I.ITSS TVSM. CHAP. X
lernr iTappui - à Topinion contraire , c*e8t«à-dîre, ^e le niveau de la mer hausse au lieu de baÎMer* Pour ce qui concerne rAddatîque^ noua avons les observadons faites par Manfredi et par Forda dans lea deux plages opposées et dans des lieux éloignés des embouchures des grands fleuves. Parmi lea observationa de Fortis ^ il en est. une qui mérite surtout d*étre rapportée ^ c'est celle qu^il fit en Dalmatie ^ dans les environs de Pi&mofia et sur le rivage de Xivogoschie^ où il trouva gravée sur un rocher une inscription qui Eeûsait mention d^une fontaine et du territoire []ue cette fontaine arrosait* La mer en battant Eivec violence contre les parois d|i rodier^ a détrint une partie de Tinscription^ et couvre mainr tenant un territoire qui ^ suivant Topinion dea intiqnaires , était un lieu de délices de Veûïptr^ reur Lidnianus, M; Angelo Zendrini dans uq Mémoire lu à Tlnstitut ^ section de Venise^ le aa février i8i5^ rendit compte de quelques obees^ rations ({n*fl avait faites dans File de S. Géor« ge^ oik Ton faisait de grandes excavations pour établir le pon^ franc A la profondeur de plueiews »eds an-dessous du niveau actupl de la mer, m découvrit 1m têtes de qudques pilotis et un sscalior construit en pierre dont on ne déblaya pie cinq degrés. Non loin de cet escalier, on rouva des briques qui portaient le nom de 'ouvrier, et le nom ainsi que la forme des lettres^
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indiquait une époque qui ne peut être postérieure âu' teuip» des RomaiM. De ce fait , le savant auteur que nous yenons de citer ^ concliid qu^il est incontestable que ces restes d^anciens bâtimens, niaise la positicùi qu*ils occupi^nt maintenant ^ s^ élevaient jadis au-dessu» des eaux <0. De pareils faits- ont été remarqués dans les plages de la Toscane et de la Ligurie qui avoisinent la Médfterranoée ^ et j'ai moi-même ett occasion de répéter les mêmes observations dans le golfe dé Naples. 'Quelques pavés de Tun des paliûs que le voluptueux et cruel Tibère &t construire dans rite dé Caprée<) se trouvent présentement couverts des eaux de la mer; et comme les fondemens de cet é<Kfice sont posés sur un massif de roche vive calcaire^ et qo» Tâe ne présente d'ailleulrs' aucune» traoes d'un bouleversement
particufier ^ il n'y a pas lieu de conjecturer qu'un tremblement de terre, ou tout autre violent phé* nomène ait soudainement changé \^ situation du soli Le. pavé du. temple de. lupiteir-S^rapÎB près de la ville de Pouzîote est 'mamtenant plus bas que le ' niveaa de la mer < dans les hautes marées ; en sorte que pour vider les -eaux de pluie qui •'amassent dans- son enceinte ^ il a* Mhi depvis
< (i).Cett^ , décoaverte démonire, qq« les lag^I|s• TéoitieiuBei
OQt été habitées long-tempt swmt rirruptioii des barbares laquelle contraignit un grand nombre de Eeimillet du continent Toisin ^ y 'ehercfaer xax asile.
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>eu «Tannée y établir mie pompe. Or il n^est >a» probable que les anciens qpi étaient eer« finement fort entendus en architectnre ^ eussent placé un édffice si considérable sur les bords et au-de8BO08 du niveau de lia mer, et dans un site oà les eaux pluviales n^avaient pas un.Kbre écoulement. Enfin c'est une règle qui a été con-^ stamment observée par les architectes tant anciens que modernes , que dans là construction des ponts ^ le pied^roit des piles destinées à soutenir les arcades , . doit s'élever au-dessus du niveau des plus hautes marées, et niamtenant. le niveau de la mer surpasse de beaucoup le pied-droit des... piles du môle à arcades qui dé* fendait raticien port defPouztole, et quîon appelle îoÉt improprement le pont de Caligubu
g 4^. I>e ces observations, on. pourrait dédcmre que le niveaii de- la ^mér dmisla' zobe tovridè et dans les deux zones tempérées, is' élève pro* gressivement ,• ce qui à' fait penser 'à • quelques naturaSstes que ''la^ mer* gagne vers réquatcf![<r autant de terrain* qu'elle en perd vers les pèles; phénomène qui , s'il avak réellement: lieu , de^ VFair"avéir tme limite' fixée- par Fëquilibre' dia fluide , et dépendrait de quelqu'une de ces causes générales qui exercent* leur influence sur la cens* titution physique dé notre planète , comme , put exemple*, Tactioti des corps célestes , le mouvement de rotation , la diverse évapora tien , etc.
