‹ Institutiones géologiquesChapitre 49 sur 151 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

On répond aux obj^ctUms du professeur Pino.

§ 104. Le MYant natturalkie fmo èsu» on opuMuk qui a pour tkre : JUfkiiàm «hn[p«h qms sur ier systèmes gtêlogi^Êes^ psatsai) àé Tçx^ pèrienee que noué avo» rà^pfnfitiiko § 99 ^ et dans laqaele le calorique qto se déirêléppe â^uiieMYre de gaz mmgj^.^ Biiftr poot- Indre 66 ^fnméà glace y itgarde la qiiandâé'jdk-4»dlirîqae.eoiitefiJaé dao0 les gaz qui cooi^aeilti^alnidepiii^^'^eMÎ^ pouvant fiondre '€6 trffliob% de litres ^de ^âce j €t il loînt i cette éupfndaébii, ua apsMJiêi ibillioa pour lé cidoriqpie eçiOftefiu dans le^ ' àul:fes gae et dans tous les ftlides; en sorte' que si fou eon-i <:eTait toutes ks sobstances gà^eiièes et fluides paasanc à" Fëtat dé cônsoKdatiée > il en sèîaAie^ rait une quantité de calorique- déwnn libre j laqndle serait tout au plus capable de fondre 67 trilfions de livres de ^ce« Or, ajonte cet auteur^ le pends de la terre a été calculé (Voy. § 3o) à plus de neuf quadrillons de- livires ; donc si le globe était composé de glace \ le calorique qui se serait développé de Ma manière qu^on Ta dit, ne suflirait pas pourrie fondre: car bien que le calorique nécessaire pour fondre la glace>

J^O INSTITUTIONS GÉOLOaiQUES.

puisse élever Teau fluide^ de la température ai zéro à celle de 60 de Rêaumur ( yS du ther^ momètre centigrade ), et qu^on suppose libre tout ce calorique qui se trouve maintenant combina avec diverses substances ^ il est sensible que c^ même calorique qui serait tout au plus capable de rendre fluides 67 trillions de livres de glace^ ne pourrait point donner la température de 6c degrés de Réaumor à une mtm grande mass^ que le globe , laquelle excède oeuf quadrillions{ En restreignant le calcul exposé par Pino dan^ lesggidi) i3 et 14 de don ouvrage^ j*ait&ph6 d^ lui conserver toute sa force.

g io5« Avant de répondre à Targument qui je viens de rapporter, je dois faire observer quej quand j^ai proposé là fluidité ignée ^ je n^ai em tendu parler que de ce degré de fluidité nécesj saire pour pouvoir rendre raison de la formi sphéroïdale du globe ^ et afin que les forces at^ tractives des* iiu>lécules destinées à former le^ roches primitives, aient eu la fàeulté de s^unil selon Timpulston des aflEuûtéa, en sorte que ai là^ ait pu résulter la orîstallîsation des partiel dont ces roches sont composées. Fai donc cni que, pour obtenir un pareil résultat ^ on pouvait se dispenser de recourir à une extrême fluidité] d*admettre une grande intensité de caloricpie ! et qu^il suffisait d'imaginer une fluidité presque pâteuse et semblable à celle de la lave da

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lolcans ^ dans le $ein de laquelle s'opèrent néanmoins beaucoup de cristallisations.-

§ io6. On doit ^ en outre ^ considérer que la quantité de calorique nécessaire pour produire ce premier degré de fluidité ^ est très«<^^i?ente selon la nature des substances qu'on veut réduire à cet état. S'il s'agit de substanëes pures et exemptes de tout mélange ^ de toute hété^ogé^ néitè, il faudra peut-être une chaleur plus iù"* terne; mais s^il est question d'un corps composé , la fluidité $ie ce corps ou sa mollesse pourra ^e produite par un petit degré de chalenr ^ suivant la nature et là cpiantité de ses élémens. Les chimistes connoissenit la composition métallique de Darcet^ laquelle fond à ta dialernr du baifl-marie^ chaleur fort inférieure à celle de Teau booiUante. « De même qu^un fluide ^ dit Berthol-

> let^ dans sa Statique chinàque ^ § 119, peut » dissoudre une plus grande quantité de deux » substances salines*^ que d'une sentes parce que

* Faetiàn mutuelle tle ces deux subatancea cou- -» court avec celle qu'il exerce i^ le «calorique li-

> qué&e i^s £aeilement deux corps eolides^ dont » les parties exercent une affinité mutuelle^ que

> s'il i^iasuit smr ces corps* isolés ^ comme oU le

> Tok dans les aUiages qui sont plus fusibles

* que les métaux qui les forment, et comme » on l'ebsèrve daiis la vitrification oii les terres

* non vitrifiables servent de £ondarïs à d'autres

172 IN8TITÛTIOV9 ciXMLOCIQlTSS.

^ terres qpiii^ seules, fésîsternenc également ac » degré de chalear qui produit alors la vitrifi- » cation, y» Pourquoi aeraîMl donc absurde de supposer que loraiine tons les principes terreux, métalliques^' et encore un «grand nombre de principe» salins . étaient confondus dans une masse générale, un petit degré de. chaleur ait pu suf* fire pour' tenir ce' mélangé dans un état de fluidité pâteus»?

