudrait reconnoitre dans ce fluide une vertu qu*il n'a certainement pas aujourd'hui; il faudrait taire une hypothèse non-seulement gratuite , mais qui répugne à tous les faits qu'on tegarde comme constans en chimie ^ et iipaginer un dissolvant capable d'agir sur toutes les espèces de substances.

§ aa. Rome de Flsle admettant le principe communément reçu de son temps qu'il n'y a point de cristallisation sans préalable solution , et reconnoissant que les substances dont se compose le globe sont pour la plupart insolubles dans l'eau , conclud que la nature dut se servir d'un dissolvant qui nous est inconnu. Mais qui ne voit combien une pareille manière de raisonner est défectueuse , puisque Fauteur suppose comaie certain ce qui est en question ? Avant de cbercher quel fut le dissolvant général de la matière, ne convenait-il pas de vérifier si cette matière a été réellement dissoute dans Teau ? Car lorsque Texistence d'un phénomène est encore incertaiuei k quoi sert-il d'examiner de quelle manière ce phénomène a pu s'opérer? On part du principe qu^ la matière terrestre était dissoute dans Teau; mais par quels argumens démontre-t-on la vérité de ce principe qui n^est qu^une unple

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