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les observations faites à ces latitudes ne sont pas non plus parfaitement conformes ; car il y en a quelques-unes qui sembleraient indiquer plutôt un abaissement Gook dans son troisième voyage^ a observé entre lès tropiques quelques roches de corail qui^ même dans les hautes marées , restent à découvert ^ tandis qu'il est certain qu*à l'époque de leur formation^ eQes étaient entièrement couvertes par la mer. Dans la plage napolitaine ^ si ^ comme nous Pavons dit dans le § précédent ^ quelques observations semblent établir que le : niveau de ' la mer va 8*ile- Tant sans cessée 3-en est d^autres qni donnent lieu de croire que ce niveau a considérablement baissé dans une période 'de peu de siècles. A la base de JfofKienoi^o et dans la mer ^ on voit les ruines dé cpielques anciens édifices qui probablement dépendaient du fametix port Jules. Sur les parois de ces ruines et .à la hauteur d'envi* ron 6 pieds au-dessus du niveau, de la mer ^ on aperçoit des coquiUes et des dépouilles de corps marias. Le savant naturaliste Pino . a remarqué que quelques-uns de ces tdstaoëa sont Mnfisnnés dans les vides du tuf et dans le ciment doa murs; et comme les orifices des ca vidés ^^ils ont occupées , sont pkis pietits ique le volufne des ci^ quilles^ il est sensible que leâs vers marina sont nés et ont pris leurs croissance dans ceiîs mêmes cavités ^ et que par conséquent la mer a
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mtrefeis et pendant long-temps couvert ces ruines juBqa*à la kauteur où Ton reconnoît remjHreinte îles coqoillagei» Dans le même temple de Jupiter* Sèrapis dont nons avons déjà parlé et où Ton n cru trouver la preuve de rexhaussement progressa du niveau de la mer , on observe encore ce phénomène sur lequel on a^ tant écrit ^ et c]ui donne lieu de croire que dans cet endroit et h une époque postérieure au conunencement de notre ère^ le niveau de la mer a été beaucoap plus élevé. Mais puisque ceux qui ont entrepris d'expliquer ce même phénomène, ne paroissent pas en avoir signalé toutes le circonstances avec cette précision qu'on pouvait désirer , qu'il nous soit permis d'iijsister un peu iiir ce point; la courte digression que nous allons Élire n'est rien moins qu'étrangère à notre lujet.
§ 46. Les ruines du temple de Jupiter-Sérapis sont situées & l'extrémité occidentale de la ville dl^ Pouzzole , à la base de la Solfatara et sur la plage maritime. Le pavé de l'édifice est à pré* ^cwit un peu plus bas que le niveau de la mer ^ ronune nous l'avons dit dans le § 44 ^ ^^ ^ ^ [&auteur de sept à huit pieds au-dessus de ce >ai7é^ on remarque tant sur les murs du portique jne sur ceux de quelques chambres contigues^ xn dépôt de matière calcaire configurée en piolithes y et ^ annonce que ces ruines ont été
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couverfeee-jasqu'à cette hauteur par une eau chargée de terre calcaire. Parmi les nooibreux fragmens de marbres aatîques qui sont épars dans Fenceinte de ce temple jadis aussi élégant que magnifique ^ on eu voit plusieurs dé marbre pentelique qui formaient le toit^etun nombre non moins considérable de ce marbre calcaire à denûtransparent, connu sous le nom de- dbloime, très-blanc et à gros graih ^ qui étincelle sous If briquet ^ devient phosphoriqùe par lé frottement dans Tobscuritè ^ répand une odeur de foie de soufre quand on le brise avec le marteau, et se dissout lentement dans les acides sans faiie efferveseence. U édifice était dmé d*un grand nombre de colonnes de trois sortes de pierres, et de trois dimensions différOit^ suivant la partie du temple à laquelle elles appartenaient Les grandes sont de marbre cipolin; les moyennes et les petites ^ les unes du même marbre cq>oEn; d^autres de brèche d* Afrique^ et quelques-unes de granit qui parok avoir été tiré de Tîsle dTEIbe. Toutes les colonnes , à Texception de trois desi plus grandes , sont renversées et couchées par terre ; il en est même plusieurs qui sont brisée^ par ihorceaux. Le phénomène qui a surtout pro-* voqué la curiosité des géologues ^ consiste en o^ que stu* les trois grandes colonnes qui sont red tées debout sur . leur base , et à là hauteur de pieds au-dessus du pavé ^ commence une zo
