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LIVRE *MM, CEAV. T

3 pourra devenir très-sensible dans le cours d*iut grand nombre de siècles. Uefiet produit par f humidité dans une partie du globe ^ peut ailleurs être occasionné par la chaleur; et comme Facdou de la chaleur et de Thumidité est ca« pable de dilater et de soulever quelques parties du globe terrestre, de même le froid ^ la compression dès couches supérieures ou Tévapocatioa peuvent occasionner le resserrement et la dépression d^autres parties de ce globe, (i). A Taide de cette hypothèse que quelques parties du globe se soulèvent et que d* autres s* abaissent^ il est fiicile de donner raison des contradictions qu*oa lemarque dans les observations de plusieurs naturalistes d^ailleurs très-instruits^ relativement au niveau de la mer dans les diverses parties du globe. Peut-être les observations contradictoires que nous avons rapportées dans le § précédent^ et qui ont été faites aux territoires de Pouzzole et de Baies ^ sont elles susceptibles d'une explication aussi satisfabante que naturelle. 9. suffit pour cela de considérer, que la chaleur souterraine qui se manifeste^ en divers lieux àxi golfe, a pu produire dans une période

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' (1) L* Appendice des Sphiéméiides de roh«erv^]toire de Bren pour Pannée iBi3 contient un Mémoire trètTCurieux du savant

astronome M. De Cesarisf où Ton yoit que des masses très* pwidet et 4*<Éie' cohérence fort tenace comme le yaste édifie* de Brcra, peuvent être sujettes à des altérationt, î|;Winiêtnques.

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de temps considérable ici rabaissemeot,' et là l'élévation du sol) suivant la nature des substances^ les circonstances locales et les combinaisons qui se sont opérées dans les parties contigues. Là où Ton reconnoît Faction d'one cause aussi puissante qiie cette chaleur intense , continue et uniforme qui se fait remarquer en divers endroits de cette contrée^ on ne doit pas être surpris de Finstabilité de quelques parties de la superficie, et que ces parties soient sujettes aux lentes oscil* lations d*un soulèvement et d^un abaissement qu'un long intervalle de temps peut seul ren* dre sensibles.

Concluons de tout ce qui précède^ qœ la mer telle qu'on la voit maintenant, considérée sous le rapport de son volume et de sa masse générale, semble être dans un état parfaitement stationna ire , quoiqu'elle ait subi bien de ehangeméns dans la distribution de set eaux. On ne peut tirer de ces ehangeméns aucun argument capable de démontrer la consommation dé cette quantité d*eau qui est en ciraulation dans raCmo^hère et sur le globe ; et par consécpient il est bien difficile d^xpliquer ladbparition de cette immense quantité d^eau qu*il est nécessaire de supposer diaprés Phypothèse qne la matière terrestre fût dissoute dans ce fluide à Tépoque de la première consolidation de notre planète.

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