§ 107. Mais ensuite cette quantité de calorique qui existe dans la nature , c^est-À*dire , dans lei gaz , dans lea fluideis, etc. , sera-t^elle assez in-< tense et en quantité suffisante pour pouvoir donner le <legffe de fluidité convenaUe à toutes les snhstaKieaa qui composent la masse terrestre^ Il est ' facile de pressentir que pour vésoudre cette questioui^'on ne peut recourir à /un calcul rigonreux;: aussi nons sommess^ous i>omé8 à dire que Fétat àctnet de nos contipissances -nous pei^ met 'seulement de déterminer la . nature de li| solution que nous ' cherchons '^ c'est-à-dire ^ ds juger si elb doit être pcisitive'iou négative* Taî rapporté Texpétience de Lavdiflsàr selativemenC à la quantité de caloriqnft contenue dans le ga« oxigène ^et qu'on ' suppose former ^ environ ui^ cinquième* de ratinosphèré. Il faudrait encore calculer les quantités de calorique que contiennent les autres gaz circulant dans notre plai nète , et spécialement les gax azote et hydrogène

juvj» IL ciup. xyiit: 173

fii en compreonent une forte do«e: i|aam au* dernier de ces deux gas, on peut voir ce que nous aT009 déjà £t dftoa le §> ici. Si toutes: cea (jaantités de calorique etaieot râaceptibles d'être soumkea à un caleul «léme af^oximiatif ^ on oiiciendrait* sans doute un immense produit , qui s'accrottràit encore singnlièrement ^ si Ton y joignait le calorique qui eûte dans les fluide» et particnlièriement dans. TéuMme masse des eaux. Humboklt pour rendre raison de la haute températme que n<itré globe a dû avoir dans les premières périodes de son existence , a eu recours àu calorique qui a pu se développer dans la cristaUtfadon des' grandes masses terrestres qu^il suppose avoir été dissoutes dans Feau. Qu'on coDçoive maintenant et qu'on calcule , s'il est poMibie , la quantité de calorique qui se dégagerait de toikes les substances gazeuses et fluides <]Qi existent dans notre planète ^ en supposant que ces siibstances vinssent à se consolider ; et n cette prodigieuse quantité de calorique ne soflbait pas^ qu'on ajoute enfin;! celui qui^ renfermé dans tous les corps qu'on appelle solides^ y existe en quantité proportionnée a leur cousttution physique, et ne se rend sensible/que lûnque ces corps acquièrent une plus grande deittité. La percussion, le frottement, la compression expriinent , pour ainsi dire, de tout ^Tps , le calorique qu'il renferme^ Quelle intense

chaleur ne se dèveloppe«t«elle pas des lames de métal qu*on fait passer dans la filière? Cette chaleur qui devient sensible comme Télectrlcké^ lorsqu'elle est agitée et qu'elle reçoit une certaine commotion , fait partie de celle qui circule dans la nature^ et peut être considérée comme une branche de la chaleur primitive répandue dans toute la masse terrestre.

g io8. Revenons maintenant sur le calcul proposé par le professeur Pino. Nous ne saurions nous dispenser de faire observer^ i.^ que la quantité de calorique contenue dans toutes les substances gazeuses et fluides , ayant été évaluée au ff du calorique que renferme le seul gaz oxi* ^ gène ^ il paroît que cette évalution est beaucoup n trop circonscrite : on ne voit pas , en elFet ^ sur < quelle base elle peut reposer , surtout si l'on fait ï attention que l'azote forme environ les ^ de notre \ atmosphère ; 2..^ que le professeur Pino dans son i calcul ^ ne prend en considération que la quan* tité des gaz qui composent l'atmosphère et environnent la superficie de la terre ^ et laisse à l'écart cette quantité de gaz qui exbtent audessous de cette superficie. Il est certain qu'à quelque profondeur qu'on pénètre^ on trouve de l'air dont la masse considérée sous le rapport d'un volume donné , est d'autant plus grande que la profondeur est considérable ^ vu la compression exercée par l'air supérieur ( Voy» § 35 ).

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