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de 6 pieds de hauteur ^ parsemée d*une infinité de petits trous pratiqués dans le marbre par des vers marins. Près de ces colonnes^ gîssent sur le sol de gros fragmens d'une quatrième eoloime égale et par la grandeur et par la qualité du marbre, à celles q^i sont restées sur (Mied ; et ces « fragmens offirent* les mêmes trous jusque dans les plans des éassuresi^ circonstance qui mérite une attention toute particulière. Le marbre cipolin de ces colonnes contenant de grosses parties de matière quartzeuse ^ on observe que lorsque Finsecte rencontrait ces parties , il diangeaît la direction de son alvéole. Le même ph^omène se reproduit dans les colonnes de kèche africaine : ' celles qui sont entières présentent une zone pareillement percée par les vers , et Ton apierçoit les mêmes trous dans let plans de setrtion de celles qui ont été rompues. Les colonnes de granit sont intâ<c<«es. Il est donc certain que diverses espèces dUnsectes marins ont tra'vaillé dans ces marbres i la plus commune de ces espèces est celle du ndtylas lythofagus de Linné. Spallanzani a reconnu dans les mêmes marbres la ^lépouille d'un ver dont il avait observé le type vivant dans de» marbres sous-marins^ des lagunes vénitiennes. On y voit aussi des serpules, et entr' autres ]a, contortuplicata et la trir quetra de Linné. Malheureusement la curiosité des voyageurs ne^ contribue pas peu à faire disparottre les traces de* ce' singulier phénomène.
8o INSTITUTIONS 6tOLOClQU£8«
Les antiquaires ii*ont pa jiucju^à prè8cnt;| di moins que je sache ^ dètenniner l'époque de U construction du temple dont il est ici qdetfcion; construction qui remonte peut-être au temps da Grecs. Cependant quelques monumens trouvé dans les ruines de ce temple^ prouvent qu'il jfut restauré et embelli par les empereurs Septim€ Sévère et Marc«Aurèle» Si les colonnes avaient été forées par les vers marins lors de la restauration ^ on n*aurait certainement pas né^gé de iremplir de stuc les trous qui dégradaient un okh Hument aussi élégant que somptueux. Nèanmoîai f examen le plus réfléchi n*a fourni aucun indice d*une semblable rt^aration : en efifet , on n^aperçoit dans les alvéoles aucunes traces de stuc ou de toute autre matière étrangère qa^on y aurait pu introduire ; ces alvéoles sont àa contraire entièrement vides et nets. Enfin si les colonnes actuellement renversées eussent été forées par les vers marins tandis qu*elles étucnt encore en pied, les trous ne se fairaient ape^ cèvoir qu^à la surface et jusqu^à une certaine profondeur ; on n*en verrait point sur les plan internes des fractures , et bien moins encoit trouverait-on. sur ces plans internes les Testigeiq des seules, insecte qui ne s'attadie qu^aoïq surfaces. Tant de modfr peuvent faire ooodui^ que ces marbres n*ont été couverts par les eaia de la mer qu*à une époque postérieure au règa de Septime Sévèrê et à la deitruotion du tenaipiJ
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§ 47. Quelque^ naturalistes ont koaginè que fan de. ces tremblemens de terre auxquels le territoire de Fouzzole est si sujets a pu faire baisser le sol du temple ; et qu^alors la mer trouvant un ^libre accès , Fa couvert de ses flots jusqu'à la hauteur de 16 pieds. Cette hypothèse en exigeait une autre ; ils ont encore imaginé que plusieurs années, après ^ un second treosble* ment de terre a soulevé le même sol^ et Fa replacé à la hauteur où il est maintenant Gea naturalistes supposent donc que le premier tremblement de terre renversa, une grande partie du temple et toutes les colonnes, à Texceptiôn des trois qui sont encore en pied; que les fragmehs des colonnes renversées et couchées par' terré ^ restèrent couverts par les eaux de la mer pendant r intervalle de temps qui s*écoul& entre les deux tremblemeqs de terre, et que les vers marins s^ attachant aux marbres, y pratiquèrent des alvéoles et s*y multiplièrent. Le voisinage de plusieurs bouches ignivomes dont quelqûe^unes conservent encore leur activité, a dû nécessairement' occasionner de violens tremblemens de erre dans la contrée de Fouzzole , et les suies de ces accidens sont souvent si extraordilaires, qu*U serait difficile de démontrer la faosetè de T hypothèse que nous examinons. Mais orsqu^on réfléchit que les trois grandes colonnes [uî ont une hauteur fort considérable ^ reposent