Tome L
par la vapeur ou par le gaz aqueux qui se foniM et a besoin d'une grande dose de calorique pour prendre et conserver la forme de vapeur, calorique qiie la vapeur elle-même dépose lorsque de Fètat de gaz^ elle retourne à celui de fluidité. La quantité de chaleur qui di^rarof t oa qui devient latente dans la formation de la vapeur aqueuse , est si grande que , quoicjue la température apparente de cette vapeur n*ezcède pas le 80 de Réaumur ou le 100 du diennomètre centigrade , c^est-^à'-dire ^ quoiqu'elle soit exactement égale à la chaleur de Peau bouillante ( Yoy. Henry ^ ÊUmens de chimie eapérimenmle^ leçon 4.^, n.® a), elle élèverait d' après Texpérience de ^att ^ un même poids d*eau qui ne se réduirait point en vapeur^ à la température de 943 de Fai^. presque 5oo du theimomètre centigrade.
§ 87. Du reste ^ ce n^est encore ici qo^un exemple approximatif et une image trèo'inyar* laite de ce qui a été dit. Dans la formation de la vapeur^ Teau se combine avec le radoriqne et en absorbe une grande quantité; mais comme l'affinité qui existe entre les deux substances, est peu considérable , leur union est aussi trèsfoible et peut être détruite par la moindre cfr minution de température ou par un léger cfasn* gement dans la pression atmosphérique. Il y 1 cependant des corps qui sont si susceptiUes de
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combinaison avec le calorique ^ qu'ik acquièrent par cette combinaison , une forme élastique per* manente dans tous ces degrés de température et de pression atmosphérique qui oonvieunent à la constitution physique de notre planète. Ima* giaons dans la masse primitive et dans le mélange de tous les élémens^ Thydrogène, Toxigène, Fazote^ le carbone^ etc., c* est-à-dire <> les principes, chimiques : ces substances en se oombioajit avec le calorique, et passant à Tétat gazeux, auront été modifiées , leur premier état aura subi un changement notable, et il sera «urvenu dans la masse, une diminution sensible de chalejor corlespondante à cette quantité de calorique libre qoi s^est consumée ou, pour mieux dire, qui iW combinée dans les gaz.
I 88. Un second exemple rendra plus familière aux lecteurs Tidée que nous avons déjà Met touchant Tabsorption du. calorique. Qu^on conçoive une masse d*eau tenant en dissolution une certaine quantité de sels près de se cristallin: on aura donc une masse composée d'eau ^ ie substances salines. Si les sels passent à Tétat ^e cristallisation, on les verra se séparer de l'eau ^t fonneir un corps distinct ; mais ils retiendrout «svers eux, en combinaison, une portion de ''^au ; en sorte que la quantité primitive de cette eau sera notablement diminuée, bien qu'elle ne ^ soit point évaporée ou q^^elle u^ait point été
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absorbée par quelqu* autre corps étranger à li inasse. Nous pouvons concevoir de la même manière ^ la chaleur interposée parmi les mdèeuies cl'un corps en fusion ^ se séparant de toute li n!kasse pour se combiner avec quelques-unes des parties de cette masse ^ et perdant ses propriétés sensibles dans le nouvel état de combinaison. La différence qui existe entre ce cas et le précèdent^ c'est que Teau de cristallisation (1) semLle adhérente aux sels ^ tandis que le calorique est combiné avec les principes solides des gaz, et n'en peut être séparé que par les moyens dûiniques capables de produire leur décomposidon
(i) n parolt que les chimiatet ii*ont pas encore détennin^df quelle manière Peau de crisullisadon est unie «lix parties <raa sel cristallisé , et existe dans ces parties , en une dose soutcbc correspondante à la moitié de son poids , ainsi que dans le wllate et le carbonate de soude , dans le vitriol de zinc ciiftallbê et dans le sulfate tiiple d*alumine : et comme on peut calevei cette eau sans produire aucune altération dans la nature inÙM du sel , il y a lieu de croire que cette même eau n^est point dans un état de combinaison chimique avec lés parties ssIîda D'un autre côté, i.® elle ne se manifeste nullement à nos sesii a* on ne peut la séparer des sels que par Taction du feu « de Pair; car on sait qu'il y a des sels qui ont la prophète de tomber en e£9orescence ; 3.^ en la séparant du sel, on détrei( sa forme cristalline ainsi que sa transparence , et Ton rompt b cohésion de ses parties ; en un mot, on produit des changemeoi physiques dans sa manière d'exister $ 4.'' la présence ou rabscDci de Peau dans les sels qui peuvent se cristalliser sans elle , op^ un changement dans les caractères géométriques et physique* < Voy. les RéfUximu ife Hauy sur /« chaux tolfate anhydrt >