‹ Institutiones géologiquesChapitre 29 sur 151 · LIYRC PREM. CHAP. IX · texte numérisé non relu

LIYRC PREM. CHAP. IX

quantité dei ce fluide diminue progressÎTement* Les expériences de Layoisier , de BerthoUet , d*Ingenhousz ont conduit les physiciens à recon-* aoître que Feau en circulant dans les Tégëtaux et principalement dans les organes des feuilles , se décompose; et que là, elle se dépouille de son hydrogène, qui contribue à former les huiles ^ les essences, les parties colorantes et combustibles^ pendant qu^une portion de son oxigène coopère à la formation des acides et autres produits. Loi*8C[u'on considère Timmense quantité de vé^ gétaux qui embellissent la surface de notre planète , n* est-on pas naturellement porté à croire que le règne végétal occasionne une très^^grande consommation d'eau? Ce n'est pas tout; les substances métalliques mises en conctat avec Feau produisent souvent sa décomposition, s'approprient son oxigène, et passent ainsi à Tétat d'oxides. Nous ne parlerons pas de la fermentation putride et de beaucoup d'autres opéra-? dons de la nature , qui sont journellement suivies de décompositions de Feau , desquelles il doit nécessairement résulter une grande consommation de ce fluide.

§ 41. Nous convenons qu'il y a des circonstances dans lesquelles la quantité de Feau diminue par Fefiet de sa décomposition ; mais il y a aussi des c^s où Feau est produite par la

combinaison de ses principes. Une partie de celk qni se trouve dans F air sous là forme gazenst paroît due à sa composition. Sur la superficie de la terre Thydrogène se dégage continueUemeni de plusieurs corps : au moment même de son développement et lorsqu^il commence de passet à Fétat de gaz ^ il absorbe facilement roxigèoe ^ peut se combiner avec lui et former de Teau qçA^ si elle trouve une température favorable, prend la forme d'un gaz élastique. En outre^ il •emble très-probable que quelques pluies d^orage dérivent de la formation instantanée de Teau dans l'atmosphère , au moyen.de la combinaison rapide. du ga^ hydrogène avec le gaz oxigène, produite par rélectricité fulminante, A la vérité cette opinion paroît contredite par les crf)eervations de Biot et de Gay-*Lussac , qui ayant examiné la composition chimique de Tair à la hauteur de 36oo toises au-dessus du niveau de Ja mer ^ n*y trouvèrent pinnt de gaz hydrogène : maïs ces expériences ne prouvent autre chose si ce n'est que dans la région supérieure de Tair à laquelle s'élevèrent ces deux courageux physiciens ^ il n'existait pas dans ce moment du gaz hydrogène. Finalement' là .où Ton trouve des exhalaisons de gaz hydrogène sulfureux , accompagné de beaucoup de chaleur, on est toujours assuré d'obtenir de Peau* C'est diaprés ce principe que je

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b camtruire xme fontaine artificiefle U) d^ns le xatère du Tolcan à demi-éCeint de la Solfatara le Ponszole^ laquelle donnait chaque jour fhm le trcHa aûlle pintes d^eau. .On peut voir la descriptioa et le dessin de cette machine - dana le Jcumal des Jtfines ^ n.^ 86. Si le gaz hydror gène d'une simple fumerole fournissait une quau«* dtè dTeau aussi considérable, quelle masse né doivent pas produire les exhalaisons trèsHnulti«* pliéea de ce gaz , qui , accompagné .de chaleur^ le dégage de plusieurs points de la supei^cie du globe ? S'il y a donc quelques circonstances dana lesqneHas il arrive des décompositions de Fean^ il y en a ausni dans lesquelles ce fluide se re^ compose et se reproduit : par . conséquent, il n*y a aucun sujet de croire à la diminution ou à

(i) On m*a objecté que cette eaa provemât nos ée la binaûon de Foxigène de Tatmoiphère avec Thydrogène du i^ai, mât bien, de la Tiqpeur aqueuse qui •*ezhale des entriâlet do la montagne. Gomme les fooroet d*ean chande qn*on voit à la baae de la Sottttara dant le lien appelé PiniartHi^ aenblent fortifier robjcction , yt ne TCtix point m*obitiner à défendre une opinion qti*on pcnt combattre par des notons plausibles. Tobserverai cependant que le gas hydrogène sulfureux en circulant dana les tnyanz de la fontaine artificieEe , se décomposait, puisque lea parois întérieares de ces tuyaux i^rès un certain temps se tnm^ Tsient eoipvertea de cristaux de sonfire. Gela démontre que la gai hydrogène sulfureux subissait une déoonqposition , et que par conséquent Thydrogène devait s^unir à Pair atmosphérique. Gonunç cette. combinaison était accompagnée d*one chaleur irèt4ntense, il me parott naturel qa*il en dftt vésidcarda Tcan,

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