‹ Institutiones géologiquesChapitre 43 sur 151 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Jn peut concevoir le refroidissement et la consoU-^ dadon du globe par teffet du calorique devenu lisent.

§ 83. L/^après notre ccmunuoe manière de pen« \eT^ un corps en fusion ou échauffé ne peut se sonsolider ou se refroidir que par le moyen d*un mtre corps qui attire à soi la chaleur excédante^ 3u d*un milieu dans le sein duquel cette chaleur (e répande pour se mettre en équilibre de tem* pérature; et supposant que toutes les substances loQt se compose le globe ^ et leurs divers élénens étaient mêlés avec la matière de la chaleur^ m a bien de la peine à comprendre comment celle-ci s*est dissipée et^ pour ainsi dire, consi>- (née de manière que le globe ait pu se refroidir st se consolider. En effet, Tatmosphère n^xistait pas encore ; et si Ton veut admettre la diffusion Je la chaleur dans le vide, il se serait formé out autour de la terre une couche permanente le matière calorifère , qui , retenue par Fattractioa générale, aurait conservé la fluidité de la su- >erficie.

§ 84. Nous avons déjà fait observer dans It I 63i) que le cidorique peut exister dans les

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corps SOUS deux états diffèrens^ savoir, Tètat de mélange^ de simple adhérence et d'uuion^ et celui de combinaison. Si Ton trouvait quelque difficulté à admettre que le calorique forme avec les parties de quelques corps, de véritables combinaisons chiiniques semblables , par exemple , à celle qui peut résulter du mélange d*uu alcali avec un acide , nous osons nous flatter qu'ion ne saurait disconvenir qu'il n^y ait une différence sensible entre le calorique de superscUaradon et celui de simple saturation. En effets lorsque le calorique se trouve dans le premier des deux états dont nous venons de parler , il peut se separer du corps auquel il est uni, sans que celui-ci se décompose : de plus il tend sans cesse à Tèquilibre , et il change la température des corps qu^il pénètre. C'est ce calorique que nous appelions chaleur de supersaturation^ chaleur sensible^ chaleur ÛÊcrmométiique. Que si ce même calorique se combine avec les parties dont un corps se compose, ou s^il entre dans la formation «fun corps , en dose suffisante pour le saturer^ il perd alors ses propriétés sensibles , devient latent et ne se manifeste que lorsqu'il se sépare de ce corps, ce qui ne peut avoir lieu sans qu^il ne se décompose ou du moins sans qu^il ne 8*opère un changement physique dans Tétat de ce tnéme corps.

JJ7KE II. GHAP. XV. 14b

§ 85. Gela posé ^ il nous paroft qu^une masse composée de matières hétérogènes ou même ho«* nogènes^ et échauffée dans tous ses points par ine difiusion de calorique^ peut se refroidir sanft iju^aucune partie de son caloirique se sépare d^elle. Ce phénomène aura lien lorsque parmi les madères qui composent cette masse, ils^eh trouvera de celles qui ont une affinité de composition avec le calorique ^ ou que cette même masse sera composée de parties susceptibles de passer à un état différent, en s^unissànt à une plus forte dose de ce calorique: alors la combinaison ayant lieu, Tétat de ces substances changera; la chaleur qui était libre , deviendra latente; elle perdra ses qualités sensibles, et il s^en suivra de là , une diminution apparente de calorique et le refroidissement du corps. A Fappui de ce raisonnement, offirons ici quelques exemples.

§ 86. Keau échauffée au 80 de Réaumur , M>us la pression atmosphérique de 27 à 29 pouces barométriqûea , ne peut acquérir un plus haut degré de chaleur , quelles que soient F augmentation et la prolongation de Faction du feu ^ pourvu totitefoiè qu^on n^ empêche pas l'évaporation. En ajoutant un plus haut degré de chaleur , on ne fait qu^accèlérer la réduction de i^eau en vapeur. Comment donc se consument toutes les dosés de chaleur qui à chaque instant i*unissent à Teaii? On sait qu'elles sont absorbées

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