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Tome L

8â INSTITUTIONS GÊOLOCIt^UES.

encore sur leur base ^ et que les murs du temple sont entiers^ on a bien de la peine à se persuader qu^un tremblement de terre ait fiait baisser de i6 pieds titie si grande masae^ et qu^ensuite un autre ttemblemeot de terre Fait reportée au même point d^èlèvation , sans renverser les trois grandes colonnes ^ sans lèiarder les musrs. Il nous semble aussi que TexpUcation la plus naturelle qu*on pourrait donner de ce problème ^ devrait être déduite bien plutôt dei changemens arrivés dans le sol terrestre , que de ceux qui ont pu faire varier le niveau de la mer. Mais Thomme ne juge guère des objets que diaprés les impressions qu*il reçoit des sens: vient->il à reconnottre quelque changement dans la hauteur relative de la mer ou de la terre? Il penche volontiers à attribuer un parefl phénomène à Faction des eauz^ parce qiieia mer oflte à sèa regards une surface sans cesse agitée ^ tandis que la terre lui par oit être dans un fctat d*immobilité permanente. Ce <pii le cciùfirmc encore dans cette idée ^ c^est que les ^angemens terrestres ne s^opérant que d^une manière très-lente^ ne deviennent sensibles que dans ub long période de temps. Puisque les observations ci-dessus rapportées prouvent que le niveau de la mer a haussé dans certains endroits et baiss^ diras d'autres^ phénomène qui n*est pourtant pd susceptible d^une démonstration malkéDaatiqoi

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fOiûmè celui de l'équilibre des eaux, ne pourlait^n pas soupçonner que qaelcpies parties de la superficie de la terre sont sujettes à des mouvemens insensibles d^èlévation et d*abaiseemeat ? Dai^s ce^ cas , là où la terre s'élève , il «mblera que le niveau de la mer s^abaisse; et SB contraire celle--ci paroftra s*exhausser là où Je sol terrestre aura subi quelque dépression. De Bueh que nous avons cité au § 4^ ^^ regardant comme certain rabaissement du niveau de la mer sur les côtes de la Suède , conçut , ridée que Tentier territoire suédois va s'élevant iaaensiblement depuis Frédricshall jusqu'à Obo et peut-être jusqu'à Pétersbourg. Mais à quelle caoBe ponrrait-on attribuer Texistence d*un pareil phénomène ? Sçrait-ce^ à Tactioii d*un len souterrain ? Je ne le pense pas ^ parce que la loamère timiultneuse et irrégulière avec laquette l^ieu agit sur les substances terrestres, ne con* corde nullement avec une opération lente et ^ortne» Voudra-t-on supposer une chaleur lente ctcoutiQue? Mais il n'y a, du moins que je sache^ duçoQ ù^dice de cette chaleur dans les réglons septentrionales* Qu'il me soit permis de proposer y^ quelques conjectures à Tappui de Thypothèse

d^ De Buch.

§ 48. Il paro$t que les évi^rations tenrestres Vivent être bien moindres vers les cercles po^ ^^ que dans les antres régi<Mis du globe.

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Ii*humidité s^accumule sous les zones glaciales à cause de Timmense quantité de neige dont la terre^ est couverte ^ et qui permanente dans quelques endroits ^ se coneferye dans d'antres ^ pendant plusieurs mois de Tanner. Cette humidité qui ne peut s* évaporer entièrement dans la courte période de Tété^ pénètre lentement dans les couches les plus internes , les dilate ^ les fait gonfler , s^il est permis de s'exprimer de la sorte, et lés. soulève insensiblement. En outre ^ concevons une étendue de pays qui soit continuellement exposée à une température très-humide» L*humidité qui n*est autre chose qu^une eau extrêmement atténuée ^ devra pénétrer insensi-j ' blement toute la ma^se terrestre jusqu'à une cer-j tainé profondeur^ et si là, elle trouve des sub-; stances qui aient une grande aflGbité avec ees élémeiis , eHe pourra se décomposer et participer à une nouvelle combinaison. Alors une partie de cette humidité engagée dans le nouveau composé, ne sera plus sujettfe à T évaporation; et In masse de la matière terrestre s*ac- "croissant sans cesse par de pareilles combinaisons, sa superficie devra nécessairement se soulever peu à peu. Cet exhaussement proportionné au nombre des combinaisons qui se succéderont ^ans aucune sorte de commotion , sera trèa-lent ^ fort peu considérable dans un court espace de temps , et par conséquent imperceptible ; mais

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