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UVRE PBEH. CHAP. VU

Keaes carréed. La solidité de la terre étant estimée i^23o^3ao,ooo lieues cubiques , si de cette masse du globe on retranche celle de Feau , il restera un solide terrestre de 1,175^228,4^0 lieues cubiques. Or quel inunense Yolume d^eau ne faudrait-il pas pour tenir en dissolution la niasse terrestre ? Four pouvoir nous en faire tme idée, posons lliypotbèse la plus favorable an système des neptnniens , et supposons un dissolvant capable de rendre toute la matière doiit se compose un pareil solide , aussi soluble dans Teau que peut Tétre le muriate de soude. Suivant Kîrwan, a A d'eau dissolvent une. partie de sel marin, et suivant Bergman, il en faut a,8a. Mais pour rendre le calcul plus facile et user de moins de rigueur, contentons-nous de deux parties : il s'en suivra que pour disisondre un solide de i;i75,ftft8,4oc lieues cubiques, il faudra une masse d*eau de 2,35o^456,8oo lieue» cubiques. La masse actuelle de Teau de la mer est de 55,091,600 lieues cubiques , et supposant qu^une masse égale soit en circulation sur le globe et dans Fatmosphère , toute la masse d'ean qui existe dans la nature , ne formerait qu un

btse la tbéarie générale de la gnivitadon, peut toe regardée (domine appartenant k la claite des vérités mathématiques. Far-là, Qous nous flattons d'éviter le reproche qui nous a été fait ( Voy. Edimhùurg'Beçieu 1 septembre 1816 ) d* avoir pris pour base de nos alcoJs dans V Introd^iion à h gMogU , Févalaatkm de KeO. Tome I. ^

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solide aqueux de iio^i83,2Co lieuee cubiques, bien moindre que celui qui serait nécessaire pour obtenir la solution de la matière terrestre, et qu*oa a déjà évalué à 2i)35o,456,8oo lieues cubiques. § 3i. Dans un calcul fait par approximation, et fondé sur des bases qui certainement annoncent de notre part bien plus de générosité que de rigueur, nous n* ayons pas cru qu*il fût nécessaire de distinguer le volume du poids; cependant si Ton désirait encore cette précision , il nous serait facile de refaire le calcul avec la donnée suivante : le poids d'une lieue cubique d'eau est de 176,465,031,276,240 livres de 16 onces ; et comme on a évalué la masse, de Teau de la mer à 55,091^600 lieues cubiquçs^ son

poids sera de 97,338,111,251,963,984 livres. Le poids total du globe est de 9^959^^364^000^000, 000,000,000,000 livres. Si de ce dernier nombre on. dis trait le précédent, on aura le. poids net de la matière terrestre représenté psi^ le nombre 9it959,363,902,66i,888,748,o36,oi6. Nous avons supposé ci-dessus que pour dissoudre une livre de matière terrestre , il faut deux livres d^eau ; donc d'après la même hypothèse, pour dissoudre toute la madère du globe, il sera nécessaire de supposer une quantité d'eaa égale à 19,918,627,805,323,777,496,072,032 livres. Si Ton veut réduire cette quantité en lieues cubiques, il suflira de la diviser par le nombre

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i76^465,o3i^a76^a4o. Or il est facfle de voie que le quotient de cette division aura douze chiffres^ et que par conséquent il sera plus grand (pie celui qu'<m avait obtenu par le pré^ mier calcul , et qui ne se composait que de dix chiffres. Si donc nous considérons la quantité d^eau qui existe dans la nature ^ en la calculant même avec la donnée la plus favorable , cooome celle de M. de La Place ^ nous la trouverons beaucoup moindre que la masse d*eau nécessaire pour dissoudre la matière terrestre ^ celle-ci fût* elle aussi soluble dans Teau que le set commun ( la soude muriatée ).

§ 3a. Pour éluder cette difficulté^ quelques naturalistes ont imaginé une autre hypothèse. Ils ont supposé que Tintérièur de la tei'i'e était originairement solide, et que sa fluidité tie fut que superficielle , croyant par-là pouvoir prouver que toute cette immense quantité de fluide aqueux dont nous avons parlé, n'était pas nécessaire! pour tenir en dissolution les seules parties super» ficielles du globe. Dans le § 4 nous avons exa-^ miné cette opinion , nous en avons pesé les conséquences , et à ce que nous avons déjà dit, nous nous contenterons d'ajouter une réflexion à laquelle nous n'entendons d'ailleurs attacher d'autre importance que celle qu'on peut mettre à une conjecture. On a vu dans le chap. III, que la force de cristallisation a exercé une

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très-grande influence dans la formation des roches primitives: nous ignorons quelles sont la nature et la structure de celles qui composent le noyau de la terre. Mais si la force de 'cristallistatioo a manifesté d* autant plus dMntensitè , que la roche cristallisée paroît plus ancienne ^ ne sommes-nous pas autorisés- à conjecturer que les substances dont se compose le noyau de la terre.^ ont été pareillement soumises . à Taction de la force criètallifique ^ ce qui suppose qu elles se sont trou*vées antérieurement dans un état de fluidité. D*autres naturalistes ont eu recours à diverses autres hypothèses^ àTaide desquelles ils ont cra pouvoir expliquer ou la diminution ; du fluide aqueux , ou sa disparition de la surface du globe terrestre. Gomme les principes que nous avons posés , ne nous permettent pas d* admettre dans la première consolidation du globe les dissolu* lions et les précipitations aqueuses^ il nous impose d^examiner brièvement les deux hypothèses auxquelles les neptuniens se sont principalement attachés. Commençons par celle dans laquelle on suppose qu'une grande partie de Teau qui existait * dans F état primitif tlu globe ^ et qui conti^ibuait à la solution de la matière terrestre^ se retira dans les cavités centrales ^ en sorte que nous étant inconnue , elle n*a pu être comprise dans le calcul de la quantité d*eau qui existe actueUement.

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