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CHAPITRE IX

Tl n'est point d'argument soit physique , soit chimique , qui prowe la diminution de Veau sur notre planète.

§ 36. Lie» neptunistes pour %e débarrasser des difficultés cpie nous venons d^exposer^ ont imaginé une antre hypothèse qui est celle de la diminution progressive de Teau sur notre globe. Le célèbre Rome de Tlsle qui a si bien mérité de la minéralogie y et qu'on peut regarder comme le fondateur de la science cristallographique, pour trouver une issue à la quantité surabondante d'eau qu'il fant supposer dans l'hypothèse de la fluidifié aqueuse primitive de la matière terrestre , eut recours tant à la portion d'eau qui est entrée si non comme partie constituante ^ au moins comme partie intégrante ^ dans la formation de ces substances qu'il appelle sels pierreux ^ cpi'à la diminution progressive et continue du fluide aqueux, à mesure que la matière solide s'est accrue dans le globe par la multiplication journalière des polypes et des testacées. lettons un coup d'œil rapide sur ces deux conjectures.

§ 37. En faisant abstraction de cette eau qui tlans l'état d'humidité pénètre les corps , qui est

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dans une circulation perpétuelle, et qui a èc^ déjà calculée par approximation (Voy. § 3o)< il ne résulte pas des analyses chimiques , qui toutes les substances pierreuses , même celles cjui sont cristallisées et transparentes, contiennent de Teau au moins en quantité qui mérite d^étre évaluée. Dans le quartz le plus transparent, Bergman n*a trouvé que çS de silice, 6 d*alumine, i de chaux. Ce chimiste, quoique trèsexact dans ses observations, ne fait mendoa ui d*eau , ni d^aucun principe qui se soient perdus dans Tanalyse. Les roches primitives qui probablement forment la charpente du globe , et une très-grande partie de la superficie, comme les granits , les gneiss , etc. ne contiennent presque pas d^eau.

§ 38. Pour ce qui regarde enisuite Tautre moyen de consommation , Targumènt n^est rien moins que péremptoire. Il y a certainement des âes et de grandes extensions pierreuses formées par des polypes et des corps marins, qui dans certaines parties accroissent notablement la masse terrestre. La nouvelle Calédonie, les nouvellei £brides , les Iles de la Société , • celles de Falmestron , dé Faliser , des Amis, de la partie orientale de la nouvelle Hollande , enfin celles qu^on voit disséminées en très-grand nombre dans rocéao èquinoxial, sont le produit les unes.enf entier , les autres en partie , des vers marins : mais de

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