‹ Institutiones géologiquesChapitre 28 sur 151 · LIVRE TMU. CHAP. IZ. 6l · texte numérisé non relu

LIVRE TMU. CHAP. IZ. 6l

tels phénomènes tsé sont opéré» éucceMiTement et i de8 époques postérieures à la consolidation du ;Iobe , objet de notre recherche , et n^ont commencé à avoir lieu que lorsque les germes des corps organiques* se sont développés. £n oudre^ Taccroissement de la matière terrestre n occa** lionne point* de diminution dans la masse des eauz; il peut tout au plus en faire hausser le niveau , et obliger la mer à' changer de situation* § 39. Devrons-nous regarder comme bien fon« àée cette opinion du célèbre Newton v que Tean $e consumant peu à peu se change en- terre ^ et tjue'par conséquent la partie solide du globe vs. croissant à mesure que Feau diminue? S^il en était ainsi, il y aurait lieu de croire que rimmense quantité dVau qui Testa après la cristallisation de la matière terrestre primitive , se serait consumée en grande partie dans un espacis de temps aussi long que celui qui s^est écoulé depuis cette première période: mais il paroît que ce grand homme qui , en observant la force réfringente de Tean dans Tétat de fluidité, sut découvrir dans ce fluide Texistence d'un principe rorobustible, et cela près décent ans avant que la chimie y reconnût la présence de Thydrogène ; ^i avait pareillement pressenti le même principe dans le diamant avant qu'on se doutât de sa parfaite combustibilité , il paroît , disons-nous ^ ]ue Newton se laissa séduire par les expériences

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très-équivoques de Boyle , d*£ller et de Margraff. Ces savans chimistes^ en soumettant la même eau à plusieurs distillations répétées, en ayant toujours retiré un peu de terre, conclurent de leur opération que Teau se change réellement ea terre. L'illustre Boërhaave, ainsi qu'on peut le voir dans son Traité de teau^ ayait toujours suspecté la justesse de la conséquence qu^on prétendait tirer de ces expérience;^ , et il p^otchaic à croire que ces particules terrestires qu'on aperçoit flotter en forme de poussière très-6ubdle dans Tair atmosphérique, pouvaient se mêler avec Teau pendant la distillation et former un petit résidu terreux. Du reste , il est aujourd'hui démontré que la petite quantité de terre cpi'on obtient par suite de plusieurs distillations répétées, provient des vases distillatoires , et participe de la nature de la matière dont ils sont composés. Dans les Mémoires de P Académie royale des sciences de France, on a rapporté les expériences très-exactes qui ont été faites sur ce sujet par M. Lavoisier, l'un des plus habiles chi* mistes.

§ 4^. Mais si nous ne connoissons pas dTexpérience qui démontre la transformation de l'eau en terre , les phénomènes de la nature ne nous o£Prent-ils pas une foule de preuves qui attestent la fréquente décomposition de l'eau? D'où il paroît qu'on est autorisé à conclure que la

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