CHAPITRE VIL
Réflexions sur la quantité cP eotf nécessaire pour ia solution aqueuse de la matière terrestre.
§ 3o« Franchi860D8 avec, conrage toates difficultés; admettons comme certain ce que nous ne pouvons concevoir ,^ et supposons la matière primitive du globe aussi soluble dans Teau^ que ]e sel marin ; et qu^après avoir été dissoute daos ce fluide ) elle s'en est séparée par Teffet de quelque opération qui nous est inconnue. On peut évaluer la masse des eaux de la mer à 55,091,600 lieues cubiques (la lieue de, 2^83 toises ) ('). Ce nombre est le produit de la profondeur moyenne de la mer qu'on juge être de 4 lieues (>) , et de sa surface portée à 13,772,900
(i) Les données qui servent de base à ces calculs, cekâ qui est relatif à la profondeur de la mer excepté, sont tirées de Ii TkéorU de la terre par La Métherie , édition de 1797 , tom. 4.
(2) Les physiciens sont fort divisés sur la question de savoir quelle est la profondeur moyenne de la mer. Keii suppose cette profondeur d^un quart de mille; Kant d*un demi mille géographique ; La Place la calculant non sur àe» sondes unparfiûtes et partielles, mais d'après la théorie de Newton sur les marées démontre qu'une profondeur moindre de quatre lieues ne peut concilier la théorie newtonienne avec les phénomènes ( Voy. lei .Mémoires de F Académie de Paris ^ année 1776). Nous avoos •nivi f opinion de La Place , parce que cette opinion ayant p«v